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13 août 2015

Computeur grec ou science atlante




Nos historiens refusent de considérer l’existence d’une civilisation planétaire avancée disparue avant l’aube de notre antiquité.
Cette ignorance les amènent à des jugements naïfs et des analyses nulles. L’affaire de l’ordinateur d’Anticythère en apporte la confirmation.





                                                      Archimède de Syracuse


Pour les Grecs, la Mécanique est une branche de la Technologie, don de la déesse Techné. Le triomphe de la technologie permet à l’homme de dominer la nature. Des sources affirment qu’Archimède a construit une mécanique complexe, un planétarium. L’innovation réside dans un système de redistribution du mouvement appelé différentiel. Cette invention déterminante et plus ou moins oubliée jusqu’à Léonard de Vinci était pourtant incluse dans le computeur d’Anticythère. En acquérant ce type de machine, tout aristocrate romain s’assurait une assise et une notoriété sociale exceptionnelle. 


                                                     Reproduction de la machine d'Anticythère


Il est donc possible que cette mécanique soit le produit d’une commande. Mais il semble plus probable qu’elle soit, au même titre que la cargaison, le butin d’un pillage après une victoire militaire. A l’origine la machine donnait la date, le mouvement du ciel, la direction des vents, leur intensité, leur période (on a longtemps assimilé certains vents à certaines phases lunaires). La technologie et la science ne sont pas des domaines propres à nos siècles. Le computeur d’Anticythère le démontre : les hommes se sont rapidement posés des questionnements importants en matière d’astronomie notamment.


                                                    Reproduction de la machine d'Anticythère


Les civilisations qui nous ont précédées ont acquis un certain degré de savoir, avec des moyens limités. Le computeur d’Anticythère démontre l’étendue de la connaissance grecque en matière d’astronomie, de mathématique, de géométrie, d’artisanat et de raffinement culturel. (source)  Ces extraits d’une conférence scientifique résument les connaissances actuelles sur cette calculatrice complexe. Les conclusions du conférencier s’inscrivent dans le droit fil de la pensée dominante actuelle, on n’en fera donc pas grief à l’auteur, qui suit le troupeau.


Il n’en est pas moins pénible d’entendre dire à propos des Grecs ou des Romains : « les hommes se sont rapidement posé des questions ». Rapidement ! Comme s’ils venaient de descendre du bananier ! 

        Les Technopères, tel est le nom qu'on donne aujourd'hui dans la littérature, la bande dessinée et le cinéma, aux civilisations prodigieuses qui ont précédé notre ère

Ce savoir n’est pas né avec les Grecs. Comme dans l’affaire du théorème dit de Pythagore, il s’agit à coup sûr de connaissances antérieures transmises par les Grecs. Si ces connaissances étaient contemporaines des Grecs, la mécanique d’Anticythère ne serait justement pas un objet unique. Les Grecs, comme les Egyptiens, sont les héritiers d’une très longue période de science et de civilisation. Beaucoup d’entre nous le savent déjà, mais la science n’en sait rien.
L’auteur ajoute : « Les civilisations qui nous ont précédées ont acquis un certain degré de savoir, avec des moyens limités. » C’est totalement absurde. Si les Grecs ou les Romains avaient bien des moyens limités, les Francs ou les Goths du Moyen-Age avaient des moyens beaucoup plus limités encore. Dans l’antiquité gréco-latine, on connaissait l’usage du verre pour les fenêtres, les maisons avaient l’eau courante et le chauffage par le sol. On y trouvait des bains chauds et des toilettes.



                                                    Médecin du temps de Molière - art : Stefan Kervor


C’est au fil des siècles et des invasions dites barbares que ce confort et cette technologie ont disparus. Il suffit d’une période de barbarie pour effacer des siècles de progrès. La médecine grecque antique était sans doute plus performante que celle des physiciensde Molière. Par contre, si on remonte deux ou trois mille ans avant la Grèce Antique, on découvre une chirurgie comparable à la nôtre. Les trépanations innombrables du néolithique en sont la preuve formelle. Tout se passe comme si la technologie et le savoir-faire n’avaient fait que décroître au fil des millénaires, jusqu’au 17e siècle, où s’ouvre une nouvelle ère : la déesse Techné est enfin de retour.


Bien d’autres découvertes montrent clairement que la technologie est une réalité très ancienne. « La connaissance antique était beaucoup plus raffiné et développé que ce que nous avons appris jusqu’à présent. De piles à planisphères, un assortiment de gadgets ont été fouillés et a trouvé.

lentille-de-nemrod-688

Les deux trouvailles les plus notables étant la lentille de Nemrod et le fameux mécanisme d’Anticythère. L’antique objectif  dit de Nemrod, daté de 3000 ans, a été découvert au palais de Nemrod, en Irak. Certains experts estiment que l’objectif faisait partie d’un télescope antique des Babyloniens, d’où leur connaissance approfondie en astronomie. Et le fameux mécanisme d’Anticythère (200 av. JC) a été créé pour calculer les mouvements du soleil, de la lune et des planètes de prédire les événements célestes. Nous ne pouvons hélas que spéculer sur l’origine de ces dispositifs, qui les a créés, comment ont-ils été utilisés et pourquoi cette connaissance ancienne présente durant des millénaires a disparu par la suite. » (source)

                                                         Portulans (carte) de Piri Reis
Vu sous cet angle, le computeur d’Anticythère n’est pas l’œuvre d’un génial artisan du 1er millénaire av. EC. L’artisan, fort habile, n’aurait été que le copiste d’une mécanique bien plus ancienne, elle-même recopiée d’après une autre, etc. C’est ainsi que les fameux portulans de l’amiral turc Piri Reis se sont transmis jusqu’à nous. Le métal, comme le papier, se dégrade avec les années. De zélés copistes ont  été régulièrement sollicités pour reproduire des savoirs qui se perdent dans la nuit des temps.


On a vu comment les Grecs antiques, héritiers de connaissances qui dépassaient de beaucoup leur niveau de compréhension, ont été amenés à des erreurs d’interprétation parfois très cocasses, comme le mythe de la caverne de Platon. Tant que l’histoire s’obstinera à nier l’évidence, nous continuerons à ignorer des millénaires d’aventure humaine. Pourquoi faut-il que les intellectuels soient si bêtes ? Oh ne cherchez pas : ça s’appelle lekaliyuga.
      

                         Avant l'antiquité,c'était comme maintenant. Avant est comme après, dehors comme dedans et en haut comme en bas

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