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13 août 2015

L’amiral Byrd au paradis


               

L’amiral Byrd, explorant jadis le pôle nord, a déclaré y avoir trouvé l’entrée d’un tunnel menant à un monde tempéré, sous terre, baigné par une douce lumière. Hallucination ? L’affaire n’est pas claire…

D’autres auteurs ont emboîté le pas à l’amiral. L’hypothèse d’une terre creuse, d’un autre monde sous nos pieds fait singulièrement écho à une autre légende antique, celle du diable et de ses démons qui vivent sous la terre. 





                                                      Un trou dans les pôles, ça devrait se voir…


Et pour accéder à ce monde d’en bas, rien de plus simple : utilisez le grand tunnel des pôles ! 

Tout de même, un trou dans les pôles, depuis le temps, on aurait dû le remarquer, non ? Pas forcément, dit Roch Saüquere, rédac-chef du magazine Top Secret. 

Ses recherches dans les fichiers de la NASA lui ont montré que les clichés des pôles sont extrêmement rares, et quand on en trouve un, le pôle est caché sous une mer de nuages. Admettons. 

Mais les explorateurs qui s’y relaient depuis deux siècles ? Comment ont-ils fait pour ne pas tomber dans le trou ? Voici l’étrange histoire de l’amiral Byrd.

                                                     L'amiral Byrd en 1945


« 1926 : Byrd et ses hommes marchaient depuis des heures sur la banquise, escaladant les moutonnements chaotiques des glaces éternelles, et dévalant de dangereux à-pics. Soudain, ils découvrirent un spectacle inoubliable. 

Sous leurs yeux médusés s’étendait une longue vallée étroite et profonde couverte d’une végétation luxuriante et baignée d’un chaud soleil permanent, véritable oasis de vie au milieu du grand désert de glace. 

Après une longue heure de descente, ils avaient changé de monde. Ils entraient dans une plaine où régnait une végétation prolifique et presque paradisiaque.

La chaleur douce et pénétrante (19°8 C) les obligea à quitter leurs équipements d’explorateurs polaires. Sous leurs pieds, ils foulaient une herbe drue et grasse. » (source) 

 Hélas, à bout de forces et de vivres, ils durent abandonner. Les jours suivants, malgré tous leurs efforts, ils ne purent retrouver leur « paradis perdu ».

              Se rejoignent au pôle nord la lune et le soleil

Mais Byrd ne veut pas renoncer à cette quête qui le hantera jusqu’à la mort. En 1947, il fut le premier à survoler les pôles, sans retrouver la vallée perdue.

En 1955, lors d’une expédition antarctique, il envoie le message radio suivant : « Le 13 janvier, des membres de l’expédition des Etats-Unis ont accompli un vol de 4300 km à partir du chenal Mc Murdo et pénétré une terre sur une distance de 3700 km au delà du pôle »


                                                       Mystérieuse cité des glaces

A son retour, il ajoutera ceci : « La présente expédition a ouvert un nouveau et vaste territoire ». Enfin, peu avant sa mort, il aura cette phrase sybilline : « Ce continent enchanté dans le ciel, terre de l’éternel mystère ! »  

 Qu’a-t-il vu, ou qu’a-t-il imaginé ? De quel continent enchanté parle-t-il ? Byrd emportera son secret dans la tombe. 

Faut-il croire ceux qui disent que les meilleures parties de ses témoignages ont été détruites ou classées top secret ? 

Malheureusement, ce dossier-là est classé une fois pour toutes, aucun espoir de le rouvrir un jour. A moins que Byrd ne revienne d’outre-tombe…

                                                       Tarzan au coeur de la terre, un roman du célèbre Edgar Rice Burroughs



La BD, elle aussi, a succombé aux sirènes de l’intramonde. Edgar P. Jacobs, influencé par Héléna Blavatsky et Edgar Rice Burroughs, a mis en scène dans son Enigme de l’Atlantide un continent souterrain très crédible.

Plus près de nous, les frères Schuiten, phares de la BD belge, ont initié une série étonnante, Terres Creuses,  purs chefs d’oeuvre. 

La littérature, dessinée ou non, est une porte vers l’autre monde.
Par le recours aux mémoires akashiques, à leur insu ou pas, les auteurs n’imaginent rien.

           L'abzu est le coeur creux de toutes les planètes, selon la mythologie sumérienne.
Cet intramonde, ce vaste domaine inconnu pourtant si près de nous, serait-il une analogie avec l’immensité sans limite de notre univers intérieur, où tout est possible, tout est accessible, tout est lumière ?

                                                    Gurdjieff

Ce soleil qui brille, tel un diamant parfait, au coeur même de notre planète, à la place de ce que les géologues appellent le noyau terrestre, cette pure source de lumière d’immortalité qui fait de l’homme un dieu, tout est métaphore dans ce mythe, tout est enseignement dans ce conte. 

A condition d’y voir clair. Sans doute la Terre creuse n’est qu’une affabulation d’Héléna Blavatsky, ou plutôt un légominisme, selon le mot de Gurdjieff. 

Un légominisme est une fable qui ne prétend pas à la vérité historique, mais qui, à l’instar des koans zens ou des contes soufis, révèle une vérité supérieure.

Sans la structure et les détails du conte, cette grande vérité demeurerait inaccessible au plus grand nombre.

Intéressante méthode… et pertinent procédé. On peut se demander, et nos lecteurs avisés l’auront déjà fait, si tout ce site n’en est pas un.

                               La Terre Creuse a inspiré de nombreux artistes

Revisiter l’histoire, vivifier les sources mythiques en leur offrant des rimes à la mode, réenchanter le monde, ressusciter l’attente de la toute-puissance, voilà l’urgence en ce crépuscule du kali yuga.


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