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18 août 2015

Le Noé Hindou


Dans l'énorme quantité de légeandes qui constituent la mythologie de l’Inde antique, on retrouve la plupart nos mythes, soit qu’ils aient la même origine, soit qu’ils décrivent des événements réels. Ainsi le déluge fit vivre à Manou une aventure qui nous est familière.




                                            Vishnu en poisson

« Un jour, en faisant ses ablutions, un certain homme nommé Manou découvrit dans le creux de sa main un petit poisson qui le supplia de lui laisser la vie sauve. Prenant en pitié l’animal, Manou le plaça dans un vase. Le lendemain, cependant, le poisson avait tellement grandi qu’il dut le transporter jusqu’au lac. Bientôt le lac devint lui aussi trop petit. « Jette-moi dans la mer, » dit le poisson qui n’était autre que le dieu Vichnou, « j’y serai plus à l’aise. » Puis le dieu avertit Manou qu’un déluge va survenir bientôt.

           Il y a autant de Noés qu'il y a de civilisations. Ici, un Noé chinois.

Vichnou lui envoie une grande arche, avec ordre d’y embarquer deux spécimens de chaque espèce vivante et des graines de chaque plante. Manou obéit, puis il monte à bord quand l’océan grossit et submerge toute chose.  On ne voit plus rien, sinon Vichnou dans son corps de poisson, un immense narval aux écailles d’or. Manou amarre son arche à la corne du narval et Vichnou la remorque à travers les eaux jusqu’au sommet émergé de la Montagne du Nord  où elle s ‘échoue.

                                        Vichnou, sous l'aspect d'un poisson, prévient manou qu'un déluge va bientôt tout engloutir et qu'il doit se construire une arche

Le poisson dit alors : « Je t’ai sauvé. Amarre ton arche à un arbre, afin que l’eau ne puisse l’emporter pendant que tu seras sur la montagne. Et à mesure que les eaux se retireront, tu descendras avec elles. » Et Manou descend avec le reflux. Le déluge a tout détruit. Manou est tout seul. Ses animaux colonisent la terre, ses plantes germent et les nourrissent, mais Manou reste seul au monde. Un an plus tard surgit des eaux une femme qui se dit « la fille de Manou ».


Il l’épouse, et ils ont ensemble des enfants,

les ancêtres de l’humanité actuelle. »


Comme la plume au vent/ Femme est volage/ Et bien peu   sage/ Qui s'y fie un instant

On notera que dans cette version du mythe, une fois encore, l’homme commence par être sans femme, et celle-ci n’arrive qu’après. De plus, quand elle arrive, elle se dit la fille de Manou. Comment a-t-elle été faite sans femme pour la porter ? Par manipulation génétique à partir de l’ADN de Manou, le seul survivant. Entendons-nous : le seul survivant de la race des esclaves. Car la race divine, bien à l’abri, n’avait que peu souffert du déluge dévastateur auquel les dieux s’étaient préparés.
                                   

                                        Shiva et sa Parvati sont de la race divine.


Systématiquement, dans toutes les versions des mythes, sont encodées des informations précieuses qui en font des bijoux pédagogiques, très élaborés, d’une efficacité de transmission quasi-parfaite. Aux yeux du chercheur de vérité, les mythes anciens sont d’incontestables chefs-d’œuvre, sur le même plan que les peintures rupestres de Lascaux ou d’Altamira. Là, le talent artistique ne suffit pas : une telle perfection n’a pu être atteinte que par l’effort attentif de grands sages.

                                         Rama très déformé... est-ce Amar ? Aram ? Hiram ? Ra ?

Ici, Vichnou, un des trois dieux de la trinité brahmanique ou religion de Ram, est un homme-poisson. On sait le rôle qu’ont joué certains hommes-serpents dans la création de notre espèce. Vichnou serait-il le créateur de Manou, le premier homme des Hindous ? Oui car dans la trinité brahmanique Vichnou est le père créateur, Brahma le Saint Esprit, et Rudra le destructeur. Notons que par la suite, Rudra se confondra avec Shiva, le dieu unique de la religion précédente.


Dans le Shivaïsme dravidien, pas de trinité en effet, mais un principe unique, à la fois immanent et transcendant, qu’on pourrait appeler la Source. Quand Ram est arrivé en Inde, il a introduit une religion plus grossière, où les dieux n’étaient que les princes de la première Atlantide… Comment Ram aurait-il pu tolérer un dieu supérieur aux trois siens ? Il a donc donné au dieu d’avant un rôle dans la Trinité atlante, celui du méchant, bien sûr. Pour que les croyants se détournent plus vite de lui.

         
            En Inde antique les Dravidiens pratiquaient le Shivaisme, et Rama le conquérant y introduisit l'Hindouisme.





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