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15 août 2015

Les dieux des Gaules

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Comme les autres panthéons planétaires, les dieux gaulois sont des personnages historiques. Ou plutôt légendaires, puisque l’histoire officielle répugne à étudier ce qui est antérieur à 1500 AEC. Avant, disent les historiens sans rire, nos ancêtres étaient trop nuls pour avoir une histoire.





Les dieux gaulois reprennent les figures légendaires, très reconnaissables, des dieux d’avant, ces astronautes surdoués en génétique et autres sciences, et qui ont tout appris à nos ancêtres. Interrogeons Wikipédia pour avoir la version désunie vers Cythère.

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« De la religion primitive de la Gaule, deux divinités ont gardé les faveurs du peuple. D’abord une déesse-mère chtonienne, maîtresse de la vie et de la mort, associée à l’agriculture, protectrice des troupeaux et des chevaux, parfois identifiée à la lune, aux sources, au feu, et guérisseuse.
Comme tous les cultes rendus à une Grande Mère, le sien s’est estompé lorsque la société, de type matriarcal, est devenue patriarcale. Réduite au rang de parèdre d’un dieu, la Mère a pourtant continuée d’être vénérée sous diverses appellations qui cachent mal la croyance en une déesse unique.

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Elle est ainsi évoquée, selon les lieux et les circonstances, sous le nom d’Epona ou de Rigantona (Rhiannon), patronne des cavaliers et psychopompe, le cheval étant, pour les Celtes, un animal lié au monde funéraire; sous le nom d’Anna ou de Dana, aïeule des dieux et des hommes, reine du monde souterrain, des marais, de la nuit et de la mort; sous celui de Brigida, patronne de la médecine, de l’univers féminin et des sages femmes; et parfois sous ceux de Belisama (la « Très Brillante ») ou de Rosmerta. C’est encore sous une autre appellation, « la Vierge qui enfantera », que la connaissent les druides du collège national de la forêt des Carnutes. » 



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Cette déesse chtonienne, mère de tous les autres dieux, c’est Hathor la Vache Sacrée, qui devient pour les Celtes la protectrice du cheval.
Ensuite, son nom de Dana deviendra Anne – la Sainte Anne qui compte si peu dans les évangiles et qui est pourtant si populaire en Bretagne.
                                                         

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Et puis, par glissements successifs, elle s’est substituée à la fausse vierge Marie, encore une invention, sous le nom sibyllin de Notre Dame. 
« Encore très populaire aux premiers temps du christianisme, la déesse a été convertie. Le sanctuaire de la « Virgo paritura » correspond à la cathédrale de Notre-Dame de Chartres; tant la croyance des Carnutes en la Vierge-Mère était propre à annoncer le mystère de l’Incarnation. Les sanctuaires d’Anna sont devenus ceux de sainte Anne, aïeule elle aussi, mais du vrai Dieu, et que les Bretons nomment toujours « Mam Goz », grand-mère.

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Quant à Brigida, elle a cédé la place à son homonyme, sainte Brigitte, abbesse de Kildare en Irlande; certaines anciennes légendes bretonnes voient aussi en elle la fille infirme de l’aubergiste de Bethléem, qui, seule du village, proposa son aide à Notre-Dame et se vit donner deux bras, elle qui était née manchote. » 


« La déesse primitive avait un compagnon, Cernunnos, un Dieu doté d’une ramure de cerf, associé au printemps, à la nature sauvage, aux animaux libres, à la croissance des arbres. Cernunos était un Dieu magicien, dispensateur de sagesse. 

César et Lucain résume le panthéon gaulois à une triade masculine : Toutatis, Esus et Taranis. »   On ne peut jamais compter sur César pour tracer de la Gaule un portrait équitable. Mais on n’a guère le choix, sa Guerre des Gaules est une des rares sources écrites qui nous restent sur la Gaule.
La triade dont parle Jules César n’est pas une trinité au sens chrétien. Il s’agit plutôt d’une triade à la façon romaine, comme la triade capitoline.

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Elle existait toutefois pour les Gaulois. La trinité chrétienne ou plutôt son modèle original, la trinité égyptienne – Isis Osiris Horus – trouvait en Gaule son équivalent avec Taranis / Lugh, Bélisama et Bélénos.
Notons que Lugh, Taranis et Cernunos désignent la même personne divine dont l’existence historique est acquise à mes yeux. Ces dieux sont les astronautes que Sumer nomment les Anounna et que la tradition celtique nomme les Hyperboréens.

                      


Dieu le père, pour les Gaulois, c’est Taranis – Cernunos – Lugh. Il s’agit du même personnage, le père de Bélénos / Ramos. « Lug (le Lumineux), fêté le 1er août, et dont le nom se retrouve dans l’étymologie de nombreux noms de villes (Lyon, Laon, Loudun…) était le maître de l’intelligence, des arts et des techniques, civiles et militaires. »  

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« Dieu-père, Taranis a un fils, « le Grand Fils ». Appelé Bélénos ou Grannos, ce qui signifie « Brillant », « Brûlant », ce dieu solaire que l’on célébrait le 1er mai par des feux de joie, avait ses temples sur les lieux élevés. Ses sanctuaires sont devenus ceux de Saint Michel ». 

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On aura reconnu le grand Ram ou Ramos, dont le nom se décompose en ram = bélier et suffixe gaulois os, à comparer avec Belenos, bel = bélier et le même suffixe gaulois. Ram, on le sait, était le fils de Lugh et donc le frère de Setanta / Cuchulainn / Kukulkan.
Si Rama le conquérant avait ses temples sur des lieux élevés, c’est bien sûr parce que les dieux étaient au ciel dans leur vaisseau-mère hyperboréen, mais c’est surtout parce que jadis, pour aller chez les dieux, il fallait grimper sur le sommet aplati d’une montagne, faisant office d’astroport.

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« Esus est un dieu bûcheron, du moins sur les images qui le représentent. Cette iconographie signifierait qu’il était à la fois un destructeur et un libérateur. »  
Esus est resté populaire chez les Gaulois simples, car il était réputé guérisseur et serviable. Ce qui pourrait expliquer pourquoi les légats du pape d’Avignon ont choisi ce nom pour le personnage de Jésus.

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Guérisseur et libérateur, tel est en effet le concept de Jésus, personnage inventé au Moyen Age, sans existence historique avérée.

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Esus changé en Jésus, beau tour de passe-passe. En une génération le peuple les a confondus. C’est aussi pourquoi la date du 25 décembre, grande fête religieuse des Celtes, fut retenue par la nouvelle religion comme date de la naissance de Jésus l’imaginaire. Et c’est toujours pourquoi les menhirs et autres mégalithes, honorés par la Vieille Religion, ont été abattus, enterrés ou christianisés, ce qui est encore plus drôle. Une petite croix gravée ou sculptée sur la pierre suffisait à transformer un objet démoniaque en lieu de culte aspergé d’eau bénite. Les curés ont pris nos ancêtres pour des cons et ils ont eu raison : ça a marché, ça marche encore.

« Quant à Toutatis, plus célèbre chez les Celtes sous le nom d’Ogmios, vieillard chauve à la langue percée, il était le dieu de l’éloquence, de la persuasion, de la justice et de la guerre. » 
Ogmios est un des tout premiers druides, à la sagesse légendaire. Il fondera la plus célèbre université druidique, et la plus ancienne, dans la forêt des Carnutes, sur une colline où se dresse aujourd’hui la plus puissante des cathédrales médiévales, Notre Dame de Chartres.

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