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20 oct. 2015

L’énigmatique comte de Cagliostro : le Maître Illuminati à l’origine de la Révolution Française



Giuseppe Balsamo, dit Alexandre, comte de Cagliostro, est un aventurier italien né à Palerme en 1743.

On pense qu’il est mort au château de Saint-Léon, près de Rome, en 1795 (il aurait été étranglé).

Il est d’abord médecin, puis s’adonne aux sciences occultes. A Paris, c’est l’homme à la mode avant la Révolution, sous Louis XVI, mais il est arrêté et condamné à la suite de sa participation à l’affaire du Collier.


On le disait homme de Dieu, on le pensait envoyé de l’Agartha (le Gouvernement Occulte du Monde). 

Buste de Guiseppe Balsamo « dit » le comte Alexandre de Cagliostro.



Il avait pour nom Joseph Balsamo et se faisait appeler Cagliostro. Grand Maître de la Franc-Maçonnerie Égyptienne à son époque, il fonde en 1784 un cercle de réflexion qui prend rapidement le nom de Cercle Cagliostro.

Ce Cercle prestigieux a toujours recruté ses membres parmi les adeptes avancés des organisations initiatiques. Il y a en effet des pratiques secrètes par l’apprentissage desquelles tous les Grands Initiés ont commencé.

Le Cercle Cagliostro rassemble donc l’élite des Initiés. Son enseignement
est sans pareil et a pour but de susciter l’éveil !

La société actuelle est basée sur le conditionnement des gens. Très peu de personnes pensent par elles-mêmes et dans nos pays, les médias et en particulier la télévision, se chargent de dire aux individus les opinions qu’ils doivent avoir et de maintenir leur esprit dans un état de torpeur.

L’être humain dort spirituellement parlant !

Voyez ce qu’a écrit à ce sujet, Cagliostro lui-même :

« Je considère que l’état que vit le commun des mortels est semblable au sommeil. Il n’y a qu’un seul moment au cours duquel l’être humain se réveille : c’est l’orgasme.

Mais cet état est éphémère. Même au sein de certaines sociétés dites occultes, il suffit de regarder les titres ronflants dont certains s’affublent, pour se rendre compte de la vanité humaine.

Ces titres ou grades conférés peuvent donner l’illusion à l’adepte qu’il a atteint un
certain éveil, alors qu’en réalité il n’a acquis aucune maîtrise. Ne vous attendez pas à retrouver cette structure au sein du “Cercle Cagliostro”.


Il fut reçu à Starsbourg en 1780, avec une sorte de triomphe. On dit qu’il y fit beaucoup de bien, et qu’il y guérissait les malades par un art miraculeux.


Nous ne vous conférerons aucun titre. Votre réel développement intérieur sera votre seule et véritable récompense. »

Déclaration

*Le comte de Cagliostro a tenu une grande correspondance dans toute l’Europe de son époque et son influence ne laisse aucun doute sur son rôle d’éveilleur de consciences.

Voici un texte  de lui connu sous le titre de « Déclaration ». Il est d’une grande importance sur sa portée révolutionnaire.

« Je ne suis d’aucune époque ni d’aucun lieu ; en dehors du temps et de l’espace, mon être spirituel vit son éternelle existence et, si je plonge dans ma pensée en remontant le cours des âges, si j’étends mon esprit vers un mode d’existence éloigné de celui que vous percevez, je deviens celui que je désire.

Participant consciemment à l’Être absolu, je règle mon action selon le milieu qui m’entoure.

Mon nom est celui de ma fonction et je le choisis, ainsi que ma fonction, parce que je suis libre ; mon pays est celui où je fixe momentanément mes pas.

Datez-vous d’hier, si vous le voulez, en vous rehaussant d’années vécues par des ancêtres qui vous furent étrangers ; ou de demain, par l’orgueil illusoire d’une grandeur qui ne sera peut-être jamais la vôtre ; moi, je suis Celui qui Est.





Emblème ou sceau du comte de Cagliostro.




Je n’ai qu’un père : différentes circonstances de ma vie m’ont fait soupçonner à ce sujet de grandes et émouvantes vérités ; mais les mystères de cette origine, et les rapports qui m’unissent à ce père inconnu, sont et restent mes secrets ; que ceux qui seront appelés à les deviner, à les entrevoir comme je l’ai fait, me comprennent et m’approuvent.

Quant au lieu, à l’heure où mon corps matériel, il y a quelque quarante ans, se forma sur cette terre ; quant à la famille que j’ai choisie pour cela, je veux l’ignorer ; je ne veux pas me souvenir du passé pour ne pas augmenter les responsabilités déjà lourdes de ceux qui m’ont connu, car il est écrit :

« Tu ne feras pas tomber l’aveugle. » Je ne suis pas né de la chair, ni
de la volonté de l’homme ; je suis né de l’esprit. Mon nom, celui qui est à moi et de moi, celui que j’ai choisi pour paraître au milieu de vous voilà celui que je réclame.

Celui dont on m’appela à ma naissance, ce qu’on m’a donné dans ma jeunesse, ce sous lesquels, en d’autres temps et lieux, je fus connu, je les ai laissés, comme j’aurais laissé des vêtements démodés et désormais inutiles.


L’origine du sceau de Cagliostro est nettement d’origine égyptienne et orientale.



Me voici : le suis Noble et Voyageur ; je parle, et votre âme frémit en reconnaissant d’anciennes paroles ; une voix, qui est en vous, et qui s’était tue depuis bien longtemps, répond à l’appel de la mienne ; j’agis, et la paix revient en vos coeurs, la santé dans vos corps, l’espoir et le courage dans vos âmes.

Tous les hommes sont mes frères ; tous les pays me sont chers ; je les parcours pour que, partout, l’Esprit puisse descendre et trouver un chemin vers vous.

Je ne demande aux rois, dont je respecte la puissance, que l’hospitalité sur leurs
terres, et, lorsqu’elle m’est accordée, je passe, faisant autour de moi le plus de bien possible ; mais je ne fais que passer.

Suis-je un Noble Voyageur ? Comme le vent du Sud, comme l’éclatante lumière
du Midi qui caractérise la pleine connaissance des choses et la communion active avec Dieu, je viens vers le Nord, vers la brume et le froid, abandonnant partout à mon passage quelques parcelles de moi, me dépensant, me diminuant à chaque station, mais vous laissant un peu de clarté, un peu de chaleur, un peu de force, jusqu’à ce que je sois enfin arrêté et fixé définitivement au terme de ma carrière, à l’heure où la rose fleurira sur la croix.



Je suis Cagliostro. Pourquoi vous faut-il quelque chose de plus ? Si
vous étiez des enfants de Dieu, si votre âme n’était pas si vaine et si curieuse, vous auriez déjà compris !

Mais il vous faut des détails, des signes et des paraboles. Or, écoutez ! Remontons bien loin dans le passé, puisque vous le voulez.

Toute lumière vient de l’Orient ; toute initiation, de l’Égypte ; j’ai eu trois ans comme vous, puis sept ans, puis l’âge d’homme, et, à partir de cet âge, je n’ai plus compté.

Trois septénaires d’années font vingt et un ans et réalisent la plénitude du développement humain.

Dans ma première enfance, sous la loi de rigueur et justice, j’ai souffert en exil, comme Israël parmi les nations étrangères.

Mais, comme Israël avait avec lui la présence de Dieu, comme un Metatron le gardait en ses chemins, de même un ange puissant veillait sur moi, dirigeait mes actes, éclairait mon âme, développant les forces latentes en moi. Lui était mon maître et mon guide.

Ma raison se formait et se précisait ; je m’interrogeais, je m’étudiais et je prenais conscience de tout ce qui m’entourait ; j’ai fait des voyages, plusieurs voyages, tant autour de la chambre de mes réflexions que dans les temples et dans les quatre
parties du monde ; mais lorsque je voulais pénétrer l’origine de mon être et monter vers Dieu dans un élan de mon âme, alors, ma raison impuissante se taisait et me laissait livré à mes conjectures.




Un amour qui m’attirait vers toute créature d’une façon impulsive, une ambition irrésistible, un sentiment profond de mes droits à toute chose de la Terre au Ciel, me poussaient et me jetaient vers la vie, et l’expérience progressive de mes forces, de leur sphère d’action, de leur jeu et de leurs limites, fut la lutte que j’eus à soutenir contre les puissances du monde ; je fus abandonné et tenté dans le désert ; j’ai lutté avec l’ange comme Jacob, avec les hommes et avec les démons, et ceux-ci, vaincus, m’ont appris les secrets, qui concernent l’empire des ténèbres pour que je ne puisse jamais m’égarer dans aucune des routes d’où l’on ne revient pas.

Un jour après combien de voyages et d’années le Ciel exauça mes efforts : il se souvint de son serviteur et, revêtu d’habits nuptiaux, j’eus la grâce
d’être admis, comme Moïse, devant l’Eternel.

Dès lors je reçus, avec un nom nouveau, une mission unique. Libre et maître de la vie, je ne songeai plus qu’à l’employer pour l’oeuvre de Dieu.

Je savais qu’il confirmerait mes actes et mes paroles, comme je confirmerais son nom et son royaume sur la terre. Il y a des êtres qui n’ont plus d’anges gardiens ; je fus de ceux-là.

Voilà mon enfance, ma jeunesse, telle que votre esprit inquiet et désireux de mots la réclame ; mais qu’elle ait duré plus ou moins d’années, qu’elle se soit écoulée au pays de vos pères ou dans d’autres contrées, qu’importe à vous ?



Ne suis-je pas un homme libre ? Jugez mes moeurs, c’est-à-dire mes
actions ; dites si elles sont bonnes, dites si vous en avez vu de plus puissantes, et, dès lors, ne vous occupez pas de ma nationalité, de mon rang et de ma religion.

Si, poursuivant le cours heureux de ses voyages, quelqu’un d’entre vous aborde un jour à ces terres d’Orient qui m’ont vu naître, qu’il se souvienne seulement de moi, qu’il prononce mon nom, et les serviteurs de mon père ouvriront devant lui les
portes de la Ville Sainte.

Alors, qu’il revienne dire à ses frères si j’ai abusé parmi vous d’un prestige
mensonger, si j’ai pris dans vos demeures quelque chose qui ne m’appartenait pas ! »

Le Comte de Cagliostro

Lettre de M. le Comte de CAGLIOSTRO à M. N… (1786)

*Ce texte fut publié à l’époque par les principales « gazettes » d’Europe.




« Je vous écris de Londres, mon cher N… Ma santé est bonne ; celle de ma femme aussi. Vous avez su les détails de ma route. Que de scènes touchantes !

Il semblait que mes amis m’eussent devancé partout. Boulogne a mis le comble. Tout ce bon peuple sur le rivage, les bras tendus vers mon paquebot, m’appelant, s’écriant, me comblant de bénédictions et me demandant la mienne !…

Quel souvenir !Souvenir cher et cruel ! On m’a donc chassé de France ! On a trompé le roi ! Les rois sont bien à plaindre d’avoir de tels ministres.

J’entends parler du baron de Breteuil, de mon persécuteur. Qu’ai-je fait à cet homme ? De quoi m’accuse-t-il ? D’être aimé du cardinal ?

De l’aimer à mon tour ? De ne l’avoir pas abandonné, d’avoir de bons amis partout où j’ai passé ? De chercher la vérité, de la dire, de la défendre, quand Dieu m’en donne l’ordre en m’en donnant l’occasion ?

De secourir, de soulager, de consoler l’humanité souffrante par mes aumônes, par mes remèdes, par mes conseils ?

Voilà pourtant tous mes crimes ! M’en fait-il un de ma requête d’atténuation ? Cela m’est revenu. Singulière défaite !

Mais avais-je présenté cette requête, lorsque, voyant mon buste chez le cardinal, il dit, avec colère entre ses dents :

« On voit partout cette figure : il faut que cela finisse ; cela finira ! »

Mon courage l’a, dit-on irrité ; il ne peut digérer qu’un homme dans les fers, qu’un étranger sous les verrous de la Bastille, sous sa puissance, à lui, digne ministre de cette horrible prison, ait élevé la voix, comme je l’ai fait, pour le faire connaître, lui, ses principes, ses agents, ses créatures, aux tribunaux français, à la nation, au roi, à toute l’Europe.

J’avoue que ma conduite a dû l’étonner ; mais, enfin, j’ai pris le ton qui m’appartenait. Je suis bien persuadé que cet homme, à la Bastille, ne prendrait pas le même.



Au reste, mon ami, tirez-moi d’un doute. Le roi m’a chassé de son royaume mais il ne m’a pas entendu. Est-ce ainsi que s’expédient en France, toutes les lettres de cachet ?

Si cela est, je plains vos concitoyens, surtout aussi longtemps que le baron de
Breteuil aura ce dangereux département.

Quoi, mon ami ! vos personnes, vos biens sont à la merci de cet
homme tout seul ? Il peut impunément tromper le roi ?

Il peut, sur des exposés calomnieux, et jamais contredits, surprendre, expédier, et faire exécuter par des hommes qui lui ressemblent, ou se donner l’affreux plaisir d’exécuter lui-même des ordres rigoureux qui plongent l’innocent dans un cachot et
livrent sa maison au pillage ?

J’ose dire que cet abus déplorable mérite toute l’attention du roi. Me trompé-je ? Oublions ma propre cause, parlons en général.

Quand le roi signe une lettre d’exil ou d’emprisonnement, il a jugé le malheureux sur qui va tomber sa rigueur toute puissante.



Lettre de cachet signée Louis XV, ordonnant en 1759 l'embastillement de Jean-François Marmontel.



Mais sur quoi a-t-il jugé ? Sur le rapport de son ministre, sur quoi s’est-il fondé ?

Sur des plaintes inconnues, sur des informations ténébreuses qui ne sont jamais
communiquées ; quelquefois même sur de simples rumeurs, sur des bruits calomnieux semés par la haine et recueillis par l’envie.

La victime est frappée sans savoir d’où le coup part ; heureuse, si le ministre qui l’immole n’est pas son ennemi ! Je le demande, sont-ce là des caractères d’un jugement ?

Et, si vos lettres de cachet ne sont pas au moins des jugements privés, que sont-elles donc ?

Je crois que ces réflexions, présentées au roi, le toucheraient. Que serait-ce s’il entrait dans le détail des maux que sa rigueur occasionne ?

Toutes les prisons d’Etat ressemblent-elles à la Bastille ?

Vous n’avez pas idée des horreurs de celle-ci : la cynique impudence, l’odieux mensonge, la fausse piété, l’ironie amère, la cruauté sans frein, l’injustice et la mort y tiennent leur empire ; le silence barbare est le moindre des crimes qui s’y commettent.



J’étais depuis six mois à quinze pieds de ma femme, et l’ignorais : d’autres y sont ensevelis depuis trente ans, réputés morts, malheureux de ne pas l’être, n’ayant, comme les damnés de Milton, de jour dans leur abyme que ce qu’il leur en faut pour apercevoir l’impénétrable épaisseur des ténèbres qui les enveloppent ; ils seraient seuls dans l’univers si l’Eternel n’existait pas, ce Dieu bon et vraiment tout-puissant, qui leur fera justice, un jour, à défaut des hommes.

Oui, mon ami, je l’ai dit captif, et libre je le répète, il n’est point de crime qui ne soit expié par six mois de Bastille.

On prétend qu’il n’y manque ni questionnaires ni bourreaux ; je n’ai pas de peine à le croire.

Quelqu’un me demandait si je retournerais en France, dans le cas où les défenses qui m’en écartent seraient levées.

Assurément, ai-je répondu, pourvu que la Bastille soit devenue une promenade
publique. Dieu le veuille !

Vous avez tout ce qu’il faut pour être heureux, vous autres François : sol fécond, doux climat, bon coeur, gaieté charmante, du génie et des grâces, propres à tout, sans égaux dans l’art de plaire, sans maître dans les autres ; il ne vous manque, mes bons amis, qu’un petit point, c’est d’être sûrs de coucher dans vos lits quand vous êtes irréprochables.



Mais l’honneur ! Mais les familles ! Les lettres de cachet sont un mal nécessaire… Que vous êtes simples ! On vous berce avec des contes.

Des gens instruits m’ont assuré que la réclamation d’une famille était souvent moins efficace pour obtenir un ordre, que la haine d’un commis ou le crédit d’une femme infidèle.

L’honneur des familles ! Quoi ! vous pensez que toute une famille est déshonorée par le supplice d’un de ses membres !

Quelle pitié ! Mes nouveaux hôtes pensent un peu différemment ; changez d’opinion, enfin, et méritez la liberté par la raison.

Il est digne de vos parlements de travailler à cette heureuse révolution. Elle n’est difficile que pour les âmes faibles.

Qu’elle soit bien préparée, voilà tout le secret : qu’ils ne brusquent rien ; ils ont pour eux l’intérêt bien entendu du peuple, du roi, de sa maison ; qu’ils aient aussi le Temps, le Temps premier ministre de la Vérité ; le Temps, par qui s’étendent et s’affermissent les racines du bien comme du mal ; du courage, de la patience, de la force du lion, de la prudence de l’éléphant, la simplicité de la colombe, et cette révolution, si nécessaire, sera pacifique, condition sans laquelle il ne faut pas y penser.

Alors, vous devrez à vos magistrats un bonheur dont n’a joui aucun peuple connu, celui de recouvrer votre liberté sans coup férir.

Oui, mon ami, je l’annonce, il règnera sur vous un prince qui mettra sa gloire à l’abolition des lettres de cachet, à la convocation de vos états généraux et surtout au rétablissement de la vraie religion.

Il sentira, ce prince aimé du ciel, que l’abus du pouvoir est destructif, à la longue, du pouvoir même : il ne se contentera pas d’être le premier de ses ministres, il voudra devenir le premier des Français.

Heureux le roi qui portera cet édit mémorable ! Heureux le chancelier qui le signera !
Heureux le Parlement qui le vérifiera ! Que dis-je, mon ami, les temps sont peut-être arrivés : il est certain, du moins, que votre souverain est propre à ce grand oeuvre.



Je sais qu’il y travaillerait, s’il n’écoutait que son coeur : sa rigueur à mon égard ne
m’aveugle pas sur ses vertus.

Adieu, mon ami ; que dit-on du Mémoire ? La dernière lecture que Thilorier [avocat de Cagliostro] m’en a faite à Saint-Denis m’a causé bien des plaisirs : a-t-il su les détails de Boulogne à tenir pour en faire un article ?

Ce mémoire est-il public ? Il doit l’être. Bonsoir, parlez de nous à tous nos amis ; dites leur qu’ils nous seront présents partout : demandez à d’Esprémesnil s’il m’a oublié ; je n’ai point de ses nouvelles.

Adieu, adieu, mon bon ami, mes bons et vrais amis ; c’est à vous que je m’adresse, pensez à nous ; que cette lettre vous soit commune ; nous vous aimons tous de tout notre coeur. »

 Le comte de Cagliostro

Compte rendu d’une Transmutation effectuée par Cagliostro

*Il était alchimiste avant de devenir  membre des Illuminati et de fonder le Cercle Cagliostro.




Voici un rapport détaillé relatant la façon dont, le 7 juin 1780, Cagliostro fît de l’argent dans une loge maçonnique de Varsovie, tel que l’un de ses membres le consigna dans une description de cette expérience.

Cagliostro me fît peser une livre de mercure que je possédais, déjà purifié.
Avant cela, il m’avait ordonné de distiller de l’eau de pluie jusqu’à ce que tout le liquide s’évapore, laissant un dépôt qu’il appelait Terre Vierge ou secunda materia.

Il en resta environs 16 grains. Sur ses instructions, j’avais également préparé un extrait de plomb.

Après que tous ces préparatifs furent achevés, il vint à la loge et me confia
la tâche d’exécuter l’ensemble de l’opération de mes propres mains.

Je fis ceci selon ses instructions dans l’ordre suivant :

La Terre Vierge fut placée dans un ballon et la moitié du mercure y fut ajoutée. J’additionnais alors 30 gouttes d’extrait de plomb.

Lorsque j’agitais un peu la fiole, le mercure apparut comme mort ou fortement congelé.



Je versais alors le supplément d’extrait de plomb sur le mercure restant qui demeura non altéré.

J’eus alors à placer ensemble les deux portions de mercure dans un
ballon plus grand.

Après l’avoir agité, tout le contenu pris en quelque sorte la même consistance solide.

La couleur tourna au gris sale. L’ensemble fut alors agité dans un vase à moitié rempli.

Cagliostro me donna ensuite un petit morceau de papier se révélant n’être que l’emballage de deux autres boulettes.



Elles contenaient une poudre brillante de couleur carmin pesant sans doute un dixième de grain.

La poudre fut mélangée dans le récipient et Cagliostro avala alors les trois papiers d’emballage.

Pendant ce temps, je recouvrais le contenu du vase de plâtre de Paris préalablement préparé avec de l’eau chaude.

Comme le récipient était rempli, Cagliostro le prit de mes mains, y ajoutant encore plus de plâtre de Paris et pressant fortement le tout de ses propres mains.

Il me le rendit afin de sécher l’ensemble sur un feu de charbon de bois. Le vase fut placé dans un lit de cendres sur la fournaise à soufflerie.



Le feu fut allumé et le récipient laissé ainsi pendant une demi-heure. Puis on le retira du feu grâce à une paire de pinces et on le transporta dans la loge.

Le vase y fut brisé et dans le fond reposait une masse d’argent pesant 14 onces et demi.

Fin.


À la gloire de Dieu

*Voici un court texte qui démontre sa grande ferveur spirituelle.

« A la gloire de Dieu ! Pourquoi le mensonge est-il toujours sur les lèvres de vos députés, tandis que le doute est constamment dans vos cœurs (…) ?

Dieu seul peut décider entre vous et moi (…). Vous dites que vous cherchez la Vérité ? Je vous la présentais et vous l’avez méprisée.

Puisque vous préférez un amas de livres et d’écrits puérils au bonheur que je vous destinais et que vous deviez partager avec les élus, puisque vous êtes sans foi dans les promesses du Grand Dieu et de son ministre sur la terre, je vous abandonne à vous-mêmes : ma mission n’est plus de vous instruire (…). »

Méditations pour les initiés du rite égyptien




Médiations….

Honore le Grand Architecte de l’Univers. Aime ton prochain. Ne fais point le mal. Fais le bien. Laisse parler les hommes.

Le vrai culte du Grand Architecte consiste dans les bonnes mœurs. Fais donc le bien pour l’amour du bien lui-même.

Tiens toujours ton âme dans un état pur. Pour paraître dignement devant le Grand Architecte de l’Univers, aime les bons, fuis les méchants, plains les faibles, mais ne hais personne.

Parle sobrement avec les grands, prudemment avec les égaux, sincèrement avec tes amis, doucement avec les petits, tendrement avec les pauvres.

Ne flatte point ton frère : c’est une trahison. Si ton frère te flatte, crains qu’il ne te corrompe. Ecoute toujours la voix de ta conscience.

Sois le père des pauvres : chaque soupir que ta dureté leur arrachera, augmentera le nombre de malédictions qui tomberont sur ta tête.

Respecte l’étranger voyageur ; aide-le ; sa personne est sacrée pour toi.
Evite les querelles ; préviens les insultes. Mets toujours la raison de ton côté.

Respecte les femmes ; n’abuse jamais de leur faiblesse et meurs plutôt que de les déshonorer.

Si le Grand Architecte te donne un fils, remercie-le, mais tremble sur le dépôt qu’il te confie.



Sois pour cet enfant l’image de la divinité. Fais que jusqu’à dix ans il te craigne, que jusqu’à vingt il t’aime, que jusqu’à ta mort il te respecte.

Jusqu’à dix ans, sois son maître ; jusqu’à vingt ans, son père, jusqu’à la mort, son ami.

Pense à lui donner de bons principes plutôt que de belles manières ; qu’il te doive une droiture éclairée et non une frivole élégance.

Fais-le honnête homme plutôt qu’habile homme. Si tu rougis de ton état, c’est orgueil ; songe que ce n’est pas la place qui t’honore ou te dégrade, mais la façon dont tu l’exerces.

Lis et profite ; vois et imite ; réfléchis et travaille. Rapporter tout à l’utilité de tes frères, c’est travailler pour toi-même.

Sois content partout, de tout et avec tout. Réjouis-toi de la justice. Courrouce-toi contre l’iniquité ; souffre sans te plaindre.

Ne juge pas légèrement les actions des hommes. Ne blâme point et loue encore moins. C’est au Grand Architecte de l’Univers qui sonde les cœurs à apprécier son ouvrage.

La Concorde grandit ce qui est petit. La Discorde annihile ce qui est grand.

Alexandre de Cagliostoro

Statuts et règlements de la R.L. de la « SAGESSE TRIOMPHANTE »

Statuts….



Loge-mère de la haute maçonnerie égyptienne pour l’Orient et pour l’Occident
constituée telle qu’elle est fondée à l’Orient de Lyon par le Grand Cophte fondateur et Grand Maître de la haute maçonnerie égyptienne dans toutes les parties orientales et occidentales du globe Notre maître s’est assis au milieu de nous et il a dit :

Vous éprouverez l’homme ingrat et dépravé qui ne croit ni à l’existence de l’Etre suprême ni à l’immortalité de l’âme ; il souillerait le temple et son enceinte.

Vous accueillerez celui qui a fait germer dans son cœur ces deux grandes vérités : quelles que soient d’ailleurs sa croyance et sa religion, elles ne seront point un obstacle à son initiation.

Quiconque aspirera à connaître les mystères de la haute maçonnerie égyptienne sera préalablement reçu maçon dans une loge du rite ordinaire et justifiera, par les certificats de ses maîtres, qu’il a mérité d’y obtenir les grades d’apprenti, compagnon, maître et maître élu.



Entre deux candidats qui se présenteront à vous en même temps, s’il en est un qui est du grade supérieur aux quatre grades ci-dessus, vous le recevrez en premier. Que cette préférence soit le prix de l’étude à laquelle il se sera livré dans l’espoir de s’instruire.

Un maçon du rite ordinaire doit avoir un état honnête, l’esprit cultivé, et une probité reconnue ; que celui qui ne rassemblerait pas ces qualités essentielles ne soit jamais reçu du rite égyptien.

En vain, vous attendrez des fruits d’une jeune plante ; n’accordez le grade d’apprenti qu’à celui qui aura atteint vingt-cinq ans ; que les vertus précoces puissent racheter quelques années, mais la maturité de l’âge ne supplée jamais celle de l’esprit.

Celui qui aura le bonheur d’être initié, prêtera son obligation devant Dieu et ses maîtres de garder un secret inviolable dans nos mystères, de taire tout ce qui se passera dans nos temples ou leur enceinte, et d’observer étroitement les règlements de l’ordre.

S’il trahit ses promesses, qu’il soit livré au mépris, qu’il soit chassé honteusement et que le grand Dieu le punisse.

Les souverains sont les images de la divinité ; maçon égyptien, respecte-les, et chéris le tien par-dessus tout ; ne parle jamais ni contre les lois du pays où tu vis ni contre la religion qui y domine.



L’amour du prochain est le second devoir de l’homme ; que tout initié le remplisse dans sa plus grande étendue, que partout et toujours il soit juste et bienfaisant, et prêt à soulager les malheureux.

10° Aimez-vous, mes enfants, aimez-vous les uns les autres,  aimez-vous tendrement, aimez et consolez celui d’entre vous qui est dans la détresse ou l’affliction, malheur au frère qui refusera du secours à son frère, le Seigneur lui retirera sa protection.

11° Dans la pureté primitive de la maçonnerie il n’y avait que trois grades ; vous n’en reconnaîtrez et n’en confèrerez que trois ; celui d’apprenti, de compagnon et de maître.

12° L’apprenti ne sera  reçu compagnon qu’au bout de trois ans de docilité et d’étude ; le compagnon ne parviendra à la maîtrise qu’au bout de cinq années de travail.

13° Apprentis, vous serez soumis aux Compagnons qui vous traceront votre ouvrage ; et vous, compagnons, vous prendrez et exécuterez les ordres des maîtres ; que la jalousie ne trouve jamais accès dans vos cœurs, qu’il n’éclate entre vous qu’une émulation fraternelle.



14° Maîtres, c’est à vous qu’appartient la direction et l’inspection des travaux, le régime et l’administration de la loge. Rendez-vous dignes de votre fonction et de votre pouvoir, n’ordonnez rien qui ne tende à la gloire de mes enfants et à l’utilité du reste des hommes.

15° Les apprentis et les compagnons auront deux ateliers distincts et placés l’un à gauche, l’autre à droite du temple ; les maîtres s’assembleront dans la chambre du milieu. Que les ouvriers d’un grade inférieur se gardent de porter des regards indiscrets sur les travaux des ouvriers d’un grade supérieur ; qu’ils redoutent les suites funestes d’une curiosité téméraire.

16° Les deux ateliers seront présidés par un maître que la chambre du milieu commettra à cet effet. Chacun élira un orateur, un secrétaire, un inspecteur maître des cérémonies, qui exerceront ces offices pendant le cours d’une année et suivant les instructions qui leur seront données.



17° Dans toute élection, promotion ou opération quelconque qui sera du ressort d’un des ateliers, que tout ouvrier y manifeste son vœu et son opinion avec modestie, mais avec liberté, et que la pluralité des suffrages fasse foi. Que l’esprit de discorde soit toujours loin de mes enfants.

Si, pourtant, il survenait entre vous quelques différents, que les décisions des apprentis soient revues et rectifiées au besoin par les compagnons, et que les jugements de ceux-ci soient portés par-devant la chambre du milieu qui prononcera en dernier ressort sur le rapport des maîtres qui auront présidé les ateliers.

18° Les compagnons décideront du choix et de l’initiation des apprentis ; les maîtres choisiront les compagnons parmi les apprentis et leurs successeurs parmi les compagnons.

19° Une égalité parfaite règnera parmi les maîtres, et les offices dont quelques-uns seront revêtus seront moins des distinctions que des charges.

Ils règleront tout à la pluralité des voix. Qu’avant de porter leurs décisions, ils aient soin d’invoquer le grand Dieu et toujours elles seront unanimes.

20° La confiance la plus étendue, l’union la plus intime doivent habiter avec les maîtres dans la chambre du milieu ; qu’il s’établisse entre eux une fraternité réelle.

Avant de former une entreprise dans les circonstances les plus intéressantes de leur vie, qu’ils prennent les avis et les conseils de la chambre, et que l’intérêt de ses membres devienne toujours, et dans l’instant, l’intérêt de tous.

21° Chaque maître, après trois ans de séance dans la chambre du milieu, et après avoir obtenu son agrément, aura le droit de former 12 maîtres, 24 compagnons et 72 apprentis.



22° Les maîtres s’assembleront une fois toutes les trois semaines ; les compagnons, une fois chaque cinq semaines ; les apprentis, une fois chaque sept semaines.

23° Vous ne porterez point au-delà de 72 le nombre des apprentis, vous fixerez à 24 celui des compagnons et la chambre du milieu ne comptera jamais plus de 12 maîtres. Si vous n’observez pas ce règlement, en vérité, je vous le dis, la confusion, la discorde et le malheur s’introduiront parmi vous.

24° Vous ne reconnaîtrez dans la loge que cinq grands officiers qui seront toujours de la classe des maîtres, savoir un Vénérable, un orateur, un secrétaire, un garde des sceaux, archives et deniers, et un Grand Inspecteur, maître des cérémonies, frère terrible.

25° Les officiers seront inamovibles et se choisiront de l’avis de la chambre du milieu et parmi ceux qui la composent, un substitut qui les remplacera en cas d’absence et sera de droit leur successeur en cas de mort ou de retraite.

26° Les substituts ou successeurs des grands officiers ne pourront point occuper d’autres places et, lorsqu’ils exerceront comme substituts, ils auront les mêmes prérogatives que les titulaires.



27° Le Vénérable présidera la chambre du milieu, mais il n’y sera que le premier entre ses égaux et son unique prérogative sera d’avoir deux voix au lieu d’une pour faire le partage d’opinions, ou accélérer les délibérations et leurs effets.

A la tête des grands officiers et des maîtres, il présidera la loge lorsqu’elle s’assemblera dans le temple, les jours de fêtes ou de réceptions.
Il fera toujours les cérémonies d’initiation et scellera de son cachet les certificats qui seront délivrés aux initiés par la chambre du milieu.

28° L’orateur fera un discours à chaque initiation et à chaque assemblée générale. Qu’il peigne sans cesse à ses frères la nécessité de se rapprocher de la divinité et qu’il ne dise jamais rien de simple et d’analogue aux travaux dont la loge se sera occupée.

Le garde des sceaux, archives et deniers sera dépositaire du sceau que je vous ai accordé, maintiendra l’ordre dans les archives et aura la clé et la direction du trésor de la loge.



Le secrétaire fera registre de toutes les initiations et de toutes les délibérations de la chambre du milieu. Il tiendra la correspondance, il convoquera les maîtres et invitera pour les assemblées générales.

Le Grand Inspecteur, maître des cérémonies et frère terrible, aura la police du temple et des ateliers à sa charge.

Il veillera à la sûreté de la loge et aura inspection sur ses bâtiments. Il préparera les récipiendaires, il visitera les frères étrangers et les frères malades.

29° Vous déposerez les catéchismes, les règlements et autres manuscrits instructifs dans la chambre du milieu, où ils seront fermés sous une triple serrure.

Les maîtres ne pourront jamais les laisser sortir de leurs mains, les transporter loin de la loge, ni les transcrire pour leur utilité particulière ; qu’il soit de même interdit aux compagnons et aux apprentis de mettre par écrit ce qu’ils auront retenu, après en avoir entendu la lecture.

30° Le Vénérable, lorsqu’il le croira prudent et utile, pourra, avec l’assistance de deux maîtres, lire le catéchisme d’apprenti à des maçons du rite ordinaire, qui ayant le cœur pur et droit méritent de connaître la vérité, mais qui, attachés à d’anciennes erreurs, ont besoin d’entrevoir pour se déterminer à l’embrasser.

31° Vous confèrerez tous les grades dans la forme précise que je vous ai prescrite, sans jamais rien retrancher ni ajouter : gardez-vous de quitter les sentiers que je vous ai tracés, vous vous égareriez comme vos pères se sont égarés.

32° Vous aurez par année deux assemblées générales pour célébrer le jour de votre fondation comme loge égyptienne et la fête de saint Jean l’Evangéliste.



La première se tiendra le troisième jour du neuvième mois de l’année. La deuxième, le vingt-septième jour du dixième mois. Vous honorerez chacun de ces jours solennellement par un acte de bienfaisance.

33° Que la loge du rite ordinaire que vous avez formée sous le titre distinctif de la Sagesse subsiste sur le même pied que ci-devant, qu’elle conserve les mêmes officiers et les mêmes grades, ses liaisons et sa correspondance, mais qu’elle évite, dans la réception d’apprenti, tout ce qui n’aurait pas un but symbolique ou moral et peut jeter du ridicule sur la maçonnerie.

Que le Vénérable et les officiers de cette même loge soient sous l’inspection du Vénérable et des maîtres de la loge du rite égyptien, mais que la concorde et l’amour du bien commun les animent les uns les autres, établissent un concert parfait dans toutes leurs démarches.

Ayez sans cesse devant les yeux le titre glorieux de mère-loge que je vous accorde et rendez-vous dignes des droits qui y sont attachés ; ce sont vos exemples qui doivent attirer et édifier les maçons ou les loges que vous serez dans le cas d’inscrire ou d’affilier.

Vous lirez dans chacune des assemblées générales les statuts et les règlements que je vous donne.

Si vous pratiquez ce qu’ils contiennent, vous parviendrez à connaître la vérité, mon esprit ne vous abandonnera point et le grand Dieu sera toujours avec vous.

Le Comte de Cagliostro




Le cercle de Cagliostro

Cagliostro était un « missionné ». Sa mission était de promouvoir une régénérescence politique, morale et spirituelle en Europe.

Sa tâche ultime, moins bien comprise, fut aussi d’agir en sorte que cette régénérescence soit intrinsèquement et extrinsèquement chrétienne…

Est-ce un hasard si l’un de ses pseudonymes fut « comte de Phénix » ? Cet oiseau mythique lourd d’un symbolisme lumineux et chargé d’espoir…

Mais il fut aussi un homme, avec ses qualités et ses défauts. Un homme d’une époque charnière qui dut se plier au contexte de son temps. Essayons maintenant de mieux le comprendre.  

Grand Maître de la Franc-Maçonnerie Égyptienne à son époque, il fonde en 1784 un cercle de réflexion qui prend rapidement le nom de Cercle Cagliostro.

Ce Cercle prestigieux a toujours recruté ses membres parmi les adeptes avancés des organisations initiatiques.

Il y a en effet des pratiques secrètes par l’apprentissage desquelles tous les Grands Initiés ont commencé.

Le Cercle Cagliostro rassemble donc l’élite des Initiés. Son enseignement est sans pareil et a pour but de susciter l’éveil !

La société actuelle est basée sur le conditionnement des gens. Très peu de personnes pensent par elles-mêmes et dans nos pays les médias, et en particulier la télévision, se chargent de dire aux individus les opinions qu’ils doivent avoir et de maintenir leur esprit dans un état de torpeur.

L'affaire du collier

*L’affaire du collier de la reine est une escroquerie qui a eu lieu en 1785, dont le cardinal de Rohan en a été la victime.



Collier de la Reine (reconstitution en zircon, Château de Breteuil, France)


Marie-Antoinette est la reine mariée à Louis XVI. Elle a retiré sa confiance au cardinal Rohan après son retour de Vienne comme ambassadeur.

Madame de la Motte prétend être une courtisane de Marie-Antoinette mais elle n’est qu’une aventurière. Böhmer et Bassenge sont deux joailliers de la cour.



Cardinal de Rohan


L’histoire du collier

Louis XVI a demandé de créer un collier pour la reine. Le collier se compose de nombreux diamants d’une valeur de 1.6 million de livres, c’est donc une grosse somme pour l’époque.

Le cardinal de Rohan veut à tout prix ce collier. Il va donc payer ce collier en 4 paiements et sur 2 ans.

Le scandale du collier

Le 1er fevrier 1785, le cardinal reçoit le collier et le remet à Madame de la Motte. Celle-ci aurait du remettre le collier à la reine Marie-Antoinette.

Mais cette aventurière disparaît avec ses complices et le collier. Toute cette histoire a donc fait un scandale mondial.

Le cardinal a été arrêté avec Madame de la Motte et ses complices (dont le comte de Cagliostro).

La reine Marie-Antoinette a perdu sa réputation dans le monde. Marie-Antoinette fut la dernière Reine de France.

Suite à cette affaire, le peuple se mis en colère, ayant une mauvaise vision de la monarchie française qui donnait l’impression de gaspiller l’argent dans des choses inutiles.

L’affaire aura un impact indirect sur la révolution française, elle a été le renforçement du parlement de Paris. Quatre ans plus tard, la royauté française tomba.

Dans cette affaire du collier,le comte de Cagliostro sera  présenté au cardinal de Rohan en  tant que « Grand Maître des la secte des Illuminati ».

Prière franc-maçonne en hommage aux éveilleurs de conscience



Akhenaton incompris, ses temples détruits. Jésus re crucifié chaque jour par ces mêmes qui attisèrent

Flammes de haine, les bûchers de Jacques de Molay, Jean Huss Miguel Servet… Perpétuel Montségur…

Al-Hallaj, mystique de l’amour divin, crucifié sous d’autres cieux
Pouchkine exilé, Cagliostro étranglé, Gibran excommunié Semmelweis livré aux psychiatres déments

Constant Chevillon, apôtre initié de la Paix, par les hommes en
Noir massacré.

Animal, notre frère, innocente victime d’inutiles carnages des bourreaux en blouse blanche

Omniprésente milice de la pensée, lâcheté médiatique, distillant
Intolérance et haine contre tout qui pense en différence…

Que les coupables soient anathemes !


Mais par Garibaldi, chevalier de l’Humanité ; Gandhi et Tolstoï ; Evita Peron, Madone des humiliés ; Eminescu, poète inspiré ; Athéganoras, fraternel Patriarche ; Jean XXIII, noble voyageur…


En l'humanité gardons l'espoir qui tel le phénix sans cesse renait !

En humilité devant le Dalaï Lama, Mère Thérésa, Sathya Saï Baba,
Albert Schweitzer, respectueux de toute Vie…

Ayons le courage d'assumer ensemble nos différences !
Parce qu’il y aura toujours, magnifiant la Vie,
Un bébé et un chien partageant leurs jeux
Une fille s’émerveillant d’une fleur
Le sourire confiant de l’enfance

La vraie lumière pour dénoncer la fausse clarté.


Si ceci est une PRIERE,
Force spirituelle
Sagesse du refus
Beauté de l’Idéal
Alors, loué sois-Tu, Toi l’innommable tellement nommé, si mal invoqué !
Que le Dieu Créateur soit adoré en harmonie avec toute sa Création !
Bientôt, toi la Rose, la plus belle des fleurs de l’Amour,
Sur la Croix, tu refleuriras…









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