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26 oct. 2015

L’interdiction d’explorer derrière la porte secrète du Machu Picchu




Depuis plus de quinze ans, Thierry Jamin, archéologue et aventurier français, explore les jungles du sud du Pérou dans toutes les directions. Il cherche des indices d’une présence permanente des Incas en forêt amazonienne, et la légendaire cité perdue de Païtiti.



Après la découverte d’une trentaine d’incroyables sites archéologiques, situés dans le nord du département de Cuzco, entre 2009 et 2011, qui comprennent plusieurs forteresses, des centres cérémoniels et funéraires et des petites villes incas composées de centaines de bâtiments, de rues, de nombreux passages et places …, Thierry Jamin s’est lancé dans un voyage incroyable au Machu Picchu. Il y a quelques mois, lui et son équipe pensent avoir réalisé une découverte archéologique extraordinaire dans la cité inca trouvée par Hiram Bingham en 1911.

Cette découverte a été rendue possible grâce au témoignage d’un ingénieur français qui vit à Barcelone, en Espagne, David Crespy. En 2010, alors qu’il visitait la cité perdue, il avait remarqué la présence d’un étrange «refuge» situé au coeur de la cité, au pied de l’un des bâtiments principaux.

Pour lui, il n’y avait pas de doute à ce sujet, il y voyait une “porte”, une entrée scellée par les Incas.







En Août 2011, David Crespy tombe par hasard sur un article sur Thierry Jamin et son travail dans le Figaro magazine (L’Eldorado et la cité perdue des Incas). Immédiatement, il décide de contacter le chercheur français.

Thierry Jamin, qui a enquêté sur plusieurs lieux de sépulture au nord de Cuzco, a écouté attentivement l’histoire de David Crespy. Rapidement, il veut confirmer les faits à l’origine de l’histoire.

Accompagné par des archéologues de l’Office régional de la Culture de Cusco, il a pu visiter le site à plusieurs reprises.

Ses résultats préliminaires sont sans équivoques: il s’agit bien d’une entrée, bloquée par les Incas à un moment indéterminé de l’Histoire.

Elle est étrangement similaire à celle d’un site funéraire, tels que ceux que Thierry Jamin et ses compagnons trouvent souvent dans les vallées de Lacco et Chunchusmayo.

Afin de confirmer l’existence de cavités dans le sous-sol de l’édifice, en Décembre 2011 Thierry et son équipe soumettent une demande officielle au Ministère de la Culture à Lima, afin d’effectuer un relevé géophysique à l’aide d’instruments à ondes électromagnétiques. Cette licence a été accordée quelques mois plus tard.

Réalisée entre le 9 et 12 Avril 2012, l’étude électromagnétique confirme la présence de plusieurs salles souterraines !

Juste derrière cette fameuse entrée, un escalier a également été découvert. Les deux voies principales semblent conduire à des chambres spécifiques.

Les différentes techniques utilisées par les chercheurs ont permis de mettre en évidence la présence de matériel archéologique important, y compris des dépôts de métal et une grande quantité d’or et d’argent !


     Analyse par résonance magnétique






                                                Recherche de cavités dans le sous-sol




                                                      Thierry Jamin, Indiana Jones toulousain...






Tenue kaki, bronzage de baroudeur et gris-gris autour du cou, Thierry Jamin ne vient pas en goguette à Toulouse, ville où il a terminé ses études d'archéologie. Hier et aujourd'hui, cet explorateur de 40 ans est venu présenter les avancées de ses recherches et explorations au Pérou, en plein cœur de la forêt amazonienne.

Car voilà au moins quinze ans que l'explorateur, épaulé par son équipe péruvienne de l'institut Inkari, suit les traces de Païtiti, recherchée depuis le XVIe et aussi appelée El Dorado. La cité perdue renfermerait le trésor emporté par les Incas lors de la conquista espagnole. « La légende veut que 20 000 lamas chargés d'or s'y soient rendus. Mais nous ne recherchons pas le trésor sinon les reliques archéologiques.

Nous sommes notamment à la recherche de preuves de l'existence d'une écriture inca », explique Thierry Jamin. « Nous sommes très proches de découvertes exceptionnelles, nous avons mis au jour trente sites qui semblent être des anciens territoires contrôlés politiquement par une ville principale, qui pourrait être Païtiti.

Nous pensons aujourd'hui avoir localisé le site, il faut encore que nous arrivions là-bas pour authentifier Païtiti, qui se trouverait à 30-40 kilomètre du sanctuaire de Megantoni. C'est notre prochain but. Mais avant, nous nous consacrerons à une découverte fondamentale que nous avons faite sur le Machu-Picchu, que je tiens à conserver secrète mais dont le public entendra parler très bientôt ! »

Déterminé et ambitieux, Thierry Jamin a cependant quelques détracteurs. Certains lui reprochent de ne pas être un véritable archéologue. L'explorateur s'en défend. « À la base, j'ai fait une formation d'historien-géographe à Tours. Puis j'ai poursuivi avec un cycle d'archéologie à l'université du Mirail. Toutes nos recherches sont faites dans le respect du protocole archéologique moderne. »

Cette année, Inkari a reçu le concours d'Astrium et de ses satellites pour analyser, vus du ciel, les tracés et les fondations des anciennes cités incas. Et depuis 2009, il reçoit le soutien de la mairie de Toulouse. « Il a un côté Indiana Jones mais c'est un homme solide et sérieux », décrit Catherine Guien, maire adjointe en charge de la culture scientifique.

« Je suis de la génération des personnages de Tintin et des Mystérieuses cités d'or, les civilisations d'Amérique latine m'ont toujours passionné ». Depuis sa première expédition au Pérou, Thierry Jamin ne démord pas. « On se bat avec des pilleurs, mon équipe et moi avons déjà reçu des menaces de mort. Et de fausses accusations m'ont conduit à être arrêté par Interpol. Or, nous travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement péruvien, et remettons toutes nos découvertes à ses autorités. »


Païtiti est la plus fascinante histoire de la mythologie inca. Selon la légende et les vieilles chroniques, cette ville immense se trouverait perdue quelque part dans la forêt amazonienne péruvienne.

Depuis quinze ans, Thierry Jamin, archéologue et explorateur français, arpente la jungle amazonienne pour percer le mystère de cette ville perdue. Son histoire commence par d’énigmatiques « pyramides » localisées sur des images satellites à la fin de l’année 1975…

Ce sont quinze années de rencontres avec des personnages incroyables. Quinze années de face à face avec les animaux de la jungle, de naufrages en pirogue, de fausses routes et de vrais amis.

Après les découvertes extraordinaires réalisées par son équipe en 2006, sur le site des pétroglyphes de Pusharo, Thierry Jamin découvre en 2009 une dizaine de sites incas inconnus dans la vallée de Lacco, sur le chemin de Païtiti. Incroyable ! Certains d’entre eux sont de l’ampleur de Pisac ou Choquequiraw…

Thierry Jamin et ses compagnons en sont désormais persuadés : La ville secrète de Païtiti n’est plus très loin…







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