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23 nov. 2015

Ensemble de cas ufologiques assez peu connus s'étant déroulés en France



Dans le monde de l'ufologie, certaines grandes histoires reviennent assez souvent comme Tunguska (1908), Roswell (1947), Colares (1977), Varginha (1996) ou encore la "bataille de Los Angeles" de 1942.

Mais il subsiste encore bien d'autres histoires moins relayées dans les médias alternatifs ou connues du grand public.

Dans cet article, je regroupe quelques de ces cas et contacts ufologiques qui ont eu lieu en France.


Le cas de Beausoleil (Eté 1951)

ETE 1951 (juin ou juillet – 21 h)

En 1977 le CRUN procéda à une enquête collective sur ce cas qui fut publié dans la revue Lumière Dans La Nuit (1), ainsi que dans le bulletin trimestriel de L’ADEPS (2).

Nous avions eu l’information par un membre qui appartenait à  la famille de Mme V, dernière survivante du trio qui fit cette observation.

Nous passâmes un dimanche après-midi bien agréable chez cette dame qui se souvenait parfaitement des faits l’ayant tant marqué 26 années auparavant.


Les Faits


L’observation étrange eut lieu un jour de l’été 1951, vers 21 h, sur une place publique de Beausoleil, près de Monaco, dans les Alpes-Maritimes.



Mme V, 40 ans, sans profession ; son mari, Mr V, 49 ans, électricien, et leur ami policier, Mr Y, 50 ans, avaient décidé de se rendre sur cette place publique où se déroulait une représentation théâtrale donnée par une troupe itinérante, comme cela se faisait encore en ce temps-là.

La pièce jouée était le drame romantique « Lucrèce Borgia » de Victor Hugo.

Ils arrivaient en devisant tranquillement par la rue des Martyrs qui descend en pente douce jusqu’à la place en question. Ils étaient en retard et la représentation avait déjà commencé mais ils comptaient trouver quelques places assises encore libres, vers les tréteaux de la scène qui se jouait en plein air.

Il faisait toujours jour et le ciel était clair. Il a été impossible de faire préciser le mois exact, mais peut tabler sur juin ou juillet, vu qu’il faisait toujours jour et que le ciel était très clair.

En débouchant sur la place et de leur position légèrement dominante, ils virent alors tous les trois, à une cinquantaine de mètres de distance, un curieux spectacle : un objet ovoïde et transparent, légèrement incliné, se tenait au dessus et en arrière de la scène à environ sept mètres au dessus du sol.


Il faut s'imaginer un O.V.N.I ressemblant à peu près à cette forme



L’étrange engin était placé de manière à ne pas être vu, ni par le public qui lui tournait le dos, ni par les acteurs faisant face.

Il n’y avait pas de bruit particulier,  si ce n’est les répliques des comédiens qui devenaient de plus en plus audibles au fur et à mesure de la progression.

Intrigués mais croyant tout d’abord à quelque animation particulière, ils avancèrent tranquillement vers l’objet.

Ils purent alors distinguer de profil, un pilote qui se tenait assis vers l’avant de « l’oeuf » et vêtu d’une combinaison claire, à l’aspect maigre et âgé, portant une barbe assez longue et blanche.

L’étrange personnage n’avait rien sur la tête, sa physionomie paraissait normale ainsi que sa couleur de peau, et il était penché vers l’avant, comme si lui aussi profitait du spectacle.

A ses côté un deuxième individu se détachait, mais moins nettement visible. Le témoin ne se rappelait pas d’autres traits morphologiques plus précis.
A cet instant, Mme V était parvenue à seulement 15 mètres de l’objet insolite, dont elle estima la longueur à cinq mètres maximum, peut-être un peu moins.

Bien qu’ils en aient beaucoup parlé par la suite, aucun témoin ne se rappela avoir vu quelque chose d’autre à l’intérieur de cet « œuf transparent » ; aucune autre structure interne ne leur revint en mémoire.

La seule chose, c’est que peut-être la luminosité à l’intérieur de l’œuf paraissait plus claire qu’à l’extérieur.


Illustration représentant l'objet et ses occupants



Après s’être communiqué de rapides impressions, ils décidèrent d’interpeller les spectateurs, souhaitant leur faire partager cette incroyable vision.

A ce moment, l’objet démarra très rapidement en émettant un léger sifflement et disparut définitivement derrière un immeuble direction Nord-Nord-Est.

A ce moment, les témoins se trouvaient alors à  sept ou huit mètres seulement de l’engin.

Dérangé et en colère, les spectateurs s’en prirent aux trois perturbateurs en les traitant de « fous furieux » ; et personne ne vit quoi que ce soit dans le public.
Au total, l’observation dura une trentaine de secondes, mais elle alimenta longtemps les conversations du trio d’amis, mais strictement en famille, et qui ne comprirent jamais tout à fait l’origine de cette vision.

A noter que Mr V aurait entendu lors de la descente de la rue, des voix bizarres ressemblant à du russe (mais pas les deux autres témoins).


Remarques


Au moment de l’enquête Mme V était la dernière du groupe encore en vie.

- Son récit et ses explications ont été associés à une reconstitution opérée sur les lieux mêmes de l’apparition, qui en 1977  n’avaient quasiment pas changés.

- Nous en avons tiré la conclusion que le récit était cohérent avec la topographie et que l’objet insolite semblait s’être positionné de façon à n’être exclusivement visible que par les témoins.

Ce constat s’inscrit dans le caractère ostentatoire du phénomène, particularité observée et conceptualisée à la fin des années 70.

- Une recherche sur les coupures de presse de l’époque a montré que l’on parlait déjà de conquête spatiale et de possibilité de lancer des satellites en 1951. C’est aussi l’époque où les premiers hélicoptères (américains) firent leur apparition médiatique, notamment lors de la guerre de corée.


Il ne semble pas qu’il y en ait eu en France à cette date hormis quelques prototypes assez rustiques (3).

Interrogée sur ce point, le témoin a formellement dénié qu’il puisse s’agir d’un hélicoptère, qui se surcroît aurait été fort bruyant et n’aurait pu passer inaperçu.

- Beaucoup d’objets en forme d’œuf ont été aperçus lors de visions rapprochées et en faire une liste, même réduite, serait bien trop long et déborderait le cadre de cette enquête ; on ne peut cependant s’empêcher de penser à l’affaire de Valensole, même si dans ce cas, l’objet avait des parties métalliques sur la « coque » et des structures technologies porteuses (axe inférieur central et pâles de stabilisation).

-  C’est ce qui nous a justement surpris : le fait que rien d’autre que les « pilotes » n’ait été aperçu à l’intérieur de l’objet ovoïde, vu sa transparence.

Etait-ce dû à un manque d’attention ou de mémoire sur ce point précis ? Où était-ce réellement vide à l’intérieur ?

Et dans ce cas, de quelle sorte de technologie s’agit-il ? Autant de questions sans réponses, même si on peut spéculer sur le côté fortement symbolique de « l’œuf transparent » dans la tradition occidentale.

Il y aurait des pages à écrire sur ce sujet passionnant pour l’érudit. A noter qu’un épisode de la série Star streck (fin des années 60) offre un épisode assez semblable avec un pilote barbu sortant d’une machine en forme d’œuf transparent !

A noter, parmi les nombreuses similitudes mondiale, le cas de Vaux en Dieulet (Ardennes) un an avant celui de Beausoleil, mit en scène un œuf transparent presque identique, sans système de propulsion, avec un petit personnage genre bibendum qui se tenait debout en son centre, fixant les témoins avec insistance.




Il s’agit d’un scénario à « effet vitrine » classique mais avec deux observateurs (4).

- Le phénomène se produit souvent de manière nocturne et dans des endroits plutôt isolés, vis à vis de témoins souvent seuls ou en duo. Ici rien de tel ; l’apparition eut lieu en pleine ville, de jour et devant trois témoins.

Vu les circonstances, on pourrait parler une prise de risque maximale, mais ce cas nous montre aussi que le phénomène peut opérer où, quand, et comme bon lui semble, puis filer en toute impunité au moment opportun.

Cette « réactivité » qui découle de l’interaction avec les comportements des témoins, s’inscrit dans « l’elvisness » (la dérobade, la fuite) faisant partie des invariants qui bornent la manifestation et ne souffrent jamais de la moindre exception.

- Le phénomène maîtrise-t-il complètement les données spatio-temporelles de sa manifestation ?

Y compris les paramètres aléatoires que représentent les témoins ? Cette hypothèse un peu folle n’en soulève pas moins des questions intéressantes…

Notes

1) Revue Lumières Dans La nuit  n° 175 de mai 1978, pp 9 – 10.

2) ADEPS : L’Association pour la Détection et l’Etude des Phénomène Spatiaux, très active durant la décennie 1970-80 comptait plusieurs centaines de membres en région PACA  et éditait un bulletin trimestriel.

3) Les premiers hélicoptères opérationnels sont apparus lors de la guerre de Corée (1950-53) où ils ont été massivement employés par les américains (notamment le S.51 de I.Sikorsky) pour le transport de blessés.

L’idée remontait loin dans l’histoire (de la Chine du VI° siècle ap J.-C. jusqu’à Leonard de Vinci).

Entre 1900 et 1940 l’hélicoptère est resté au stade de projets et à quelques prototypes handicapés par la configuration à double rotor issue des contraintes aérodynamiques et techniques.

Pendant la dernière guerre, les Allemands en construisirent deux modèles, dont l’un, le monoplace Flettner FI 282 kolibri, préfigure les générations modernes.


Un Flettner Fl 282 Kolibri




En France, des travaux furent menés dès l’après guerre en compagnie d’ingénieurs allemands et aboutirent à un premier prototype, le SR 3101 (juin 48) bientôt suivi du monoplace SE 3110 (1950) ce dernier ayant une forme plus ronde, et surtout le SE 3120 qui fit son premier vol le 31 août 1951 (donc approximativement à la même date que l’observation de Beausoleil).

Ce dernier prototype est la véritable matrice de l’Alouette qui sera produite à partir de 1955.


SE 3120



Ces appareils étaient bruyants et peu maniables, généralement monoplace, et n’avaient évidemment pas les performances extraordinaires de l’objet décrit à Beausoleil.

4) Réf : J. Gonzales : Le dossier des RR3 en France. Edition à compte d’auteur / 2011, pp 22-23.




Valensole (Juillet 1965)


C'était le 1er Juillet 1965 dans un petit village du sud de la France nommé Valensole (capitale mondiale de la lavande), vers 5h45, près de la route d'Oraison.

M. Masse, agriculture provençale, travaillait sur son champ de lavande lorsqu'il entendit un étrange sifflement.

S'attendant à voir un hélicoptère, il aperçoit à 90 mètres de lui, à sa stupeur, un engin en forme de ballon de rugby ressemblant étonnement à une voiture d'époque.

En s'approchant, l'agriculteur fait la rencontre de deux créatures de petite taille similaires à des enfants à l'apparence humaine, mais pas tout à fait.



Lorsqu'il se trouve à environ 10 mètres d'eux, ils pointèrent vers lui une espèce de "tubes" qui le paralysa jusqu'à la fin de l'observation.

Ils ne paraissaient pas méchants, mais plutôt amusés en regardant M. Masse.

C'est alors que les deux êtres se seraient mis à communiquer à l'aide de sons étonnants avant de s'envoler à bord de leur engin, avec le même sifflement que lors de l'atterrissage, et de disparaître furtivement.

Il n'y avait ni fumée ni poussière soulevée par cet engin.

Différentes traces et notamment un trou rond d'une trentaine de centimètres de profondeur furent observées à l'endroit de l'atterrissage de ce supposé objet.

Le sol resta très dur durant longtemps, de même pour l'herbe qui est restée un bon moment avant de repousser.

D'après ce qu'on peut lire sur cette affaire dans le rapport Cometa, "le long de l'axe de fuite de l'objet, sur une centaine de mètres, les plans de lavandes étaient desséchés.

Ce phénomène dura des années au cours desquelles le témoin essaya vainement de planter des plants dans un rayon de quelques mètres autour de la trace ".

L'agriculteur se rendit plus tard à Valensole où il raconta ce qui lui était arrivé, et en mettant de côté les faits qu'il considérait trop insolites de peur du ridicule. C'est plus tard qu'il raconta aux gendarmes la vraie version.

Suite à ces événements, M. Masse développa des troubles psychologiques durant des semaines (il dormit douze à quinze heures par nuit), et aurait même quitté la ville étant donné qu'il semblait agacé par les médias et par ce qu'il semblait vivre.

À partir du 3 juillet, les journaux parlent de la "soucoupe volante de Valensole". 

La plupart émettent l'hypothèse d'un hélicoptère Alouette II ou III.




Des similitudes ont été constatées entre ce cas et celui de Socorro dans le Nouveau-Mexique.

Des ufologues tels qu'Aimé Michel, Jimmy Guieu ou Jacques Vallée plus tard, se sont intéressés à cette affaire.
Aimé Michel dit : " si le témoin a inventé la chose, il a inventé quelque chose de tout à fait conforme à ce que l'on sait déjà, en particulier de tout fait conforme à une observation faite l'année dernière aux États-Unis dans un endroit qui s'appelle Soccoro ".

Quant au fait qu'il puisse s'agir, selon les autorités, d'un hélicoptère ou pas, on a beaucoup d'éléments contradictoires à ce sujet même s'il existe, près du lieu des faits, une base d'hélicoptère.

Près des lieux de l'atterrissage de l'Ovni de Valensole, il y aurait des antennes radars émettant des champs de micro-ondes qui auraient pu affaiblir l'appareil obligé de se poser.


Les grandes antennes du site de Roumoules sur le plateau de Valensole




Et les deux occupants, se sentant peut-être agressés, auraient pu vouloir se défendre à l'aide de leur fameux tube. Mais ce ne sont que des suppositions.




Cussac (Août 1967)

Le village de Cussac (France) qui compte 282 habitants ne reçoit guère, à cette époque, les services de télévision et de radio, mais qu'un seul journal local.

Les Faits

En août 1967, deux enfants gardent un troupeau en jouant aux cartes lorsque le chien se met à aboyer pour les avertir qu'une vache s'apprête à franchir le muret de l'enclos.

Le garçon âgé de treize ans à l'époque des faits se lève pour appeler son chien afin de les faire revenir, lorsqu'il aperçoit de l'autre côté de la route, à 80 mètres environ de lui, quatre enfants qu'il ne reconnaît pas.



C'est alors qu'il appelle sa sœur, âgée de neuf ans, et aperçoit près des inconnues une espèce de sphère extrêmement brillante.


Ils se rendent compte qu'il ne s'agit pas d'enfants, mais de petit être noir mesurant maximum 1m20, dont deux étant plus petits que les autres.

Deux d'entre eux sont debout à côté de la sphère, un autre est agenouillé devant elle et le quatrième, debout, tient dans la main une sorte de miroir qui aveugle les enfants.

Le garçon tente de les interpeller, mais les petits êtres rejoignent précipitamment la sphère. C'est alors que les enfants les voient s'élever du sol et pénétrer dans la boule par le haut.

En s'élevant, la sphère émet un sifflement doux et assez aigu, mêlé au bruit d'un souffle qu'aucun des enfants ne ressent.



Les animaux semblent perturbés et se mettent à aboyer et meugler. L'observation aura duré 30 secondes.

Les enfants se dépêchent de ramener les vaches à la ferme avant l'heure prévue.
Dix minutes après l'observation, un agriculteur les voit sur la route en train de rentrer avec le troupeau, manifestement en pleurs et en état de choc. Il constate aussi l'agitation des vaches.

Le maire de Cussac, qui est le père des enfants, voit arriver le chien puis ses enfants choqués. Il décide d'appeler les gendarmes de Saint-Flour, à 19 km de là.

Les enfants évoquent à l'époque une odeur de soufre, mais subirent surtout des troubles d'ordre physiologique, leurs yeux pleurèrent durant plusieurs jours. Ce qui fut confirmé par la famille et le médecin.

L'Enquête

Joël Mesnard et Claude Pavy débutent une enquête pour le GEPA qui est publiée dans le numéro de " Phénomène spatial " de juin 1968.

L'association ufologique " Lumières Dans La Nuit " (LDLN) mène également une enquête avec des membres du Sud de la France.

En 1977, Luc Bourdin, enquêteur de LDLN rencontre François, alors étudiant à la faculté de Clermont, et refaite une contre-enquête.



Claude Pavy enquêtant pour le GEPA lors de l'hiver 1967, avec les enfants sur les lieux de l'observation




Il apprend qu'une phrase attribuée à Anne-Marie (Vous venez jouer avec nous ?) est une pure invention journalistique, les témoins s'étant rendu compte rapidement qu'ils n'avaient pas affaire à d'autres enfants.

François confirme en outre n'avoir pas vu de " pieds " sur lesquels aurait reposé la sphère. Seule sa sœur a évoqué ce détail.



Mis à part l'odeur étrange ressentie après l'évènement supposé, ainsi que l'herbe légèrement jaunie, on n'a pas de véritables traces.

Les deux frères et sœurs n'ont jamais démenti, ni contredit leurs témoignages même 50 ans après les faits.

Un garde champêtre qui n'a pas assisté à la scène, mais qui habitait à proximité déclarera avoir aussi entendu ce bruit.

Le magistrat, dans la conclusion de cette contre-enquête donna son avis sur les témoins et leur témoignage :


« Il n'existe dans ces divers éléments aucune faille, aucune discordance qui permette de douter de la sincérité des témoignages, ni d'envisager raisonnablement une invention, une supercherie ou une hallucination.

Dans ces conditions, malgré le jeune âge des témoins principaux, et si extraordinaires que paraissent être les faits qu'ils ont relatés, je pense qu'ils les ont réellement observés ».

Cette même année, Claude Poher présente l'analyse des témoignages de Cussac au Comité scientifique du GEPAN. Le cas de Cussac est notamment décrit dans le Rapport Cometa.


Prise de vue depuis le lieu de l'observation, avec dessin de la sphère et de son envol, fin été 1968


Jean Jacque Velasco, du SEPRA en 1995 évoqua une possible confusion avec un hélicoptère de type Alouette, mais pas plausible selon les spécialistes.

À partir d'une enquête reprise à zéro en 1988 (celle de la gendarmerie en 1977 n'ayant même pas fait l'objet d'un procès-verbal), soit 11 ans après les faits, le GEPAN conclut que " le phénomène observé n'est assimilable à aucun phénomène connu de nous".


Il ajoute : "les divers éléments et indices relevés vont tous dans le sens de la réalité des dires des enfants ".

Le garçon, aujourd'hui maire de Saint-Flour, déclara plus tard avoir vécu une " distorsion " du temps dont il se sent incapable de donner le modèle physique, et s'interroge toujours sur la nature exacte de son expérience.

Il dit que cette observation le culpabilise sans en comprendre les raisons.

Le cas de Cussac demeure une véritable énigme avec un manque de preuve flagrant.

Surtout qu'il s'agit dans ce cas d'enfants même si je pense qu'il ne faut pas remettre en cause leur témoignage.

Quelque chose d'étrange s'est probablement déroulé à Cussac. Il reste à déterminer la nature exacte de cette expérience ?

Sources :

Le site RR0
" Les OVNIS et la défense : À quoi doit-on se préparer ? " (Broché) 




Le cas des "hameaux du soleil ", 1975

La Colle sur Loup (ALPES – MARITIMES)

Le 18 Août 1975 / entre 2h et 3h30 du matin
 
Cette affaire, généralement classée dans les rencontres rapprochées du troisième type (RR3) est connue :elle a fait l’objet d’une enquête officielle peu après les faits, car une partie des témoins a prévenu la gendarmerie dès le matin.

Du coup, la presse l’évoqua cette et L’ADEPS (1) très active à l’époque mena l’enquête quelques temps plus tard ; une relation de cette observation est également parue dans la revue Lumières
 Dans La Nuit à l’été 1977 (2).



Le cas a également été évoqué dans plusieurs ouvrages, avec des versions qui divergeaient parfois légèrement (3).

D’autres enquêteurs privés s’y sont intéressés, comme Daniel Mavrakis (4) ainsi que le CRUN.

Ce cas est connu sous le nom de la Colle Sur Loup, bien qu’il se soit déroulé à mi-distance de Villeneuve-Loubet et de la Colle sur Loup (Départementale 6) sur un vaste terrain agricole où l’on s’apprêtait à construire un domaine résidentiel : Les Hameaux du soleil.

C’est la raison pour laquelle il est parfois mentionné sous ce dernier nom.

Pourquoi alors revenir sur quelque chose de déjà connu ?

J’ai lié en 1977 une solide amitié avec l’un des deux témoins principaux (B.G), amitié qui ne s’est jamais démentie est reste valable près de 40 ans après les faits.

J’ai ainsi bien connu ses parents, son frère, et plus tard son épouse ainsi que ses deux enfants.

Fidèle à mes principes, son anonymat est respecté dans cette relation, ne serait-ce que parce qu’il occupe aujourd’hui un poste à responsabilité dans la sécurité nationale.

Je me suis également rendu à Paris trois ans après l’observation pour contre enquêter le second témoin, qu’avait retrouvé à ma demande mon ami Alain Gamard (5).

Ce second témoin nous a reçu avec une grande gentillesse sur son lieu de travail et a confirmé à plus de 99 % tous les faits.

A l’été 2009, B.G est revenu pour quelques jours dans la région et cela a été l’occasion d’évoquer à nouveau son aventure avec lui.



Il faut garder à l’esprit que ce cas impliqua des témoins adjacents multiples dont tous n’ont pas été répertoriés, mais qu’en ce qui concerne l’observation rapprochée, il n’y eut que deux protagonistes : B.G et P.L (B et P).

Cette situation confère un intérêt tout particulier à la relation des faits telle que le CRUN l’avait consigné à la fin des années 70, annoté de précisions inédites, d’une nouvelle rédaction ainsi que quelques commentaires qui me sont propres.

Les Faits


a) La Topographie


Le lieu de l’observation, nous l’avons dit, est situé à quelques dizaines de mètres de la D6 reliant Villeneuve-Loubet et Cagnes sur Mer à la Colle sur Loup, au lieu dit des hameaux du Soleil, lotissement résidentiel dont la construction était sur le point de commencer au moment des faits.

En bordure de la départementale, un vaste emplacement de terre battue servait alors de parking, et pour le reste, c’était encore la campagne.



En contrebas de ce parking, il y avait un ruisseau, puis un vaste écran d’arbres qui occultait le paysage, et enfin derrière, une grande clairière de 40 à 50 mètres de diamètre, protégée et entourée par la forêt.

Il faut simplement retenir que du « parking » on ne voyait pas la clairière à cause du rideau d’arbres.

A noter également qu’une ligne haute tension de 150 Kv traversait le lieu de l’observation, à gauche de la clairière, et était nettement visible depuis le parking (6).


b) Les Témoins


Ce cas a impliqué de nombreux témoins, tous jeunes, certains se connaissant depuis peu.

C’était les vacances et la fête permanente. La plupart avaient passé la soirée en boite de nuit et étaient sortit tard, soit en voiture, soit en moto.

Les deux témoins principaux : B.G 19 ans, habitait à Vence chez ses parents, et P.L (22 ans) en vacances sur la côte, habitait à Anthony, dans la région parisienne.
Les deux jeunes gens avaient sympathisé quelques jours auparavant.

P.L, pour des raisons d’économie, faisait du camping et avait planté sa tente deux places justement dans la clairière protégée par le rideau d’arbres, en contrebas du parking. B.G était en moto.

C’est toute une joyeuse équipe qui sortit de boite de nuit à deux heures du matin et décida de se retrouver au fameux parking ; un lieu où les jeunes allaient souvent pour être tranquilles.

Il y avait là Marion T…, 19 ans, demeurant en Allemagne, Claude J…,22 ans demeurant à Massy, Marylin M…, 20 ans, demeurant à Puteaux, Michel P…, 25 ans, etc. car seuls ceux là se firent connaître plus tard ; mais en fait il y avait entre douze et quinze personnes sur ce parking.

Un mot de B, l’un des deux témoins principaux : nous l’avons rencontré deux ans après les faits (eric zurcher et Christian Hycnard) chez lui à Vence où son père tenait un complexe sportif avec trois terrains de tennis. B…nous a accueilli très gentiment un soir et a bien voulu relater encore une fois son aventure, malgré les habituelles moqueries dont il avait été l’objet, y compris dans sa propre famille.

B était professeur de tennis, diplômé d’Etat, et un grand sportif doté d’une condition physique extraordinaire.

C’est toujours le cas aujourd’hui : il a gravi le Mont blanc il y a peu de temps encore. C’était quelqu’un de franc et direct, un véritable « boute en train » quand il était en compagnie, et surtout un garçon extrêmement sensible.

Cette sensibilité que j’ai appris à connaître progressivement, se retrouve dans son témoignage.

Il faut savoir que B a toujours refusé de retourner sur les lieux, même de jour, tant cette « expérience » l’avait marqué.

Il m’a donc été impossible de le trainer sur place tant il restait terrorisé par cette rencontre, mais il est vrai que dès 1976, le chantier des hameaux du Soleil avait été engagé, et la zone totalement bouleversée.

Comme la plupart des jeunes, il cherchait sa voie et désirait s’évader de son milieu familial, assez pesant ; le père était très autoritaire et assez méprisant avec lui ; la mère plus effacée, compensait l’ambiance avec des crises de tétanie fréquentes.

Finalement, quelques années plus tard, B s’est évadé en se mariant et en changeant de région pour un nouveau travail (police) avant d’évoluer vers la DST en tant que commissaire.

P était un peu plus âgé au moment des faits ; plus posé et installé dans la vie puisqu’il travaillait déjà comme dessinateur industriel.

C’est d’ailleurs dans son cabinet de travail qu’il nous reçut moi et Alain quelques années plus tard, dans la région parisienne. Les deux témoins s’étaient perdus de vue.


c) L’Observation proprement dite / nuit du 18.08.1975 / 2h30.


Cette nuit là, B était épuisé et n’avait aucune envie de repartir en moto pour Vence.
P lui proposa donc de dormir avec lui dans la tente, puisqu’elle était à deux places, et de repartir au matin.

Vers deux heures du matin, les deux compères, quittèrent donc le groupe qui discutait sur le parking et gagnèrent la clairière où la tente était dressée en bordure, assez proche du rideau d’arbres.

P s’endormit assez rapidement tandis que B avait du mal à trouver le sommeil : il ressentait une sorte de malaise indéfinissable.

Juste un peu avant, une des filles du groupe resté sur le parking avait remarqué l’arrivée d’un curieux phénomène : un « nuage lenticulaire bizarre » presque au dessus de la clairière, d’environ 20 mètres de longueur sur 5 mètres de hauteur (une sorte de cigare, donc) de couleur grisâtre et paraissant très opaque.

Plus curieux encore : une sorte de trompe en était progressivement sortie par l’un des côté et descendait vers la clairière.

Les témoins observèrent le phénomène silencieusement, n’osant réveiller certains qui dormaient dans les voitures.



Le « nuage » occultait la lune à ce moment là et se détachait donc parfaitement « en ombre chinoise » (pleine lune le 20 Août, cette année là).

Dans la clairière, B ne trouvant toujours pas le sommeil et de plus en plus mal à l’aise, décida finalement de sortir de la tente pour s’aérer un peu.
Ce qu’il observa à l’orée de la clairière le glaça d’effroi.

A une vingtaine de mètres se trouvaient quatre grands rectangles d’un blanc luminescent (mais n’éclairant pas le sol) de deux mètres de haut sur un mètre de large et qu’il qualifiera plus tard de portes de frigidaires.

Ces formes géométriques se tenaient, nous l’avons dit, au début de la clairière, côté opposé et elles se tenaient légèrement en quinconce, les deux centrales étant un peu plus avancées que les deux externes.

L’angoisse le gagnant mais pensant être sous le coup d’une hallucination, B se précipita à l’intérieur de la tente pour secouer son camarade et le tirer dehors. P ne put alors que constater les inquiétantes présences.

Au bout de quelques instants, B remarqua à la partie supérieure de chaque rectangle phosphorescent deux points beaucoup plus lumineux, des espèces d’yeux qui scrutaient l’environnement en le balayant de concert, avec des mouvements synchrones.

Il se sentit aussi observé avec une acuité insoutenable : c’était comme si on me fouillait à l’intérieur nous confiera t-il plus tard.

Les « yeux » s’éteignirent doucement et l’angoisse qu’il ressentait se transforma alors en véritable panique quand les 4 formes commencèrent à avancer de concert vers eux.

Elles progressaient lentement et silencieusement en paraissant léviter un peu au dessus de sol, ce qui n’empêcha pas les deux témoins d’entendre nettement les herbes foulées.

Il n’y eut pas de longues discussions.
D’instinct, les deux hommes prirent leurs jambes à leur coup, passèrent à travers le rideau d’arbres, traversèrent le ruisseau et remontèrent sur le parking pour prévenir tout le monde.

Voici pour ce qui concerne l’observation très rapprochée.

Interrogé à Paris des années plus tard, P nous confirma tous les détails de cette rencontre, hormis l’épisode des « yeux » qui ne l’avait pas particulièrement marqué.
P nous avoua avoir eu très peur sur le moment, mais il n’était visiblement pas traumatisé par son souvenir ; ce qui n’était pas le cas de B, beaucoup plus affecté.

Quant à la suite, elle fut beaucoup plus longue et aussi plus confuse, car sur le parking, l’excitation avait atteint son comble.

Pendant que certains observaient l’étrange nuage lenticulaire et sa « trompe » descendant au sol (que ni B, ni P n’avaient observé dans la clairière, tant ils étaient concernés par ce qui se passait au niveau du sol) d’autres se déplaçaient pour changer d’angle, et ceux là discernèrent à la cime des arbres deux formes phosphorescentes indistinctes, qui leur firent l’impression de « vigies ».



Il se passa beaucoup de choses : un des jeunes, pris de panique, voulu s’enfuir avec sa voiture, mais celle-ci, au contact, s’alluma de façon anarchique, avec toutes ses lumières comme si tout le système d’allumage était court-circuité ; finalement le phénomène cessa quand on coupa le contact.

D’autres encore repérèrent des lumières qui tournaient dans les environs à basse altitude, paraissant surveiller l’ensemble de la manifestation.

Tout cela se déroula dans un silence total. On n’entendait aucun insecte ni oiseau, et même pas la ligne haute tension, habituellement assez bourdonnante. Seuls quelques chiens aboyaient au loin.

Finalement, au bout d’une heure, la trompe (7) se retira doucement dans le « nuage » et celui commença à s’éloigner très lentement pour disparaître.

Les lumières qui tournaient autour, disparurent à grande vitesse.

Le restant de la nuit fut marquée par des discussions et l’indécision quant à a la marche à suivre.

Aux premières lueurs du jour, le groupe se sépara, mais six d’entre eux (dont les deux témoins principaux) gagnèrent la clairière.
La tente y était intacte.

Au sol, ils découvrirent une ellipse blanchâtre semblable à de la chaux, mais le soleil la fit disparaître sans la moindre trace rémanente.

Prévenu, les gendarmes procédèrent à une enquête, remarquant notamment que les cimes des arbres semblaient avoir été altérées ; elles étaient comme desséchées.




Remarques

- Il est difficile d’interpréter ce cas mais pour ma part, je le trouve assez représentatif de la problématique ovni. On peut appliquer trois grilles d’analyse, bien qu’aucune des trois ne soit réellement satisfaisante.


- Première grille que l’on pourrait nommer « réduction du cas par une l’hypothèse d’un phénomène naturel » :

Le « nuage lenticulaire » assorti de sa « trompe » fait effectivement penser à un phénomène naturel ; il ne faut pas oublier que l’on est à une douzaine de kilomètres, à vol d’oiseau, du cap d’Antibes, où des phénomènes de trombes au-dessus de la mer, se produisent parfois, toujours au même endroit.

J’ai assisté à deux ou trois reprises à ces manifestations qui peuvent durer plusieurs heures avant de disparaître. Il s’agit de petits typhons, fixes et absolument pas dangereux.

Un nuage aurait-il pu évoluer au-dessus de la terre ferme et provoquer ce qu’ont vus les témoins ?



Mais quid des manifestations lumineuses rectangulaires et apparemment intelligentes constatées dans la clairière ?

Des phénomènes électromagnétiques, foudres en boule ou plasmas ? C’est ce qu’en déduirait sans aucun doute un sceptique.

Cette hypothèse est soutenable, mais me paraît pourtant trop « tirée par les cheveux ».

- Seconde grille : un phénomène ufologique. Les faits relatés ne correspondent pas vraiment à l’idée que l’on s’en fait à travers d’autres cas, sans parler du nombre anormalement élevé de témoins adjacent dans les RR ; mais l’important n’est pas là.

Il est dans cette caractéristique qu’a le phénomène ovni à se produire dans des conditions ambigües, floues, qui tendent à invalider à postériori les éléments mêmes de la manifestation. Il ne faut jamais perdre de vue qu’avec cette intelligence « l’occasion fait le larron ».

Les formes non anthropomorphes sont très rares dans les RR3, mais elles existent tout de même.

Le cas de Prémanon (Jura) en 1954 où des « portes de frigidaire » avaient été évoquées par des enfants serait finalement un canular (situations fréquentes dans la vague de 1954).

Un cas très similaire s’est déroulé à St Jean du Gard le 9 Août 1972, à la même heure (2h 30). Comme ici, il a impliqué un couple de campeur (des enseignants) sous leur tente.

D’une manière assez similaire, la femme est sortie dans la nuit, poussée par l’insomnie, et s’est retrouvée face à un parallélépipède sombre de 1,20 m de hauteur, surmonté d’une masse ovale noire avec deux lumières au milieu.

Deux yeux qui exprimaient une malveillance inouïe alors que toute la nature paraissait comme tétanisée, endormie.

La « créature » a été vue à quatre ou cinq mètres seulement et sur un parking au loin, brillait très fortement une sorte de voiture en forme d’œuf.

L’apparition s’est avancée lentement vers le témoin dans un bruissement d’herbes. Complètement paniquée, la femme s’est alors réfugiée dans la tente.

Elle a réveillé son mari mais celui-ci n’est pas sorti et a tenu son épouse dans ses bras. Ils ont entendu des bruissements d’herbes, puis plus rien ; ils ont passé la nuit ainsi, et au matin il n’y avait que de l’herbe foulée.

Ce cas n’a été connu qu’en 1974 (donc un an avant l’affaire des Hameaux) et il est facile de repérer les très nombreuses similitudes entre les deux affaires.

La femme a déclaré que ces affaires ne s’adressaient nullement à la science mais étaient de nature personnelle, visant certainement à faire évoluer nos comportements.

Bien qu’incertaine, la classification en RR3  peut donc être soutenue ; c’est mon avis.



La forme et l'aspect d'un OVNI peuvent changer. Et dans beaucoup de cas, il est plus facile de discerner leur aspect pendant le jour que durant la nuit. 

- La troisième grille de lecture possible renvoie à une sorte de phénomène paranormal. Il reste toutefois malaisé de relier ces faits à une sorte de hantise ou de poltergeist géant.

Dans cette hypothèse, le témoin B aurait pu provoquer le phénomène auquel il a été si sensible, du fait justement de sa sensibilité exacerbée par la pression intrafamiliale.

Ce genre de scénario est souvent relevé sur de véritables polstergeists engendrés, selon les connaisseurs, par des adolescents mal dans leur peau et écrasés par toutes sortes de problèmes.

Toutefois, établir une relation entre ces deux genres d’évènements apparaît ici fortement spéculatif. Tout se passe en fait comme si chacune de ses hypothèses recelait une part de vérité fondée sur des arguments probants.

Il me paraît donc difficile, aujourd’hui encore, d’être plus catégorique ; la seule certitude est qu’il s’est bien passé quelque chose de très étrange, cette nuit là aux Hameaux du Soleil.

Enfin, il aurait été intéressant de pousser plus loin l’analyse d’une part au niveau du sol : la substance blanche évoque ces cheveux d’anges que certains témoins auraient vu rejeté par les OVNI dans les années 50 ; une substance effectivement très évanescente (8) et aussi pour la rémanence magnétique ; et d’autre part pour d’éventuelles modifications biochimiques de la flore.

- Mais on était en 1975. Les choses seraient-elles très différentes de nos jours ?


Notes


(1) L’Association pour la Détection et l’Etude des Phénomènes Spatiaux (ADEPS) était un des groupements les plus actifs dans le Sud-est durant la décennie 1970-80.

(2) Revue LDLN n° 166, de juin - juillet 1977, pp 27 – 28.

(3) Comparer par exemple la relation qui en est faite dans OVNIs en Provence de H.Julien et M.Figuet. Ed de Haute Provence 1993, pp 243 – 246.

(4) Daniel Mavrakis était un très jeune ufologue passionné qui faisait parler de lui au niveau de la région niçoise, dans les années 75-80.

De formation scientifique, brillant, et possédant certainement un QI supérieur à la moyenne, il n’hésitait pas à faire des conférences sur le sujet.

Il dirige aujourd’hui une grande société dans la région de Monaco, mais est devenu un sceptique absolu.

(5) Mon ami Alain Gamard, décédé en 1999 était sans doute l’Ufologue qui connaissait le mieux le problème des RR3 au niveau mondial.

Maîtrisant parfaitement l’Anglais, il traduisait la documentation arrivant des USA et du monde entier. Aussi méticuleux que discret, on le considérait comme un véritable « entomologiste du phénomène ».

Alain a écrit (avec J.L.Rivera) un passage des Apparitions d’Humanoïdes consacré aux canulars. Même Marc Hallet, ufologue repenti et détracteur acharné de la réalité du phénomène, lui a rendu un hommage  mérité. Clin d’œil à Béatrice, sa compagne.

(6) Du parking, la vue pointe à l’Ouest par rapport à la clairière où s’est déroulé le phénomène. La ligne est visible sur la gauche, traversant le coin dans le sens Est-ouest ; elle est encore visible aujourd’hui, bien que la topographie soit complètement bouleversée à cause de l’urbanisation.

(7) Un témoin compara cette trompe à une fine trombe d’eau.

(8) On n’a jamais pu vraiment analyser ces cheveux d’anges, mais certains ont prétendu qu’il s’agissait d’une substance comparable à celle que produisent les araignées pour tisser leurs toiles.





Le cas du bois des Prannes ou "la nuit du chasseur"


Cas du 7 Août 1976 Entre Ampus et Châteaudouble (Haut Var)

Dossier signé par Eric Zurcher et le CRUN

Je vois parce que j’ai une histoire, je vois parce que je connais. Nous percevons toujours une chose après qu’elle se soit reflétée sur le miroir de notre mémoire. Ainsi nous avons tendance à ne rechercher que des miroirs. Admit Goswami.

Note interne au Centre de Recherche Ufologique Niçois : La genèse de cette affaire et la façon dont elle est parvenue à la connaissance du CRUN, à la fin des années 70, n’a jamais été révélée.

Le récit a été divulgué en reprenant simplement une rédaction préliminaire d’Eric Zurcher suite à son enquête de l’époque, par des auteurs qui n’ont même pas pris la peine de citer leurs sources, et qui de surcroît ont omis ou modifié certains passages.



C’est par souci d’exactitude qu’Eric livre ici une nouvelle rédaction de cette aventure incroyable, agrémentée de quelques commentaires inédits.


La Genèse du cas

 
Ce cas est parvenu à la connaissance du CRUN par un concours de circonstances.

Un ami et membre du CRUN, habitant Vence, rencontra au commissariat de cette cité le témoin en question, un inspecteur de police en passe de devenir commissaire, avec qui il sympathisa.

Ce membre lui parla d’une observation qu’il avait faite et en retour « Mr X » lui confia que lui aussi avait vécu quelque chose d’extraordinaire.

C’est ainsi qu’un soir d’octobre 1979 nous nous sommes rendus tous les deux à la maison de Mr X pour recueillir son récit.

Invités du même coup à dîner chez cette famille très sympathique (Mr X était marié et avait deux filles d’une vingtaine d’années) nous passâmes tous ensembles une très agréable soirée.

Par la suite, Philippe.Maïssa (chercheur au CNRS en physique des liquides) s’intégra à l’enquête et effectua sur les lieux une reconstitution de plusieurs heures en compagnie du témoin, refaisant avec lui tout le trajet de cette fameuse nuit.

Ces documents annotés ne sont pas présentés ici pour des raisons de discrétions quant au lieu dont il reste le propriétaire, lui et ses descendants.


1/ Le Récit de Mr X


Mr X exerçait en tant qu’inspecteur de police au commissariat de Vence. Il aimait la chasse et possédait à cet effet un « cabanon » dans le haut Var, dans le bois des Prannes.



Sur le plan géographique, cette vaste étendue boisée et très peu peuplée se trouve entre les villages d’Ampus et Chateaudouble (D. 51) et jouxte la partie sud du camp militaire de Canjuers.

Ce cabanon était du style rudimentaire, et ne comprenait pas l’électricité. Le témoin y allait souvent seul pour s’y reposer et se balader, et c’était le cas cette nuit du 7 août 1976 (1).

C’était une fin de semaine et la chasse n’étant pas ouverte, il n’était pas armé.

A 22 h 55 il se reposait allongé sur un lit de fortune, tout en écoutant sa radio (un petit poste fonctionnant avec des piles qu’il avait emmené avec lui). Une bougie brûlait et éclairait la pièce.

A partir de ce point, nous emprunterons le présent pour la narration, les expressions en italiques étant les propos mêmes du témoin.

Soudain, des grésillements se font entendre sur le poste et un cri retentit au dehors, déchirant le silence total de la nuit.

Un cri inhumain, à vous glacer le sang, une véritable plainte d’animal blessé.

Le témoin éteint immédiatement la radio et la bougie, et il attend assis sur son lit, tous ses sens en alerte.

Au bout de trente secondes, un cri identique retentit, avec la même intensité.
Cette fois, Mr X se lève, ouvre la porte et scrute la nuit.

Il se trouve qu’on y voit assez bien car le ciel est clair et la lune, presque pleine, est levée.

Il distingue alors à une cinquantaine de mètres, légèrement en contrebas, trois formes humaines sur le chemin qui s’enfonce dans la forêt.

Ces silhouettes sont de petite taille, environ un mètre dix, paraissent avoir de grosses têtes et surtout de très long bras, un peu comme des singes. Elles lui font face, sur la même ligne, très proches l’une de l’autre.





Immédiatement, elles font demi-tour et se mettent en mouvement, repartant vers la forêt.

Le témoin s’aperçoit alors que celle du centre paraît mal en point, comme si elle était blessée, et qu’elle est soutenue par les deux autres, qui l’encadrent de chaque côté.

L’étrange trio, se tenant par les bras et d’une curieuse démarche (ils se dandinaient) s’enfonce alors dans l’obscurité.

Pour comprendre la suite, il faut dire un mot de la personnalité de Mr X.

Il s’agit, nous l’avons dit, d’un policier ; c’est à dire de quelqu’un de naturellement curieux, qui à l’habitude de l’enquête, et à priori de la filature ; bref, quelqu’un qui aime bien aller au fond des choses pour en dégager la vérité.

Mais cela ne suffit pas tout à fait à expliquer son comportement.

Lors de la soirée passée chez lui, son épouse nous a expliqué qu’il avait tout au long de sa vie fait preuve d’un courage hors du commun, d’une témérité frisant parfois l’inconscience, comme charger sous les balles (ce qui le fait bien rire !) pendant la guerre (d’Algérie) par exemple.

Des épisodes de ce style, sa vie en est riche car il a aussi été militaire. Et en entendant tout cela, il sourit…et acquiesce doucement, en s’excusant d’être ainsi, aussi…énergique...

Il avait la cinquantaine passée au moment des faits.
Par ailleurs, c’est un chasseur, et à ce moment il est persuadé d’avoir affaire à des animaux dont l’un est blessé, même s’il ne comprend pas vraiment de quels animaux il peut bien s’agir.



C’est ce contexte qui explique la suite des évènements : là où pratiquement tout un chacun se serait prudemment barricadé dans le cabanon, cet homme décide sans hésiter de prendre un bâton court qui se trouve derrière la porte et de partir, seul dans la forêt, sur la piste des étranges personnages, car il veut absolument en avoir le cœur net !

Ainsi commence ce que j’ai un jour nommé la traque du chasseur : Mr X, policier de son état, prend les êtres en filature.

Il va très rapidement les rattraper car, à cause de leur progression malhabile, leur allure n’est pas très rapide.

Se tenant discrètement à une cinquantaine de mètres derrière eux, parfois courbé et marchant avec précaution, évitant le moindre bruit, il va les « filer » pendant près d’une heure et demie !

C’est en cela que cette affaire prend un tour extraordinaire.

Dans ce terrain accidenté, où la forêt cède de temps en temps aux taillis, aux bosquets ou aux clairières,  il lui arrive souvent de perdre les êtres de vue, mais il parvient toujours à les retrouver.

Parfois, les personnages passent dans un lieu mieux éclairé par la lune, et il peut alors mieux les observer.

Il constate que les deux êtres à l’extérieur tiennent au bout de leurs bras libres (l’autre servant à soutenir le « blessé » qui est au milieu) une sorte de petit bâton au bout recourbé, une crosse de 40 cm, exactement comme un manche de parapluie.

Il lui semble aussi que les personnages sont revêtus d’une sorte de carapace, ou de combinaison, qu’ils ont des oreilles un peu proéminentes et pointues, mais il faisait quand même sombre et ce sont essentiellement des impressions.



Pendant tout ce temps, son esprit travaille ; peu à peu, vient l’impression, puis la confirmation qu’il n’a pas affaire avec des animaux ou à une histoire « naturelle » de cette sorte, mais à quelque chose de bien plus extraordinaire et qu’il ne comprend toujours pas.

Mr X sait seulement qu’il est en train de vivre un épisode hors du commun.

La reconstitution montrera que le parcours a duré trois kilomètres.

Finalement, le trio insolite parvient, non loin d’une ferme abandonnée (2) à une petite clairière ou notre témoin distingue une sorte d’objet absolument noir qu’il décrira comme une caravane qui ne paraissait pas toucher le sol, car elle semblait suspendue à 50 cm au dessus.

Par ailleurs une sorte d’antenne courbée faisait saillie, en haut sur la droite.

Les mesures effectuées sur les lieux montreront qu’il s’agissait d’un objet rectangulaire, long de 6 à 7 mètres et d’une hauteur de 2 m 50 environ parfaitement lisse, sans aucun détail visible à part « l’antenne » et intégralement noir.

C’est alors qu’il faut vraiment mesurer la détermination du témoin.
Mr X comprend enfin et de façon définitive qu’il vient de vivre une des aventures les plus stupéfiantes de sa vie.

Maintenant, les trois êtres se dirigent, toujours péniblement, vers l’objet et n’en sont plus qu’à quelques mètres.

On ne me croira jamais ! se dit Mr X.

Et pour ne pas passer pour un cinglé, il me faut une preuve : il faut que j’attrape absolument un de ces êtres, ou à défaut, au moins une des petites cannes au bout recourbé !



Et voilà Mr X, comme le lièvre de la fable qui se dresse et se met à courir de toutes ses forces pour combler le plus vite possible la distance (50 mètres) qui le sépare des humanoïdes !

Ceux-ci ont désormais atteint l’objet rectangulaire noir et commencent à le contourner.

Soudain… un éclair de lumière gigantesque illumine la clairière et la garrigue. Mr X se retrouve au sol, assis et tentant de reprendre ses esprits.

Finalement, il se redresse dans le noir total, avec un fort mal de tête. Combien de temps s’est-il écoulé ?  Il ne sait pas ; peut-être trente secondes, peut-être plus (3).
Il inspecte la clairière : il n’y a plus rien.

Pendant plusieurs heures, il va tenter de retrouver son chemin dans cette région qu’il connaît pourtant bien. Mais la nuit, tout est si différent.

Finalement, après s’être plusieurs fois perdu et avoir erré au hasard, il finit par couper la route reliant Ampus à Châteaudouble et de là, la remonte jusqu’à son cabanon.




Il est près de 4 h du matin, l’aube n’est plus loin, et son aventure aura duré plus de quatre heures.

Il est perclus de fatigue, tente de dormir un peu, toujours taraudé par une migraine insistante ; finalement il s’assoupit deux heures, mais dès le petit matin, obsédé par ce qui vient de lui arriver, il repart pour retrouver la clairière, l’endroit de la disparition.

Finalement, il y parvient dans la matinée, en refaisant tout son parcours de la nuit.
Mais il n’y avait aucune trace, ni de pas, ni de l’engin mystérieux : en cette saison le sol est sec et dur, peu propice aux empreintes.

A son grand mécontentement, il réalise qu’il n’a pas de preuves.

Le témoin a t-il été traumatisé par cette aventure hors du commun ?

Absolument pas !  Seulement très fortement intrigué.
Depuis, il pense évidemment qu’il y a quelque chose derrière toutes ces histoires de soucoupes et d’extraterrestres.

Lors de cette fameuse soirée en 1979 (soit trois ans après les évènements) moi et B.G sommes restés ébahis devant une telle personnalité.

Pas une seconde, nous n’avons mis sa sincérité en doute.
Il nous a tranquillement avoué qu’il lui restera de tout cela un unique regret, une frustration qui le hantera longtemps : le dépit de ne pas avoir capturé un de ces êtres ou à défaut, la « canne » qui m’aurait servi de preuve irréfutable (!).

Cette confession pourrait d’ailleurs servir d’épilogue à cette affaire hors norme, que je me suis amusé à nommer successivement : la traque du chasseur, la nuit du chasseur, le chasseur chassé.



Elle reste le cas de RR3 le plus étonnant que j’ai eu la chance d’enquêter.


2/ Commentaires


A) Généralités

En premier lieu, il faut rappeler quelques données générales.
Les rencontres rapprochées représenteraient environ 15 % du total des observations (sources statistiques françaises). Bien entendu, il s’agit là de tendances.

Les cas de RR3 sont bien moins nombreux que ceux de type I. En considérant ces affaires sur une période de plusieurs décennies, on peut affirmer qu’il s’agit d’évènements assez rares.

Moins rares cependant que les RR2 crédibles avec traces, et ce toujours dans le cadre d’une étude limitée à la France.

Cette appréciation globale peut à son tour être nuancée par l’estimation selon laquelle, pour les rencontres rapprochées, un cas sur dix seulement parviendrait à notre connaissance.

Cette affaire l’illustre bien, car sans une somme d’heureuses coïncidences, il ne serait jamais parvenu à notre connaissance.

On sait que les cas d’observations banals, diurnes et surtout nocturnes, sont nombreux mais affectés par un taux de confusion élevé.  

Pour les RR3, les confusions sont moins fréquentes et c’est le canular, la mythomanie ou des épisodes psychotiques (hallucinatoires) qui sont parfois invoqués en tant qu’arguments réducteurs.



Ici, nous ne doutons pas une seconde de la sincérité du témoin.

Celui-ci a sans aucun doute possible dit « sa vérité ». Bien qu’il mette en scène un témoin unique, ce qui est le cas pour les deux tiers de ces évènements (sources statistiques françaises) ce récit peut être considéré comme hautement crédible.
Je ne peux m’étendre longuement ici sur une analyse qui impliquerait l’ensemble des RR3, qui reste un domaine hautement controversé.

Je donne simplement quelques éléments, chacun étant libre ensuite d’analyser le récit sous l’angle qui lui conviendra.


B) Quels critères de réduction ?


Cette affaire peut-elle être réduite ?  Si l’on considère que le témoin est affabulateur, évidemment ; mais ce n’est pas notre avis.

Son métier, sa personnalité et notre intime conviction font que nous lui avons toujours accordé une confiance totale.

Une confusion est-elle envisageable ? On peut toujours formuler des hypothèses dont le seul avantage est de répondre au principe d’économie (le fameux rasoir d’Occam).

La première mettrait en scène des animaux (des singes par exemple) échappés d’un zoo ou d’une caravane de nomades.

Nous l’avons envisagé mais il s’agit là d’une fiction qui ne cadre  pas vraiment avec le récit.

La seconde évoque une manipulation, ou une confusion dont l’armée constituerait la clé.



Le bois en question jouxte Canjuers et il est toujours possible d’imaginer une manœuvre militaire avec un blessé, le tout ayant prêté à une interprétation erronée.

Mais il faut bien dire que cela ne cadre pas mieux avec le récit, et que Mr X n’est pas le genre d’homme qu’on abuse facilement.


C) Commentaires sur la structuration


Les cas de RR3 sont intéressants dans la mesure où ils contiennent de l’information. Ce que l’on nomme « ufologie » est de fait, une activité de nature largement sémantique.

Avec le temps, ces histoires incroyables présentent l’apparence d’une grande hétérogénéité, mais recèlent néanmoins des éléments structurels, des tendances ou des invariants, aujourd’hui nettement identifiés.

Un des invariants est le cadre qui borne toujours ces manifestations.  Un chercheur, Bertrand Méheust (4) a défini ces deux pôles par les termes d’Ostentation et d’Elvisness.

Autrement dit, le phénomène se montre toujours volontairement à un témoin, et il parvient toujours à s’échapper du scénario mis en place avec une régularité qui ne souffre jamais la moindre exception.

Ce cas répond à ce constat général : dans son cabanon, le témoin est « interpellé » avec insistance par le phénomène (cris répétés) ; il sort et les trois êtres se retournent immédiatement pour rebrousser chemin.



Il y a de toute évidence ostentation, volonté délibérée plus ou moins masquée.

Certes, tout cela ne paraît pas anormal sur un seul récit, mais la prise en compte de plusieurs centaines de cas mondiaux révèle qu’il en est toujours ainsi ; il s’agit donc bien d’un invariant.

Ce constat devient encore plus prégnant pour l’Elvisness (la fuite, l’esquive) très rapide et jamais prise en défaut.

Elle signe la fin du scénario, soit parce que le phénomène l’a décidé (cas fréquent qui implique la passivité du témoin) soit parce que d’autres personnes risquent d’apparaître (interférence) soit parce que le protagoniste principal entend interférer avec le scénario, ce qui est le cas ici.

Finalement, on peut se poser la question suivante : qui tient le rôle du chasseur dans cette affaire ?


D) Un lien physique ?


Ce n’est pas un invariant mais plutôt une tendance propre aux RR, mise en évidence dans la décennie 1970-80.

Il semble bien qu’il s’agisse d’une caractéristique propre à ces affaires, qu’on a parfois qualifié de composante psychique ou d’aspect mimétique.

Il faut impérativement le prendre en compte si l’on veut mieux comprendre ce qui se passe.

Dans de très nombreux cas, on constate de manière plus ou moins évidente une interconnexion psychique avec le témoin, surtout quand celui-ci est seul.

A L’analyse, on relèvera effectivement des correspondances assez nettes entre le récit et la personnalité ou le vécu du témoin, dont on notera qu’il était :

- Très courageux, au point que son épouse parlait d’inconscience.

- Policier de son état (commissaire) et sachant donc ce que signifiait une filature.

- Ancien militaire ayant accompli de hauts faits d’armes lors de la guerre d’Algérie.

- Et enfin qu’il pratiquait la chasse par passion.

Son aventure implique trois êtres ressemblant à des animaux (des singes) dont un parait blessé (chasse) et hurle ostensiblement deux fois pour le faire sortir de sa cabane.

L’aventure se poursuit  par une traque nocturne de plus de 90 minutes (filature) dans une forêt isolée, avec en guise de chute une tentative avortée pour capturer une preuve.

Le trio simiesque, caricature du commando en opération, s’évanouit dans un grand éclair de lumière avec son blessé, dans des circonstances un peu rocambolesque et dans la meilleure parodie des opérations aéroportées.

Aller plus loin dans l’interprétation serait possible, mais plus hasardeux.

On pourrait par exemple se référer au psychanalyste C.G.Jung et à ses propos sur la signification des rêves ayant trait aux personnages simiesques ; ils évoquent pratiquement toujours de conflits latents et inconscients réglés (expulsés) par une « catharsis » (une purification).

Toutefois, rien de tout cela ne correspond à une théorie scientifique quelconque et n’a donc jamais été réellement prouvé. 

Il est de plus facile de rétorquer que les hallucinations ne laissent pas de traces, n’affectent pas plusieurs témoins à la fois, du moins dans des scénarios aussi complexes.

En définitive, il faut se borner à constater cette interconnexion psychique entre un témoin, ou un groupe de témoin, et ce phénomène.

Tout se passe comme si celui-ci déployait ses manifestations par le biais de nos structures mentales, selon des modalités pour l’instant inconnues.


E) Analogies


L’affaire du bois des Prannes reste un cas extraordinaire par son déroulement, sa durée, et le comportement hors normes de celui qui en a été le protagoniste.

Il n’empêche que des êtres similaires à ceux perçus ont souvent été décrits de par le monde.

Des bras anormalement longs ont fréquemment été relevés comme anomalies sur toutes sortes d’être aperçus.



Il existe également quelques correspondances sur la forme rectangulaire (assez rare tout de même) de l’objet ; l’ovni observé le 10 Mai 1978 à Emilcin en Pologne par exemple, s’apparentait à une sorte de caravane munie d’un train d’atterrissage en forme de vis sans fin.

Enfin, certains cas français présentent des analogies possibles quant à l’intrication psychique.

A titre d’exemple, le rapport paraît assez évident avec celui d’un ancien militaire, Mr Germain T, survenu en Mai 1960 dans le Puy de Dôme, un grand classique de représentation techno baroque, avec soufflet permettant à l’engin (une forme de toupie) de s’adapter à la configuration du sol qui était en pente, sortie d’un humanoïde affublé d’un uniforme à l’ancienne, avec gros boutons et une sorte de sabre, festival pyrotechnique assorti d’un vent violent, etc.

Il est possible avec celui de Libaros (Hautes-Pyrénées) en juillet 1964,  mettant en présence un ancien militaire avec un objet brillant ne touchant pas le sol et deux petits humanoïdes en tenue kaki et portant de lourdes charges.

Ou encore avec celui d’Origny en Thiérache, le 28 Février 1974 (5).

Le témoin, ouvrier de forge, fut accosté par des êtres en combinaisons munis de gants de protection épais et montant jusqu’aux épaules, de grosses bottes et de casques à visières carrées qui n’étaient pas sans rappeler l’équipement à l’usine de forge.

Un gros objet métallique était par ailleurs posé juste à côté de la route (ce qui semble exclure toute plaisanterie et mise en scène). Les êtres firent avaler une substance indéfinissable au témoin abasourdi.

Il existe de par le monde beaucoup d’affaires de ce type, avec une structuration qui peut concerner aussi bien le métier du témoin que les zones les plus inconscientes de son psychisme.



Il existe également des éléments d’une nature transpersonnelle et liée à la culture et à la symbolique humaine.

Dans ce cas les témoins ne comprennent généralement pas les matériaux que leurs récits véhiculent.

Un cas assimilable à une RR2 (sans traces) survenu à Missancourt (Aisne) en Octobre 1967 nous confirme cette relation, l’un des deux chasseurs ayant été survolé à faible distance par l’objet et ayant instantanément rêvé qu’il s’envolait en tenant son fils mort dans les bras (6).

Ce témoignage capital tend à confirmer que c’est bien la proximité d’un de ces phénomènes qui déclenche une déformation du mental chez l’observant.

Dans le passé, la plupart des enquêtes ont négligé l’historique et le psychisme des témoins d’observations rapprochées.

Certains le regrettent à juste titre mais cette démarche est tellement délicate que l’on voit mal comment il aurait pu en être autrement.

Dans bien d’autres cas, la brièveté de l’observation, la faiblesse de l’enquête ou les réticences compréhensibles du témoin rendent très difficile une approche plus poussée.

La conclusion évidente que l’on peut tirer de ces considérations est que, plus que jamais, l’ufologie repose majoritairement sur la qualité et la fluidité des informations.

L’enquête approfondie et son partage restent donc bien ses éléments vitaux et constitutifs.




Notes

 
(1) La date exacte a été retrouvée par rapport à la position de la lune.

(2) Point 886-0 – IGN   1/25000 Salernes 7

(3) Sur ce point, un épisode de missing time est toujours possible, mais à l’époque il était difficile de mener nos investigations plus loin en ce sens.

(4) Il s’agit de Bertrand Méheust in Science fiction et soucoupes volantes, Mercure de France, 1978.

(5) Tous ces cas Français, avec leurs références sources, se trouvent dans le livre catalogue de Julien Gonzales : OVNI, le dossier des RR3 en France, édition à compte d’auteur-2010, qui est un outil de travail indispensable ; respectivement, pp 131, 136, 184-185.

(6) Le cas de Missancourt (Aisne – 10.1967) est relaté dans LDLN n° 175 de Novembre 1975. A l’époque des faits, le témoin était un homme d’une cinquantaine d’années, bûcheron et ancien maquisard pendant la guerre.

L’observation a eu lieu entre 1h30 et 2h du matin. Le temps était parfait, le ciel sans nuages et la visibilité bonne à cause de la clarté lunaire.

L’objet a été vu à 200 mètres de distance et les deux témoins ont réussi à s’approcher à 25 m avant qu’une sorte de paralysie ne les bloque.

La demi-sphère lumineuse était très nette et mesurait 7 à 8 m de longueur sur une hauteur de 2,50 m ; elle ne touchait pas tout à fait le sol et à son envol, le témoin incriminé a ressenti une vague de chaleur tandis que son compagnon se détournait en se masquant le visage.

C’est quand l’objet est passé au-dessus de lui, alors qu’il l’avait mis en joue avec son fusil, qu’il s’est mis à rêver. Le phénomène a disparu derrière en illuminant le bois.







L’affaire de Poligny (Jura – 1990)



Ci-dessus : reconstitution simplifiée du vaisseau spatial observé à Poligny en juin 1990 vers 19h15.

Selon les croquis dessinés par quelques témoins, chaque sphère de la structure mesurait environ 1500 de diamètre.

La longueur des cylindres (C), ou « tubes », reliant les sphères (S) entre elles, a aussi été estimée à 1500 mètres de longueur.

La largeur du vaisseau, sans les tuyères (T) arrière, a donc été estimée à 4500 mètres (1500 X 3 = 4500).

Certains croquis montrent une sphère centrale plus petite (SC) mais aussi reliée par des cylindres (C) aux sphères plus importantes.

Chaque sphère comportait des milliers de lumières alignées sur toute sa surface et ressemblait à une « ville volante ». Un témoin notera dans son croquis : « Dans les boules, c’était New York ! ».


Une histoire incroyable


Au début de l’année 2013, nous avons reçu un témoignage étonnant par le canal du site Internet Ovnis-Direct, qui décrivait un engin gigantesque qui aurait survolé à très haute altitude la commune de Poligny (code postal 39800, département du Jura, région Franche-Comté) pendant l’été 1990 (juin ou juillet de cette année).

C’est une observation si spectaculaire et si incroyable que lorsque je l’ai lu pour la première fois, j’ai eu beaucoup de mal à croire que ces faits étaient réels.

Je me disais que j’avais à faire à un plaisantin qui essayait de nous tromper en inventant une histoire incroyable.

Le premier « choc » passé, si je puis dire, j’ai réalisé que si j’abandonnais cette affaire je risquais de passer à côté d’un cas tout à fait exceptionnel, et j’ai donc pris contact par mail avec M. Didier Garrigos.

Dès nos premiers échanges, j’ai tout de suite compris que Didier n’était pas un plaisantin.


Le témoignage de Monsieur Garrigos sur le site du Grepi (Suisse)


« C’est pour moi la révélation absolue qu’il y a autre chose. »

Les événements se sont déroulés en juin (ou juillet) 1990 vers 19h15. Nous étions trois cents élèves du Lycée Hôtelier H. Friant à Poligny et nous nous rendions à la cantine (il s’agit d’une pension).

Il y avait une assez longue file d’attente avant d’entrer dans le réfectoire, car il y avait deux services.

Soudain, dans la cour dite des « Jacobins », près de la rotonde, un élève s’exclama : « Woua, putain, regardez ce truc, c’est dingue ! ».

Nous avons tous levé le nez en l’air, et ce que nous avons vu ce jour-là correspondait seulement à ce que l’on peut imaginer dans les descriptions de la littérature de science-fiction.

C’était, sans équivoque, un vaisseau spatial. Je dis cela, car lorsque l’été dans un ciel bleu azur on voit passer un Boeing 747 à 10.000 mètres d’altitude, il n’y a qu’un petit point avec une jolie traînée blanche qui le suit.

Le tout est parfois accompagné du bruit des réacteurs, bien en retard compte tenu de la vitesse de propagation du son.

Pour ce vaisseau, c’était tellement énorme, qu’à vue d’oeil, et sans exagérer, il avait la taille d’une petite ville.

Sa structure était triangulaire (ou pyramidale) et tout à fait hors du commun.

Nous pouvions observer trois grosses boules avec sur chacune d’elle des myriades de lumières comme les fenêtres éclairées d’un building la nuit.

Ces trois boules formaient un triangle équilatéral et étaient reliées par des tubes larges comme au moins trois ou quatre Boeings 747, et longs comme dix.

Au centre de ce triangle, nous distinguions une boule plus petite (ou peut être de la même taille que les autres, mais plus éloignée).

Sur le tube arrière, par rapport à la direction prise par le vaisseau, se trouvaient deux structures coniques d’où émanait un intense rayonnement blanc vif qui nous a fait penser aux tuyères d’un système de propulsion.

L’observation faite par une grande partie des trois cents élèves a duré sept minutes (ceux qui étaient déjà dans le bâtiment ont tout raté !).

J’évalue l’altitude du vaisseau à environ 25.000 mètres, et sa taille devait faire presque deux kilomètres pour chacun de ses côtés.

Avons-nous tous été victimes d’une hallucination collective ? Pour ma part je suis prêt à passer au détecteur de mensonges pour prouver que tout cela était bien réel.




Témoignage de Didier (Isère - France)


Lors de nos échanges par mail, Didier m’envoya les précisions suivantes :
 
« Je vais rassembler mes dessins et les esquisses que j’ai pu récupérer après l’observation auprès de mes camarades et je vous envoie tout cela d’ici la fin de la semaine.

Pour ce qui est des autres observateurs du phénomène, il s’agissait des élèves du Lycée Hôtelier Hyacinthe Friant situé à Poligny dans le Jura. Je ne connais pas le nombre exact de personnes ayant vu le vaisseau.

Je peux juste dire que nous étions nombreux. Il y avait environ 700 internes à cette époque au Lycée : 450 filles et 250 garçons.

Cet événement m’a rendu fébrile pendant de longs jours. J’étais jeune à cette époque et je m’attendais recevoir à chaque instant des informations concernant la science, la santé ou des technologies extraordinaires venant d’un autre monde. Finalement, rien n’est arrivé ».

Dans un autre mail, il indique :

« Qu’il s’agissait d’un vaisseau spatial sans aucun doute formé par quatre boules que nous avons évaluées à 1500 mètres de diamètre qui étaient reliées par six tubes de 500 mètres de côté et 2000 mètres de long chacun.

Le tout ayant une forme pyramidale. Dans chaque boule et dans chaque tube, il y avait des milliers de lumières qui brillaient.

C’était de la science-fiction en direct, si je puis dire, juste au-dessus de nous. Sur les deux boules inférieures situées à l’arrière du vaisseau, il y avait deux tuyères en forme de parabole d’où pulsait une puissante lumière blanche aveuglante.

Nous n’avons entendu aucun bruit car l’engin était certainement dans l’espace à très haute altitude ».

En ce qui concerne les tuyères situées à l’arrière du vaisseau, un témoin décrit (dans son croquis) la lumière aveuglante qui s’en échappait comme si « c’était de l’énergie pure d’une puissance colossale ».

Ci-dessous : situation géographique et vue aérienne de Poligny.








Conclusion provisoire

C’est aujourd’hui l’association Ovni Investigation qui est chargée d’enquêter sur ce cas exceptionnel.

Je suis personnellement en contact avec Monsieur Garrigos qui m’informe régulièrement de l’état de ses recherches d’autres témoins de l’époque. Ce n’est pas une tâche aisée.

Elle demande du temps et aussi un peu de chance. En l’état actuel du dossier nous ne pouvons formuler aucune conclusion définitive.

Le présent texte ne représente donc qu’une première mouture et nous espérons aller beaucoup plus loin dans cette affaire.

Selon le témoignage de Monsieur Garrigos il existerait un petit film montrant l’engin.

Ce film aurait qui aurait été pris à Dôle (commune située à une cinquantaine de kilomètres de Poligny par la route et au Nord Est), et aurait été confié à la gendarmerie qui l’aurait gardé sans donner de suite à ce document (du moins officiellement), mais nous n’avons pas pu confirmer cette dernière information.

Peu après l’observation, un témoin aurait contacté la télévision locale (France 3) et aurait expliqué ce qu’il a vu devant les caméras, mais là encore, nous n’avons pas pu confirmer ce fait.

Pour le moment, nos efforts se concentrent sur la recherche d’autres témoins et nous avons bon espoir d’en retrouver un certain nombre si nous considérons que, potentiellement, il en existe au moins plusieurs centaines.

Dès que nous aurons d’autres éléments concernant ce dossier, nous informons le public de l’avancement de notre enquête.

Enfin, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que de nombreuses observations d’ovnis ont été faites le 5 novembre 1990 à 19h00 sur tout le territoire français.

C’est ce que les ufologues ont appelé la fameuse « vague du 5 novembre » et qui représente un événement ufologique majeur.

Existe-t-il un lien entre les observations de juin et novembre 1990 ?

Même si la coïncidence est troublante (même année et même heure) entre ces observations situées à 6 mois d’intervalle, nous pensons néanmoins qu’il est sans doute encore trop tôt pour en tirer une quelconque conclusion.




Le cas de Cagnes-sur-Mer (06/A-M), Mai 1953 ou 1954

Ou : La cueillette interrompue


Enquête : Eric Zurcher et Christian Hycnar / 1976.

Personnellement (Eric Zurcher) c’est la sortie la plus désopilante dont je me souviens à cause de la personnalité extraordinairement sympathique du témoin.
Le récit de cette rencontre est paru dans la Revue des Soucoupes Volantes de Michel Moutet (N° 2, pp 37-38).



Je l’avais aussi communiqué à Henri Julien, alias François Gardes, le président de l’ADEPS, une association régionale importante à l’époque, qui l’a repris (pp 223-224) dans son livre OVNI en Provence (Editions de Haute-Provence / 1993).

Enfin, ce cas se trouve bien entendu dans le catalogue de Julien Gonzales : Le livre des RR3 en France, édité à compte d’auteur.

C’est à ma connaissance les trois seules sources papier où l’on puisse trouver cette relation.

Le lien nous était parvenu par une connaissance de travail de Christian, qui connaissait cet homme et l’avait entendu relater son histoire.


Le témoin


Le témoin (Mr C) était un homme d’environ 65 ans qui vivait tranquillement au fond d’un vallon connu de Cagnes sur Mer.

Il habitait une sorte de baraque construite de bric et de broc, avec pour environnement un terrain maraîcher où il cultivait toutes sortes de légumes (l’endroit n’existe plus, l’urbanisation étant passée par là).

C’était un homme libre et très indépendant, qui pouvait passer pour un peu marginal, mais qui était très heureux de son état.

Sa vie avait été fertile en rebondissements car il avait fait d’innombrables choses et s’était visiblement bien amusé à les faire.

Il avait même été acteur… de second rôle : ma gueule est connue, hein ?! Peuchère ! Mais personne ne connaît mon nom !

Et c’était vrai ; son visage nous évoquait quelque chose de déjà vu, mais on ne pouvait mettre un nom sur ce personnage haut en couleur, avec une faconde toute provençale.

Ce n’était pas seulement l’accent, mais aussi les expressions et les mimiques avec lesquelles il nous conta maints épisodes de sa vie.



Bref, un personnage évoquant des zestes de Fernandel, Pagnol et Blaise Cendrars, qui nous fut immédiatement sympathique, et dont le récit avait tous les accents de la sincérité.


Les Faits


C’était au mois de Mai 1953 ou 1954 (il ne se rappelait plus très bien l’année exacte) et il rentrait chez lui son travail terminé, vers Minuit et demi. La nuit était claire et lumineuse.

Il poussait sa bicyclette et marchait le long de l’avenue Ziem (qui existe toujours, à Cagnes sur Mer) longeant des haies et des broussailles trempées de rosée, ramassant des escargots dont il raffolait.

Soudain, il remarqua devant lui et selon son estimation, à une assez courte distance, un cigare brillant dans le ciel, de couleur orange, avec des paillettes bleues tout autour.

Ce cigare évoluait sur un axe Nord-sud dans un silence absolu et l’observation dura quelques secondes. Le spectacle était vraiment magnifique, d’autant qu’une queue lumineuse perdurait dans son sillage.

Interloqué, Mr C resta pétrifié quelques instants, vaguement inquiet, et décida finalement de quitter les lieux, renonçant à sa fructueuse récolte.

C’est alors qu’il eut la vague sensation de ne pas être seul et regarda autour de lui.
Finalement, il aperçut un visage au dessus d’une haie : une étrange figure d’une grande pâleur avec un crâne entièrement chauve.




Le personnage le regardait avec de grands yeux amicaux et brillants et une sorte de sourire béat. Le témoin se souvient que ses lèvres étaient extrêmement minces.

L’individu ne parlait pas, ne bougeait pas, n’exprimait aucune hostilité apparente et son corps était invisible, dissimulé par la haie.

Ce type avait l’air plus idiot qu’autre chose, une belle gueule d’ahuri ! Nous confia Mr C.

Toutefois, touché par l’étrangeté de la situation et pas très rassuré, il enfourcha sa bicyclette et s’enfuit en dévalant à toute vitesse l’avenue Ziem.

Le lendemain, il revint sur les lieux de la rencontre et constata que la haie faisait 90 cm de haut.

Deux semaines plus tard, contant sa mésaventure nocturne à des amis, l’un d’eux lui précisa que la même nuit, à la même heure, d’un point d’observation différent mais voisin, il avait vu à courte distance le phénomène lumineux décrit par Mr C.

Cela rassura notre témoin et le persuada qu’il n’avait pas rêvé. En 1976, il n’avait toujours pas oublié cette face de lune et cette belle expression de « crétin du village » qui l’avait empêché de terminer sa cueillette.

Et Henri Julien d’ajouter avec son humour habituel : Probablement que cet « extra-terrestre » ignorait  qu’en Provence, on mange ces gastéropodes à la sauce tomate, avec beaucoup d’ail, de « pébrette » et des petits lardons.




Remarques


Cette affaire possède un côté hilarant, mais ce n’est pourtant pas la première fois que des « promeneurs » occupés à la cueillette de champignons, plantes (et ici des escargots) sont surpris dans leurs activités par « une intrusion de l’impossible ».



En fait la liste est longue et le portrait de l’être observé évoque les petits humanoïdes de Valensole, ainsi que bien d’autres affaires.

Toutefois, une méprise est toujours possible. Le passage d’un bolide – la relation du phénomène aérien y fait penser- coïncidant avec quelqu’un se trouvant accroupit derrière la haie, avec une tête un peu bizarre (ça arrive !).

Mais rien n’est sûr parce que le phénomène ovni nous a aussi habitué à des mises en scènes « limites ».

Mr C à désormais emporté avec lui son vécu, que seule cette relation fait revivre pour la postérité. C’est la magie des mots et des belles histoires.





Sept affaires/cas au total pour cet article, évidemment j'aurais pu en mettre encore plus mais l'article était déjà suffisamment long, il se peut donc qu'une "deuxième partie" voit le jour sur le savoir perdu des anciens.


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2 commentaires:

  1. j'ai lu avec interet et jusqu'au bout, tant j'ai été captivé . Pour le chasseur chassé, c'est bien dommage que notre commissaire n'ai pu réaliser ce qui aurait pu etre l'exploit ufologique du sciècle, mais bravo à lui pour sa tentative.Quant à l'enquete sur la ville volante au-dessus de Polignac dans le Jura, j'attends avec impatience la suite.

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  2. Bravo à Eric Zürcher pour son remarquable travail d'enquêteur !

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