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30 déc. 2015

Le Soleil noir : Ahnenerbe, expéditions et technologies secrètes SS


Un sujet que je traite enfin sur le savoir perdu des anciens, le mysticisme nazi n'est certes pas inconnu dans le milieu des chercheurs de vérité voir même dans un milieu assez « mainstream » mais j'ai noté que presque très peu d'articles en français font mention par exemple de l'Ahnenerbe, ce groupe de recherche crée par Himmler ainsi que des expéditions menées par les SS.


Je vais donc tenter dans cet article/dossier qui sera encore une fois long et dense de démontrer que toute cette histoire n'a rien d'un mythe (bien que tout ce qu'on peut trouver sur le net à ce sujet, ne soit pas nécessairement vrai, entre désinformation volontaire par l'élite et tentative de se faire de l'argent en inventant certains récits de cette période).

L'article reviendra donc également sur les origines occultes et ésotériques du nazisme, de personnalités comme Himmler, Hitler, Hausofer, Karl Maria Wiligut, Viktor Schaubenger et bien d'autres.




Comme le titre l'indique, sera également évoqué le cas des fameux « OVNIS » du Troisième Reich.

On trouve foule d'articles là dessus sur le web ainsi que dans la littérature d'après 1947 mais il m'est impensable de ne pas intégrer à ce dossier, cet aspect de l'histoire qui est pour moi quelque chose de bien réel.

Pour cet article, je me suis inspiré en partie mais pas que du livre de Nicholas Goodrick-Clarke, « le Soleil noir », (lien du PDF disponible en fin d'article).

Le Soleil Noir, donc. Symbole formé de 12 runes et gravé dans le marbre du château de Wewelsburg, que Himmler voulait transformer en « Vatican du IIIe Reich ».



L'évolution de l'occultisme nazi au sens large, au cours du XXe siècle, se dessine de façon singulière.

D'abord, au tout début des années 1900, des recherches mystiques du côté du paganisme, du bouddhisme, de l'aryanisme ont peu à peu constitué une dynamique organisée politiquement et idéologiquement, laquelle, d'un côté, s'arrogea les conditions concrètes de sa réalisation utopique, et de l'autre, poussa encore plus loin ses recherches religieuses vers des mythes préhistoriques à une extrême, extraterrestres à autre.

Et la défaite du Reich en 1945 ne fut pas un coup d'arrêt à cette ensemble mythologique, mais une obligation d'évolution : alors que les pays vainqueurs découvraient, stupéfaits, l'exotérisme de l'Allemagne nazie et sa cohorte d'atrocités, son ésotérisme trouvait refuge dans la science-fiction, notamment avec Wilhelm Langig, dont les spéculations finirent par influencer le domaine concret des politiques identitaires.



Cette vision panoramique du XXe siècle et l'étude approfondie de ses mouvements obscurs est indispensable, du fait qu'elle puise dans la mythologie pour produire l'histoire.

La mythologie occulte a également donné aux objets et aux reliques nazies des pouvoirs magiques de renouveau et de régénération.

Des thèmes fictionnels comme la découverte des cendres de Hitler ou d'une colonie nazie secrète dans l'Himalaya se bousculaient parmi les vieilles histoires de survivance nazie.

Bien que phénomène littéraire à l'origine, la théologie perverse des « Mystère nazis » devint un élément puissant dans la mystique néonazie au cours des années 1980 et 1990.

Ces livres populaires ont présenté le phénomène nazi comme le produit d'influences démoniaques et ésotériques.

La remarquable histoire de l'accession au pouvoir de Hitler est directement liée à des pouvoirs surnaturels.

Selon cette mythologie, l'attrait pour le nazisme ne peut s'expliquer avec des considérations matérielles ou profanes.

Aucune analyse empirique des facteurs sociaux ou économiques ne pourrait expliquer cet infâme irrationnalisme ni ces succès rapides.


Des forces occultes et puissantes derrière Adolf Hitler ?


La mystériosophie moderne du nazisme choisit plutôt d'expliquer la montée du IIIe Reich en termes d'un pouvoir absolu mais secret qui aurait soutenu et contrôlé Hitler et son entourage.

Ce pouvoir caché est désigné soit comme une entité désincarnée (par exemple : « forces noires », « hiérarchies invisibles », « supérieurs inconnus »), soit comme une élite occulte d'une autre époque ou d'un endroit lointain, avec laquelle les nazis auraient été en contact.

Les thèmes récurrents de cette tradition populaire sont la possession médiumnique de Hitler, un lien entre les nazis et les maîtres cachés de l'Orient, et la Société de
Thulé et autres ordres occultes servant de réseaux pour l'initiation noire.



Tous les écrivains de ce genre littéraire décrivent donc une histoire secrète du IIIe Reich, inconnue des historiens classiques, histoire dans laquelle le IIIe Reich est l'instrument des pouvoirs sombres pour la réalisation de buts sataniques.

Hans Thomas Hakl a fait un travail de pionnier en identifiant les premières sources françaises voyant Hitler guidé par des force occultes.

En 1934, René Kopp, un auteur mystique chrétien, a cherché le secret du « destin » prodigieux de Napoléon, Mussolini et Hiter dans la totalité des forces spirituelles invisibles qui influencent l'humanité.

Les maîtres du monde (en particulier Hitler) ont été placés sur terre par la
volonté de ces pouvoirs. »


Analysant des photos de Hitler prises à différents moments de sa vie, Kopp affirma que son visage avait changé et qu'il montrait des signes de somnambulisme, ce
qui lui laissait voir la possibilité d'une « possession par un esprit d'origine inconnue ».

Un autre écrivain français, Édouard Saby, dans. un écrit de 1939, présenta également Hitler comme un médium, un magicien et un initié, tenant pour preuves des activités magiques de Hitler le fait qu'il soit végétarien, son auto discipline, son parcours artistique ainsi que ses gestes et son regard magiques.



Saby invoquait l'histoire du Vehm ( une cour médiévale secrète) et citait un membre supposé de « l'ordre »

« Nous avons entraîné, entouré et guidé Hitler, nous les Frères du Saint Vehm
de Bavière ; nous les Sept Commandants de la Rose-Croix, nous, les Grands initiés... » on trouve ici les germes avant-guerre du mythe des forces occultes nazies.

Dans cette mythologie, la possession démoniaque de Hitler est directement liée à sa vision nietzschéenne d'une nouvelle espèce d'homme, le surhomme aryen appelé à devenir un dieu au milieu des simples mortels.

La production de cette mutation divine est la tâche du national-socialisme, lequel n'est ainsi plus un simple mouvement politique, mais s'attache à transformer la nature même de la vie sur Terre.



La source originale de ces idées était Hermann Rauschning (1887-1982), membre de la classe dominante prussienne et ancien président du sénat de Danzig qui rompit très tôt avec les nazis.

Après avoir émigré d'Allemagne en 1936, il écrivit plusieurs livres exposant la vulgarité des méthodes de base des nazis, qui furent publiés en Angleterre, en France et en Amérique.

Prétendument basé sur une longue série de conversations privées avec le dictateur allemand, « Hitler m'a dit » était censé révéler son nihilisme, son fanatisme et ses ambitions bellicistes, tout autant que sa personnalité instable et lubrique.

Bien que de récentes études aient prouvé avec une quasi-certitude que les conversations de Rauschning sont pour la plupart inventées, ses écrits ont un
troublant accent de vérité, rendant la parole de Hitler par un travail d'imagination inspiré.



L'importance de Rauschning dans la mythologie de la possession démoniaque de Hitler est évidente, simplement à partir de quelques citations :

«  Hitler s'abandonnait à des forces qui le transportaient : des forces de violence noire et destructrice.

Il s'imaginait qu'il avait toujours la liberté de choisir, mais cela faisait longtemps qu'il était soumis à une magie que l'on peut très bien décrire, non seulement métaphoriquement mais littéralement, comme appartenant aux esprits du mal. »

Cette entente satanique est liée à l'ambition nazie blasphématoire d'éduquer le surhomme aryen.

Le témoignage d’Otto Strasser sur Hitler est aussi intéressant :

« Ce personnage falot en imperméable et à moustache ridicule, tout à coup se métamorphosait en orateur, mû en archange éloquent… puis l’archange disparaissait et restait un personnage flou, qui se rasseyait, baigné de sueurs, l’oeil vitreux ».


Dans un chapitre intitulé « Le solstice de l'humanité », Rauschning rapporte les rêves de Hitler à propos de l'évolution magique d'espèces humaines évoluées, de
l'ouverture de l'oeil cyclopéen en tant qu'organe de perception surnaturelle et d'autres pouvoirs occultes :

« L'Homme est un Dieu en devenir ... Ceux qui ne voient dans le national-socialisme rien d'autre qu'un mouvement politique n'en connaissent quasiment rien.

C'est plus encore qu'une religion : c'est la volonté de créer une nouvelle humanité. »



Hitler ajoute triomphalement :

« L'homme nouveau est parmi nous ! Il est ici ! ... Je vais vous confier un secret. J'ai eu la vision de l'homme nouveau : sans peur et formidable. Je ne suis rien à côté de lui ».

Un autre épisode montre Hitler s'éveillant dans la nuit, hurlant et tremblant de terreur devant l'apparition d'une présence innommée, sans doute une vision démoniaque du surhomme.

Les conversations de Rauschning devaient exercer leur plus grande influence en inspirant la mythologie des années 1960 d'un Hitler démoniaque, tout d'abord en France.

Avec une guerre perdue, la collaboration et la libération des Alliés dans la
mémoire récente, l'interprétation démoniaque de Hitler et du nazisme pouvait également servir à excuser la défaite à un niveau inconscient, et faire office de pansement sur la fierté française blessée.




Comment de simples mortels auraient-ils pu faire face a ces monstrueuses puissances des ténèbres ?

Rapidement, la littérature des « Mystères nazis )) combine ce genre de démonologie et le mythe d'un lien nazi avec l'Orient, qui a une complexe origine théosophique et française.

Initialement enracinée dans la mythologie tibétaine et mongole, la notion de centres sacrés cachés en Orient a d'abord été révélée au public occidental par Helena Petrovna Blavatsky, la fondatrice de la théosophie moderne.

Dans La Doctrine secrète (1888), basée sur les ,  « strophes de Dzyan » qu'elle affirme avoir lues dans une lamaserie secrète de l'Himalaya, Blavatsky maintenait qu'il existait de nombreux centres similaires d'apprentissage et d'initiation ésotériques ; de magnifiques bibliothèques et de fabuleux monastères étaient supposés exister dans des cavernes de montagne et des labyrinthes souterrains, dans des régions inexplorées d'Asie Centrale.



Helena Blavatsky (1831-1891)


Les exemples les plus notables de ces centres étaient la cité souterraine d'Agadi, que l'on pensait située en Babylonie, et la belle oasis de Shamballah, dans le désert de Gobi, où les instructeurs divins de la race aryenne avaient, dit-on, préservé leurs connaissances sacrées.

D'autres auteurs théosophiques ont par la suite développé ces spéculations.

Annie Besant et Charles Leadbeater décrivirent « Shambhalla » comme une
cité fondée vers 70 000 av. J.-C. par le chef de la race aryenne, sur les rivages de l'ancienne mer de Gobi, alors que Alice Bailey identifiait « Shamballa », également dans le désert de Gobi, le foyer du « Seigneur comme du monde », lequel surveillait l'évolution des hommes jusqu'à ce que tout soit accompli.

La légende d'Agartha, l'autre centre sacré de l'Orient, fut développée par des occultistes français a partir de la fin du XXe siècle.

Louis Jacolliot (1837-1890), un officiel français en poste à Chandernagor en Inde, sous le second Empire, a écrit une trilogie sur la mythologie indienne et ses relations avec le christianisme.

Dans Le fils de Dieu (1873), il raconte les histoires des brahmanes locaux au sujet « d' Agartha », une capitale solaire préhistorique, foyer du chef prêtre de tous les brahmanes et lieu de la manifestation de Dieu sur Terre.



Prise par la suite par les envahisseurs aryens, la cité fut finalement détruite par les
Nordiques vers 5 000 av. J.-C.

Cette mythologie fut en grande partie élaborée par l'occultiste français Joseph Saint-Yves d'Alveydre (1842-1909), qui a décrit la cité secrète d'Agartha comme une théocratie souterraine située dans l'Himalaya et guidant l'histoire du monde.

Initialement située à la surface de la Terre, Agartha fut transféré sous terre et coupé du reste de l'humanité au début du Kali Yuga, soit environ 3 200 ans av. J. -C.

Là, une société technologiquement et spirituellement supérieure, composée de millions de personnes est dirigée par un pontife suprême.



Une fois que le monde de la surface aura atteint un niveau spirituel suffisamment avancé, Agartha se révèlera dans toute sa gloire et complètera l'épiphanie de l'humanité par une transformation globale.

Dans les « Mystères nazis », le pouvoir spirituel du Vril s'ajoute à ces idées de théocratie secrète en Orient.

Dans son roman The Coming Race (1871), Sir Edward Bulwer-Lytton attribue ce pouvoir à une race d'hommes souterrains, la Vril-ya, psychiquement bien plus avancée que l'espèce humaine.



Les pouvoirs du vril (apparemment dérivé du latin virile) comprennent la télépathie et la télékinésie.

Cette notion totalement inventée fut citée par madame Blavatsky dans Isis dévoilée (1877) comme nom d'une force mystérieuse qui se fait sentir partout, connue par l'homme depuis le temps des anciens théurgistes.

Le vril était compris comme un énorme réservoir d'énergie psychique, non seulement dans le monde, mais également dans l'organisme humain, accessible aux seuls initiés.

Certains occultistes croyaient que toute personne arrivant à maîtriser la force du vril pourrait, comme le peuple souterrain Vril-ya de Bulwer-Lytton, jouir d'une maîtrise absolue de toute la nature.

Willy Ley, qui a émigré aux États-Unis en 1935 après une brève carrière d'ingénieur aérospatial en Allemagne, a écrit un court récit sur les idées pseudo-scientifiques ayant trouvé une validation officielle durant le IIIe Reich.

En plus de la théorie du monde de glace de Hörbiger et la doctrine de la Terre creuse, qui toutes deux avaient trouvé un accueil favorable chez les responsables nazis, Ley se souvient d'une secte berlinoise qui avait entrepris des exercices de méditation en se concentrant sur une pomme coupée en deux, dans le but de pénétrer les secrets du vril.

Les « mystères nazis » réservent une place spéciale à la Société de Thulé et certains de ses membres en tant que centre occulte du mouvement nazi et réseau d'initiation à la magie noire pour le médiumnique Hitler.

Fondée à Munich en juillet 1918 par Rudolf von Sebottendorff (1875-1945), la Société de Thulé était un groupe raciste-völkisch qui tirait son nom d'Ultima Thulé.



Cette terre nordique fut découverte par le navigateur grec Pythéas de Marseille vers 400 av. J.-C. et fut provisoirement baptisée Islande.

Patrie des Eddas, l'Islande était considérée par Guido von List et d'autres nationalistes allemands du début du XXe siècle comme le refuge des anciens
Teutons qui avaient rejeté le christianisme.

La Société de Thulé a assurément joué un rôle central dans les cercles nationalistes et racistes à la fin de la première guerre mondiale, et a fourni un
soutien militaire contre la révolution de droite en Bavière au cours du printemps 1919.

On peut à juste titre la considérer comme une faction dynamique cherchant à provoquer l'action et comme le prédécesseur du Parti national-socialiste des
travailleurs allemands.

De futurs dirigeants nazis comme Rudolf Hess et Hans Frank étaient membres de Thulé, alors que Dietrich Eckart et Alfred Rosenberg étaient des invités réguliers.

Les écrivains Pauwels et Bergier distinguent deux personnes en particulier en tant que mentors occultes de Hitler à Munich au début des années 1920.

Dietrich Eckart (1868-1923), un auteur « dramatique bohème », avait atteint une certaine notoriété grâce a sa traduction du Peer Gynt d'Ibsen.



Dietrich Eckart (1868-1923)


Il était également journaliste, farouchement antisémite et membre éminent des
cercles nationalistes de Munich en tant que rédacteur en chef de son propre journal, Auf gut deutsch.

Il est également connu pour avoir fréquenté la Société de Thulé en 1919. Eckart et Hitler se sont sans doute rencontrés pour la première fois en novembre 1919, en travaillant sur le programme du Parti des travailleurs allemands.

Et sont devenus proches au cours des années 1920-1921. Eckart, expérimenté et fort de ses nombreuses relations, n'a pas seulement fait éclore l'antisémitisme naissant de Hitler mais a également introduit le jeune chef de parti dans ces cercles
sociaux nantis et influents.

L'influence d'Eckart a décliné après 1922, lorsque le renom et l'assurance de Hitler ont grandi.

Il ne fut même pas impliqué dans le plan du putsch de Munich et est mort peu après, le 26 décembre 1923.



Cependant, Hitler est resté fidèle à son vieil ami, lui faisant l'honneur de diverses
commémorations au sein du parti et lui dédiant le second volume de Mein Kampf.

Selon Pauwels et Bergier, l'autre mentor occulte de Hitler, et puissant membre de Thulé, était Karl Haushofer (1869-1946), la figure centrale de la géopolitique allemande.

Après une carrière militaire l'ayant mené au rang de général en chef de la
Reichswehr durant la première guerre mondiale, Haushofer s'était consacré à l'étude de la géographie politique, accédant ainsi à la chaire de géopolitique à l'université de Munich, où Rudolf Hess fut son élève assistant.

Lorsque Hitler et Hess furent emprisonnés à Landsberg après le putsch, Haushofer rendit visite à son élève et rencontra également Hitler.

On raconte que les théories géopolitiques de Haushofer impressionnèrent Hitler ; Haushofer affirmait que le coeur de l'Europe de l'Est et de la Russie assurait à ceux qui le possédaient, une domination mondiale, Haushofer avait vécu en Asie entre 1908 et 1910 et a développé sa vie durant un intérêt pour l'Extrême-Orient, particulièrement pour le Japon.

Attaché militaire à l'ambassade allemande de Tokyo, il avait également voyagé en Inde, en Birmanie, en Corée et en Chine.



Karl Haushofer (1869-1946)


Toujours est-il que ces liens avec l'Orient apportèrent de l'eau au moulin des « Mystères nazis ».

Dès 1954, Pauwels avait écrit un livre sur l'ésotériste caucasien George lvanovitch Gurdjieff (1866-1949) dans lequel il affirmait que Haushofer avait rencontré Gurdjieff au Tibet en 1903, 1905, 1906 et 1908.

De retour en Allemagne en 1923, Hausofer a fondé la Société de Thulé, sur le modèle de groupes tibétains similaire avec une Philosophie basée sur les deux
cités d'Agarthi et de « Shampullah ».

Pauwels décrivait celle dernière comme une cité de violence, dirigée par le Roi de la Peur, avec lequel il était possible de faire alliance pour régner sur le monde.

Il affirmait que la Société de Thulé avait passé une telle alliance avec « Shampullah » en 1928, grâce à une colonie de moines tibétains à Berlin.

Pour mettre un terme à cette légende, il faut simplement pointer le fait que Haushofer n'a jamais voyagé hors de l'Europe avant 1908, et que ses déplacements en Extrême-Orient, fort documentés, excluent toute visite au Tibet.



Haushofer et Hess


La seule source de Pauwels concernant ce soi-disant contact entre Haushofer et Gurdjieff est Jacques Bergier, qui affirmait avoir reçu cette information d'officiers allemands avec lesquels il fut emprisonnés au camp de Mauthausen.

Selon Pauwels et Bergier, l'influence d'Eckart et de Haushofer sur Hitler consista principalement en la transmission d'un savoir ésotérique venant de puissances inconnues.

Peu avant sa mort, on rapporte qu'Eckart déclara : « Suivez Hitler. Il danse, mais c'est moi qui mène le bal. Nous lui avons donné les moyens de communiquer avec Eux. Ne me pleurez pas : j'ai influencé l'histoire plus que tout autre Allemand ».

Le rôle d'Eckart en tant que médiateur occulte est ainsi explicitement lié à des hiérarchies invisibles.

Hitler n'a jamais été présent à la moindre réunion de la Société de Thulé.

Le fondateur de la Société de Thulé, Rudolf von Sebottendorf, était certainement attiré par l'occulte, mais un journal détaillé de ses réunions entre 1918 et 1925, tenu par son secrétaire, Johannes Hering, ne mentionne que deux conférences relatives à ces sujets.



Le 31 août 1918, Sebottendorff a prononcé un discours sur la l'habdomancie, que Hering désapprouva ; pour lui, l'occultisme attirait des membres douteux à Thulé.

Le 23 février 1919, un certain Wilde a donné une conférence sur l'occultisme.

D'autres réunions portèrent sur des thèmes comme la culture mégalithique, la patrie d'origine des Teutons, les mythes allemands et la poésie, la légende de Thulé, les juifs et le sionisme, ainsi que sur les sujets politiques du moment.

Eckart n'était qu'un invité. Le 30 mai 1919, il a donné une lecture de ses pièces Lorennccio et Ahasver, et il n'existe aucune preuve permettant de lier Haushofer au groupe.

Loin de gagner en importance et de devenir un groupe occulte derrière le parti nazi, la Société de Thulé était politiquement insignifiante en 1920 et aurait complètement cessé ses activités après 1925.

Durant ses beaux jours en 1918-1919 et par la suite, la Société de Thulé se définissait par son idéologie nationaliste et antisémite, et ses membres appartenaient à la classe moyenne de Munich.

En Allemagne, Dietrich Bonder a répété l'histoire du lien entre Haushofer et
Gurdjieff, incluant l'initiation aux mystères tibétains et la colonie de moines de Berlin.

En fait, à propos de l'expédition SS de 1939 d'Ernst Schafer, on prétendit qu'il était allé au Tibet dans le but d'établir une liaison radio entre le IIIe Reich et les
lamas.

L'auteur Ravenscroft a développé son propre récit occulte du nazisme, qui tournait autour de l'obsession supposée de Hitler pour les mystères du Graal et pour la lance de Longinus.



Dans La Lance du destin, Ravenscroft décrit comment le jeune étudiant Stein découvrit un exemplaire racorni du Parsival d'Echenbach dans une librairie occulte du vieux quartier de Vienne, en août 1912.

Ce volume contenait de nombreuses notes manuscrites qui formaient un commentaire du texte et qui interprétaient l'épopée du Graal comme une série
d'épreuves d'initiation sur le chemin de la transcendance de la conscience.

Cette interprétation s'appuyait sur de nombreuses citations rédigées de la même plume, citations puisées dans les religions orientales, l'alchimie, l'astrologie et le mysticisme.

Stein nota également que la force de la haine antisémite et du fanatisme racial pangermanique qui courait tout le long du commentaire.

Le nom écrit à l'intérieur de la couverture indiquait le nom de son précédent possesseur : un certain Adolf Hitler.

Sa curiosité éveillée par ces notes, Stein retourna chez le libraire pour lui demander s'il pouvait lui dire quoi que ce soit à propos de cet Hitler.

Ernst Pretzsche informa Stein que le jeune Hitler étudiait assidûment l'occulte et lui donna son adresse.



Hitler en 1914 à Munich lors de l'annonce de l'entrée en guerre de l'Allemagne.


Stein retrouva Hitler. Au cours de leurs fréquentes rencontres, à la fin de l'année 1912 et au début de l'année 1913, Stein apprit que Hitler croyait que la lance de Longinus garantissait à son propriétaire un pouvoir illimité, qu'il pouvait utiliser pour le bien ou pour le mal.

La liste des anciens possesseurs de la lance incluait Constantin le Grand, Charles Martel, Otto le Grand et les empereurs Hohenstauffen, disait-on.

Propriété de la dynastie des Hasbourg depuis la dissolution du Saint Empire romain
germanique en 1806, la Sainte Lance était alors exposée au Musée du trésor de Hofburg, à Vienne.

Hitler voulait absolument obtenir cette lance pour s'assurer le succès de sa tentative de domination mondiale.

Ravenscroft citait également l'histoire sensationnelle selon laquelle Hitler avait accéléré son évolutlion occulte grâce à l' utilisation d'un hallucinogène, le peyotl, que lui avait donné Pretzsche, lequel avait travaillé jusqu'en 1982 comme assistant pharmacien dans la colonie allemande de Mexico.

La plupart de ces faits semblent plausibles. La connaissance qu'avait Hitler des romans du Graal et de la lance de Longinus peut être attribuée à son vif enthousiasme pour les opéras de Richard Wagner ( 1813-1883).



Le Graal et ses chevaliers jouent un rôle central dans Lohengrin (1850), que Hitler a vu pour la première fois à l'âge de 12 ans à Linz, et plus de dix fois durant son séjour à Vienne entre 1907 et 1913.

Parsifal (1882), la dernière oeuvre de Wagner et la seule à évoquer la Lance, était
basé sur l'histoire du Graal d'Eschenbach, mais fusionnait symbolisme chrétien original et mystique du sang, un mythe racial aryen.

Parsifal était ici le chaste champton de l'humanité aryenne ; lui seul pouvait retrouver la lance sacrée qui avait percé le flanc du Christ, et ainsi préserver le Graal, talisman de la race allemande.

Hitler ayant étudié tous les livrets de Wagner, il pouvait avoir conscience des accents raciaux de Parsifal.

Durant les années 1930, il déclara que cet opéra formait la base de sa religion raciale, et une conversation avec Rauschning fait référence au « Saint Graal du sang pur ».

Les allusions de Ravenscroft aux lectures occultes de Hitler à Vienne étaient déjà
confirmées par la biographie magistrale d'Alan Bulloc qui mentionnait son appétit pour les livres sur « les religions orientales », le yoga, l'occultisme, l'hypnotisme, l'astrologie.



Le seul problème avec tout cela, c'est que Ravenscroft mentait au sujet de ses sources.

Stein n'avait jamais connu personnellement Hitler à Vienne ni nulle part ailleurs, tandis que le personnage d'Ernst Pretzsche était une invention complète.

Ravenscroft décrivait également un groupe social de Munich tout aussi fantaisistes et soit disant impliqué dans les traditions occultes, où Hitler vécut après Vienne.

Dietrich Eckart était décrit comme un initié occulte ayant voyagé en Sicile pour trouver le château de Landulf ll à Catabelotta, château où ce modèle putatif de Klingsor avait célébré des rituels sataniques de magie astrologique arabe qui , dit-on, avaient épouvanté les chrétiens du sud de l'Europe.

Landulf était censé avoir invoqué les esprits des ténèbres par la torture et le sacrifice d'êtres humains.

Ravenscroft suggérait que la Société de Thulé, sous la direction d'Eckart, célébrait des rituels identiques sur des juifs et des communistes ayant inexplicablement disparu de Munich au cours des premières années qui ont suivi la guerre.

Pour ses « Mystères nazis », Ravenscroft a même fait appel à Aleister Crawley
(1875-1947), le célèbre magicien anglais, qui a fondé son abbaye autonome de Thélème à Celafù en 1921.



On dit que Crawley a recherché des preuves à Caltabelotta, tandis qu'Eckart étudiait la magie sexuelle gnostique de Crawley et ses connexions symboliques avec les pratiques sataniques de Landulf.

Ce mélange de liens entre le nazisme occulte du XXe siècle et la Sicile du IXe siècle fut couronné par l'affirmation selon laquelle Hiter croyait lui même être la réincarnation de Klingsor-Landulf, un vecteur moderne pour l'esprit de l'Antéchrist.

Ravenscroft concluait qu'Eckart et Haushofer avaient initié Hitler aux rituels noirs pour établir un contact avec les puissances du mal.

Dans celle quête de mystification sensationnelle, Heinrich Himmler et la SS finirent par surpasser la Société de Thulé en tant qu'ordre noir d'initiation satanique.

Pauwels et Bergier avaient déjà fait allusion aux plans de Hitler, selon Rauschning,
pour l'Ordensburgen, les écoles d'élite chargées de former les futurs dirigeants du parti, écoles qu'ils fusionnèrent avec la SS de Himmler.

Dans ces châteaux-écoles médiévaux, la fierté des jeunes aryens devait être portée à un niveau de croyance fanatique, de loyauté et de sacrifice de soi.

Après avoir prêté serment, ils devaient s'embarquer pour « une destinée
surhumaine et irréversible ».

La SS elle-même formerait un ordre international au sommet d'une société hiérarchisée constituée de suzerains, de membres du parti, de la masse anonyme et, en dessous, des esclaves modernes des races étrangères soumises.

Dans leur récit, les camps de concentration étaient une forme de modèle pour l'ordre social du futur.

Hitler était lié à la Sainte Lance, mais le Saint Graal entra dans les « Mystères nazis » via la SS.





L'Ahnenerbe


En se concentrant sur Himmler, les mythologues étaient sur un terrain plus porteur car il est attesté que contrairement à Hitler, Himmler s'intéressait aux traditions ésotériques et aux origines des Atlantes et des Aryens.

Pauwels et Bergier furent les premiers à découvrir l'organisation SS Ahnenerbe [qui signifie « l'héritage ancestral »] de Heinrich Himmler.

En fait, l'Ahnenerbe était une importante et influente institution au sein de la SS.





Sigle de l'Ahnenerbe



En 1933, Himmler encouragea la fondation d'un nouveau groupe de recherche constitué d'érudits en sciences humaines (préhistoire, archéologie, linguistique, ethnographie et symbologie), en sciences naturelles et en médecine, oeuvrant tous à la justification de la vision raciale aryenne du monde et de l'idéologie SS et nazie.

Après 1935, l'Ahnenerbe s'est développée rapidement, comptant plus de 50 départements. Elle publiait deux périodiques scientifiques et s'occupait de plusieurs
maisons d'édition en Allemagne, aux Pays-Bas et en Norvège.

Les premières recherches de l'institut sont menées sous la houlette de Wirth en 1936, dans le Bohusland, région du Sud-Ouest de la Suède particulièrement riche en art pariétal et en art rupestre. 



Parmi plus de 5 000 symboles gravés à l'époque de l'âge du bronze, les pétroglyphes, Wirth est persuadé d'avoir découvert les vestiges de la première écriture au monde, créée selon lui par une antique civilisation nordique. 

Il fait remonter cette civilisation à près de deux millions d'années et la situe en Atlantide, continent disparu s'étendant de l'Islande aux Açores (selon la légende). 

Plus de vingt tonnes de plâtres sont utilisées pour réaliser des moulages des gravures.

Toujours en 1936, l'Ahnenerbe monte une petite expédition en Carélie, région de la Finlande, afin d'étudier et d'enregistrer les chants et incantations des sorciers locaux. 

Pour Himmler, ces incantations ont une base historique et il espère que leur analyse permettra de recréer le marteau de Thor, qui est d'après lui la plus puissante des armes conçues par les anciennes peuplades nordiques.



L'Ahnenerbe a organisé plusieurs expéditions archéologiques, en Allemagne, mais aussi dans divers pays : France (où l'abbé Henri Breuil permet à Assien Bohmers de visiter, entre autres sites, la Grotte des Trois - Frères, tandis que la tapisserie de Bayeux suscite aussi la curiosité des nazis), Italie, Roumanie, Bulgarie, Pologne, Ukraine, Islande, Afghanistan.



Des expéditions en Afrique et en Amérique du Sud furent mises également sur pied.

D'autres expéditions furent lancées en Antarctique, dans la région dite de la Nouvelle-Souabe, ou encore sur le front de l'Est, où l'Untersturmführer-SS Heinz Brücher fut chargé en juin 1943 de transférer la collection de semences de Nikolaï Vavilov de Russie à l'Institut SS des plantes, situé à Graz.



Des chercheurs des universités allemandes publièrent des textes sur l'Inde, les écrits sanskrits, les cathares et le Saint Graal, les rosicruciens et les mystères du
Tibet.

L'organisation, au service des idées mystiques d'Himmler, employait 137 savants et 82 techniciens (libraires, secrétaires, etc.). 

De futurs archéologues renommés, tels que Herbert Jankuhn, Peter Paulsen ou Edward Tratz, travaillèrent à l'Ahnenerbe, qui s'était taillé un rôle central dans la recherche archéologique sous le Troisième Reich.

Un département de météorologie, dirigé par l'Obersturmführer-SS Hans Robert Scultetus (en) fut aussi institué, à l'initiative d'Himmler, convaincu que la théorie de la glaciation éternelle d'Hans Hörbiger pourrait permettre des prévisions météorologiques à long terme.



Hans Hörbiger (1860-1931), ingénieur, inventeur et idéologue allemand.


Les recherches scientifiques s'étendirent à la biologie, l'hérédite et la génétique, ainsi qu'à l'étude d'espèces animales rares en Asie Centrale et dans le Caucase.

L'expédition SS au Tibet en 1938 et 1939 était au départ un projet privé, mais Himmler la plaça sous les auspices de l'Ahnenerbe.

Ses idées occultes sur les origines semi-divines de la race aryenne constituaient une forte motivation pour se rendre au Tibet.

Le chef de l'expédition, le docteur Ernst Schäfer, était le fils d'un riche industriel de Hambourg.

En 1931 et 1932, alors étudiant, Schafer s'était joint à une expédition au Tibet menée par le jeune Américain Brooke Dolan, pour l'Académie des sciences naturelles de Philadelphie.

Après être entré dans la SS en 1933, Schäfer participa à la deuxième expédition de Dolan au Tibet central et oriental en 1934 et 1936, où il fut responsable
des travaux scientifiques.

Le succès de celte expédition poussa Himmler à s'intéresser à Schäfer. Lors de leur première rencontre en juin 1936, Himmler exprima son intérêt pour la
Théorie du monde de glace, selon laquelle des inondations primitives avaient submergé l'ancien continent de l'Atlantide.

Il fit également part de sa croyance dans le fait que la race nordique n'était pas le fruit de l'évolution, mais était descendue des cieux pour s'installer en Atlantide.

Himmler croyait que les émigrants atlantes avaient fondé une grande civilisation en Asie Centrale.

Il était ainsi très intéressé par les travaux de Schäfer et souhaitait faciliter sa prochaine expédition au Tibet .



L'expédition allemande au Tibet (1938-1939)



La troisième expédition d'Ernst Schäfer au Tibet eut lieu entre avril 1938 et août 1939, sous les auspices de la SS.

Selon Christopher Hale, elle était composée, outre de Schäfer, des quatre sous-lieutenants SS Edmund Geer (chef d'expédition et technicien), Ernst Krause (entomologiste, photographe et preneur de vues), Karl Wienert (géophysicien) et Bruno Beger (anthropologue et ethnologue) (Krause et Wienert, qui n'étaient pas membres de la SS au départ, furent nommés sous-lieutenants d'office).

Selon Isrun Engelhardt, Heinrich Himmler ne donna son accord à l'expédition qu'à la condition que tous ses membres deviennent membres des SS.



Les membres de l'expédition à Calcutta en 1938 : de gauche à droite : Wienert, Schäfer, Beger, Krause, Geer


Ernst Schäfer avait besoin du soutien de Himmler pour obtenir des devises étrangères, ce qui était très difficile durant la période du nazisme. 

Detlev Rose note qu'une dénomination courante de l'expédition dans les journaux allemands de l'époque était SS-Tibet-Expedition, mais il met en question la validité de cette dénomination.

Après avoir gagné l'Inde britannique puis le Sikkim, l'expédition franchit la frontière tibéto-indienne en octobre 1938 et arriva à Lhassa le 19 janvier 1939 et y resta deux mois.

Ils furent accueillis à l'extérieur de Lhassa par Chang Wei-pei, ancien opérateur radio, promu chef de la Mission chinoise à Lhassa et faisant fonction de représentant de la République de Chine.

Les membres établirent de bons rapports avec les élites tibétaines, dont le régent Réting Rinpoché.



Ernst Schäfer avec Ngagchen Rinpoché et Möndro à Shigatsé


Etant donné le savoir de Schäfer en zoologie et en botanique, en géographie et en ethnologie, ses rapports offrent une vue d'ensemble sur la faune et la flore de ce lointain pays situé sur le toit du monde.

Ils recueillirent une énorme quantité de plantes (en particulier des centaines de variétés d'orge, de blé, d'avoine) et d'animaux (dont des spécimens vivants).  

Les semences furent conservées à l'Institut de génétique des plantes des SS à Lannach, près de Graz(Autriche), organisme dirigé par le botaniste SS Heinz Brücher.



Le régent du Tibet Réting Rinpoché posant sa main sur la tête de l'anthropologue Bruno Beger à Lhassa en 1939.


Celui-ci espérait pouvoir tirer de cette collection, ainsi que d'une autre obtenue sur le front de l'Est, les moyens de sélectionner des plantes résistantes au climat de l'Europe orientale, considérée comme partie intégrante du Lebensraum (« espace vital ») nazi, et ce afin d'atteindre l'objectif de l'autarcie.

Wienert prit des mesures géomagnétiques. Krause étudia les guêpes tibétaines. Schäfer observa les rituels tibétains, dont les funérailles célestes.

Ils photographièrent et filmèrent des manifestations folkloriques, dont les fêtes du nouvel an. Bruno Beger effectua des mesures anthropométriques.

Pendant la préparation de l'expédition, Ernst Schäfer choisit comme désignation « Expédition Schaefer 1938/1939 » sur son en-tête de papier à lettre et pour ses demandes de subventions auprès d’hommes d'affaires .



Ernst Schäfer, sur le glacier de Zemu, au Sikkim (1938)


Cependant, sur l'ordre de l'Ahnenerbe, cette désignation fut changée en « Expédition allemande Ernst Schäfer au Tibet » (en grandes lettres), « sous le patronage du Reichsführer-SSHimmler et en rapport avec l'Ahnenerbe » (en petites lettres).

L'écrivain et réalisateur de télévision britannique Christopher Hale rapporte que Schäfer prit grand soin de retirer la ligne en petites lettres lorsqu'il arriva à Gangtok en Inde britannique.

Si « cela a fait dire à certains historiens allemands que Schäfer était indépendant de la SS et qu'il avait été en mesure de faire de la « science pure » », Hale affirme que « ce n'est pas le cas »  :

« Himmler demeurait le parrain de l'expédition et Schäfer n'avait manifestement aucun intérêt à perdre son soutien ».



Karl Wienert manipulant son photogrammètre à Pennam (1938)


« Expédition allemande au Tibet Ernst Schäfer » est le sous-titre choisi par Schäfer lui-même dans son livre de 1943, Geheimnis Tibet.

La dénomination SS-Tibet-Expedition (« expédition SS au Tibet ») est employée par Ernst Schäfer lui-même dans la revue Atlantis, dans la revue SS Das Schwarze Korps (« Le Corps noir ») et autres périodiques nazis (afin d'en faire connaître les buts et le rôle dans les visées de conquête mondiale du national-socialisme).

Elle se retrouve également dans des journaux allemands et dans une revue scientifique de l'époque.

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, cet intitulé est celui repris par le renseignement militaire américain en Europe en février 1946, puis par les archivistes du fonds Heinrich Himmler à la Hoover Institution.

Il est employé aussi par Mechtild Rössler, un docteur en géographie, dans un livre sur la science dans le Troisième Reich (2001), ou par l'écrivain Peter Levenda (2002).

Il n'est fait aucune mention de l'intérêt de Himmler pour les origines aryennes même si des relevés précis des mesures anthropologiques des nomades tibétains furent effectuées.




Edmund Geer au campement du lac Gayamtsona, Tsomo Dramling, un lac du Sikkim (1938)


Des photographies en couleur montrent les magnifiques paysages de l'Himalaya et des plateaux désertiques du Tibet, ainsi que des forteresses, des monastères, des temples et le splendide palais du Potala à Lhassa.

Selon Detlev Rose, le Reichsfuehrer-SS Himmler tenta de profiter de la réputation d'Ernst Schäfer pour la propagande nazie et s’enquit de ses projets d'avenir.

Ernst Schäfer lui répondit qu’il voulait mener une autre expédition au Tibet. Il aurait souhaité placer son expédition sous le patronage du département culturel des affaires étrangères ou sous celui de la Deutsche Forschungsgemeinschaft (« Communauté scientifique allemande ») comme l’indiquent ses démarches.



La forteresse de Shigatse


Selon la tibétologue Isrun Engelhardt, de l'Université de Bonn, Himmler était fasciné par le mysticisme asiatique et souhaitait qu'une telle expédition s'effectue sous les auspices de l’Ahnenerbe (la société SS « Héritage des Ancêtres ») et que Schäfer développe une recherche fondée sur la théorie pseudo-scientifique de Hans Hörbiger, « la cosmogonie glaciale », promue par l'Ahnenerbe.

Schäfer avait des objectifs scientifiques, il refusa donc d’incorporer à son équipe Edmund Kiss (KiB), un adepte de cette théorie, et exigea que douze conditions soient réunies pour obtenir une liberté scientifique.



Groupe de lamas passant sous l'ancienne porte ouest de Lhassa, lors du Monlam.


En conséquence, Wolfram Sievers de l'Ahnenerbe critiqua les objectifs de l'expédition, si bien que l'Ahnenerbe ne le subventionna pas.

Himmler accepta que l'expédition s’organise à la condition que tous ses membres deviennent des SS. Pour réaliser son expédition, Schäfer dut accepter des compromis.



Sous la swastika, encadrée du sigle SS, les membres de l'expédition recevant les dignitaires tibétains et le représentant de la Chine à Lhassa; à gauche : Ringang, Beger, Chang Wei-pei, Geer ; au centre: Tsarong Dzasa, Schäfer; à droite : Jigmé Taring, Yabshi Langdün, Wienert, Möndro.


Pourtant, dans une conférence qu'il donna devant les alpinistes de l'Himalayan Club britannique en 1938, Schäfer décrit ses rapports avec Himmler en termes élogieux bien que, selon Christopher Hale, ce genre d'auditoire ne fût guère de ceux devant lesquels vanter sa loyauté à Himmler : 

« Étant membre de la Garde noire depuis longtemps, j'étais aux anges que le plus haut dirigeant de la SS, lui-même amateur féru de science, s'intéressât à mes explorations.

Aucun besoin de convaincre le Reichsführer SS : il partageait mes idées, il promit simplement de m'apporter toute l'aide nécessaire ».

Selon Alexander Berzin, l'expédition répond à l'invitation officielle du gouvernement tibétain qui, alors qu'il renoue avec le Japon, souhaite tenir la balance égale entre les Britanniques et les Chinois d'une part et les Japonais et les Allemands d'autre part.

Il existe aussi une riche documentation sur les festivités culturelles et religieuses du
peuple tibétain.



Devant l'entrée du palais blanc au Potala, danses lors du nouvel an tibétain


Elle comprend un portrait du vieux père supérieur du monastère de Taschilunpo, le foyer du Panchen Lama, ainsi que des photos de processions de moines bouddhistes, de personnifications masquées de divinités tibétaines, de démons et de lamas invoquant les dieux en produisant d'étranges sons avec de longs cors et des tambours.

Bruno Beger effectua des mesures anthropométriques des Tibétains, afin d'étayer ses hypothèses racialistes concernant l'origine de la « race aryenne », selon Édouard Conte.



Bruno Beger prenant des mesures anthropométriques à Lachen, au Sikkim.


Il prit les mensurations de 376 individus et fit des moulages de la tête, du visage, des mains et des oreilles de 17 autres, et releva les empreintes digitales et les empreintes de main de 350 autres.

Il gagna les faveurs de l’aristocratie tibétaine en distribuant des médicaments et en soignant des moines ayant une maladie vénérienne, en échange de la possibilité d'effectuer ses recherches.



Bruno Beger faisant office de dentiste à Lachen au Sikkim (1938)


Schäfer nota méticuleusement ses observations sur les mœurs religieuses et culturelles des Tibétains de l'époque, depuis les fêtes lamaïstes jusqu'aux attitudes des habitants vis-à-vis du mariage, du viol, de la menstruation, de l'accouchement, de l'homosexualité et même de la masturbation.

Ainsi, dans le compte rendu qu'il donne de l'homosexualité au Tibet, il va jusqu'à décrire les diverses positions prises par les moines avec les jeunes garçons puis se met en devoir d'expliquer le rôle important que joue l'homosexualité dans les hautes sphères politiques tibétaines.

Les archives de l'expédition contiennent également des pages d'observations minutieuses sur les habitudes sexuelles des Lachung et autres peuples himalayens.



Gyantsé et son chörten



Munis de deux lettres de courtoisie du Régent destinées à Hitler et à Himmler ainsi que de cadeaux pour le Führer (un habit de lama et un chien de chasse), Schäfer et ses compagnons quittèrent le Tibet en août 1939, emportant également un exemplaire de la « bible » tibétaine, le Kangyour (120 volumes en tout), des objets précieux et des animaux rares.



Chitishio, spectacle d'opéra (Lhamo), devant le dzong de Gongkar, 1939


Un hydravion les emmena de Calcutta à Bagdad puis à Berlin, où ils furent accueillis sur la piste de l'aéroport de Tempelhof par Himmler en personne.

Lors de son interrogatoire par le renseignement militaire américain en 1946, Schäfer déclara qu'à son retour du Tibet en août 1939, il avait rencontré Himmler pour lui exposer son projet d'une nouvelle expédition en cas de guerre : avec quelques hommes, il se rendrait au Tibet en avion, gagnerait les Tibétains à la cause allemande et mettrait sur pied un mouvement de résistance en s'inspirant de l'action de l'Anglais Lawrence pendant la Première Guerre mondiale. Ce projet toutefois n'eut pas de suite.

Une fois rentrés au pays, Wienert, Krause et Geer retournèrent à la vie civile et on n'entendit plus parler d'eux.

Schäfer se vit confier, dans le cadre de l'Ahnenerbe, la direction d'un tout nouvel institut des études asiatiques qu'il baptisa Sven Hedin Institut für Inner Asien und Expeditionen(« Institut Sven Hedin pour l'Asie centrale et les expéditions »), du nom de l'explorateur suédois Sven Hedin.



Statue de divinité au monastère de Tashilhunpo à Shigatsé.


L'année 1943 vit aussi la sortie du film Geheimnis Tibet (« Tibet secret »), réalisé à partir des pellicules rapportées du Tibet. Il fut projeté à l'occasion de l'inauguration officielle de l'Institut Sven Hedin le 16 janvier 1943, en présence de l'explorateur suédois lui-même.

Ce dernier, sous le coup de l'enthousiasme, s'écria : « Grandiose, merveilleux, ce que nous avons vu ici ! », et se tournant vers Schäfer : « Vous êtes l'homme qui devait continuer mes recherches et qui doit les continuer ».

Cependant, la présence d'une expédition scientifique nazie dans le Tibet légendaire ne pouvait que donner crédit aux liens occultes imaginaires entre Hitler, le nazisme, et la théocratie orientale d'Agartha.

Pauwels et Bergier notèrent que Schäfer avait pris contact avec de nombreux lamas dans plusieurs monastères et qu'il avait ramené en Allemagne des spécimens « aryens » de chevaux et d'abeilles.




Ernst Krause tenant un piège à abeilles à Pennam (1938)


Bronder faisait allusion aux liens entre Allemands et bouddhisme tibétain déjà établis par Hess et Haushofer.

Un certain Karo Nichi, ambassadeur du Tibet à Berlin, est censé avoir guidé l'expédition de Schäfer dans le but de livrer du matériel radio afin d'établir une communication entre Berlin et Lhassa.

La fascination pour ces étranges histoires de missions nazies vers des destinations lointaines est un classique de la culture populaire.


Connaissez-vous la statue d'un Bouddha « Iron Man », arrivant en Allemagne suite à l'expédition au Tibet ?



Des chercheurs allemands ont affirmé qu'une statue massive d'un Bouddha amenée en Europe par les nazis, aurait été sculptée à partir d'une météorite qui serait tombée il y a 10.000 ans à la frontière entre la Sibérie et la Mongolie.

On ne connaît pas l'âge de ce Bouddha de l'espace, également connu sous le nom de "Iron man" parmi les chercheurs, mais les meilleures estimations datent sa fabrication entre le 8ème et le 10ème siècle.

La sculpture représente un homme, probablement un dieu bouddhiste, perché sur des jambes recroquevillées, tenant quelque chose dans la main gauche.

Sur sa poitrine, on peut voir un svastika bouddhiste, ce symbole porte-bonheur qui fut plus tard récupéré par les nazis.

« On peut supposer que le symbole du svastika sur la statue a été une motivation probable pour emmener la statue météorique « iron man » jusqu'en Allemagne », ont écrit en ligne les chercheurs le 14 septembre dans le journal Meteoritics & Planetary Science.



Elmar Buchner, chercheuse à l'université de Stuttgart et ses collègues ont analysé pour la première fois la statue en 2007, quand le propriétaire les a autorisé à en prélever 5 minuscules extraits.

En 2009, l'équipe a eu l'opportunité d'en prendre des plus grands, cette fois à l'intérieur de la statue, moins susceptible d'avoir subi des altérations ou des manipulations humaines que l'endroit où les premiers avaient été faits.

Ils ont alors découvert que la statue avait été sculptée dans une sorte rare de roche venue de l'espace, une météorite dite « ataxite ».

Ces météorites, faites principalement de fer, contiennent un fort pourcentage de nickel.

La plus grande météorite connue, celle d'Hoba en Namibie, est une météorite ataxite qui pèse plus de 60 tonnes.



Une analyse chimique des prélèvements de l'Iron man révèle une correspondance parfaite avec un fameux éparpillement de roches extraterrestres sur la frontière entre la Sibérie et la Mongolie.

Le champ du météorite Chinga contient au moins 250 fragments, tous assez petits, bien que deux d'entre eux pesant 10 kilos y ont été trouvés.

Les scientifiques estiment que la météorite Chinga est tombée il y a 10 000 ou 20 000 ans.

Selon Buchner, la première découverte de ce champ date de 1913, mais l'existence même de la statue tend à prouver que les populations exploitaient ce champ pour des matières servant à l'art bien avant.

L'identité de l'homme sculptée reste inconnue mais les chercheurs soupçonnent qu'il s'agirait du dieu bouddhiste Vaisravana, également connu sous le nom de Jambhala. 



Ouvre bouteille de Coca Cola datant de 1925. (La marque américaine voulait-elle véhiculer le symbole originel de la paix ?)


Vaisravana est le dieu de la richesse ou de la guerre, et il est souvent représenté tenant un citron (un symbole de richesse) ou un porte-monnaie.

Le Iron man tient lui un objet non-identifié. Cette statue est haute de 24 cm et pèse 10,6 kilos.

Selon Buchner et ses collègues, de nombreuses civilisations anciennes ont utilisé le fer météorite pour fabriquer des poignards et même des bijoux, et la vénération des météorites y étaient très courante.

Cette sculpture de Bouddha est unique. Buchner déclara dans un communiqué :

« La statue du Iron man est la seule représentation connue d'une figure humaine à avoir été sculptée dans une météorite, ce qui revient à dire que nous ne pouvons la comparer à rien pour estimer sa valeur.


Son origine seule vaudrait déjà 20 000 dollars, mais si en plus nos estimations sont justes et qu'elle a bien mille ans, sa valeur pourrait être inestimable ».

Les projets ésotériques de Himmler apparaissent même dans les célèbres films Indiana Jones de Steven Spielberg.



Dans Les aventuriers de l'Arche perdue (1981), l'archéologue américain doit trouver l'Arche avant que les nazis ne s'en emparent à des fins malveillantes, alors que dans Indiana Jones et la dernière croisade (1988), la course est lancée pour retrouver le Saint Graal.

Des images de nazis en uniforme poursuivant des objets de pouvoir comme
l'Arche d'alliance et le Graal ont suscité une prise de conscience mondiale de l'intérêt de la SS pour les traditions anciennes.



La conception que se faisait Heinrich Himmler de la SS, en laquelle il voyait une élite militaire religieuse à la tête de la croisade aryenne censée reconquérir l'Orient a trouvé de nombreux échos dans la vision romantique de l'histoire médiévale de l'Allemagne.

Le 2 juillet 1936, Himmler organisa un service religieux spécial sur la tombe de Heinrich der Finkler à la cathédrale de Quedlinburg.

La date correspondait au millième anniversaire de la mort de ce roi germain qui avait fondé la dynastie royale des Saxons et avait repoussé les Slaves vers .'Est, par-delà l'Elbe.

Dans une ambiance de pèlerinage mystique, Himmler parla de Henry comme du parangon des valeurs et de la piété germaniques et jura de poursuivre sa mission à l'Est.

Par la suite, des auteurs occultistes s'étendront sur l'intérêt de Himmler pour la spiritualité et sur le fait qu'il croyait être la réincarnation du roi Henry Ier (roi germain de 919 à 936 premier de la lignée des Saxons et père d'Otto Ier, premier empereur de la grande Rome).

Mais c'est le château de Himmler, le Wewelsburg, qui établit la réputation de la SS en tant qu'ordre chevaleresque ésotérique.



Au cours cours de la campagne électorale du début de l'année 1933, Himmler avait voyagé e n Westphalie , « le pays de Hermann et de Widukind », et fut profondément impressionné par l'atmosphère mythique du Teutoburger Wald .

Toujours inspiré par des modèles médiévaux romantiques, il décida d'acquérir un château dans cette région pour la SS.

Le Wewelsburg, près de Paderborn, fut investi par la SS en août 1934.


Le Wewelsburg


Au départ, il servit de musée et de centre de formation idéologique des officiers SS.
mais fut ensuite placé sous le contrôle direct de Himmler en février 1935.



Ce changement reflétait la nouvelle idée de Himmler qui souhaitait faire du Wewelsburg le château de l'ordre SS, comparable au château de Marienburg pour les chevaliers teutons en Prusse.

À la fin des années 1930, Himmler et le commandant du château, Manfred von Knobbelsdorff y célébrèrent des mariages païens d'officiers SS, ainsi que des fêtes
de solstices de printemps et d'automne.

Les plans d'Himmler devinrent de plus en plus ambitieux. La grande tour nord du château fut agrandie par les travailleurs d'un camp de concentration proche, construit tout exprès.

Là, dans le vaste hall supérieur surmonté d'une coupole, étaient exposées les
armoiries des SS Gruppenführer morts et le sol de marbre était décoré d'une grande roue solaire composée de douze runes.



Dans les ailes du château, des pièces d'étude furent nommées et décorées selon des personnages de la mythologie nordique comme Widukind, Henry l, Henri le Lion, le roi Arthur et le Saint Graal.

Des plans établis entre 1940 et 1942 prévoyaient de déplacer le village un peu plus loin et de construire un énorme complexe architectural composé de salles, de galeries, de tours, de tourelles et de murs rideaux, disposé en cercle autour de la montagne.

Au début de la guerre, Himmler concevait évidemment le Wewelsburg comme le futur Vatican SS, construit à une échelle gigantesque pour représenter le centre du nouvel ordre mondial aryen.

Les aspects mythologiques et cultuels du château, davantage que sa construction par des esclaves, constituaient l'essentiel de son interprétation occulte.

Dans la grand crypte de pierre, le « royaume des morts », se tenaient des cérémonies symboliques.



Lorsqu'un chef SS mourait, ses insignes étaient brûlées de manière rituelle et ses cendres étaient enfermées dans une urne placée sur un piédestal du hall circulaire.

À la fin des années 1970, le Wewelsburg apparut dans le genre littéraire du thriller comme le Camelot de Himmler, le mystérieux centre cérémonial de la SS.

En insistant sur les fantaisies occultes de Himmler et ses autres mystifications, les auteurs des « Mystères nazis » ont donné du poids à l'image pseudo-religieuse de la SS.

Des détails romantiques comme la prétendue quête du Saint Graal, les méditations des leaders, les parallèles établis entre l'Ordre Noir et les jésuites d'Ignace de Loyola, le symbolisme du roi Arthur, le symbolisme germanique, les étranges cérémonies funéraires au Wewelsburg, tendent à masquer la nature brutale et violente de la SS sous une aura de magie et de mystère.




L'écrivain Halik émit l'hypothèse que « l'ésotérisme militant » de la SS s'inspirait également des contes d'Agarthi d'Ossendowski et du fascisme mystique de Julius Evola.

Halik fut également le premier à faire le lien entre la SS ésotérique et l'insigne du Soleil Noir porté par l'aviation allemande dans la région du pôle, à la fin de la guerre.

Halik s'intéressait surtout aux OVNIs aperçus à plusieurs reprises après la guerre.

Dans une série d'articles publiés dans le magazine autrichien ésotérique Jvtensch und Schicksal entre 1951 et 1955, Halik relia les soucoupes volantes au mythe du
Soleil Noir.

Il voyait dans les soucoupes volantes des manifestations du Graal, « un vaisseau culte utilisé par la suprême hiérarchie des gnostiques chrétiens ».

Il analysait la constitution éthérée des soucoupes volantes à partir de leurs anneaux concentriques lumineux.

En même temps, Halik semblait croire que les Allemands avaient établi des « empires polaires » à la fois en Arctique et en Antarctique, sous le signe du « Soleil d'Or » et du « Soleil noir ».



Alors que le premier représentait une quête luciférienne solaire (liée à Otto Rahn et
aux SS cathares), le second était dirigé par des loges SS sataniques et saturniennes.

Halik ne considérait pas les OVNis comme une invention technologique, mais comme une application de principes métaphysiques et alchimiques.

La métaphore alchimique du sol niger (Soleil Noir) représente l'occultation, l'assombrissement, une descente vers la découverte des mystères de soi.

C'était le message soi-disant idéaliste des « hérétiques » SS qui opéraient depuis l'Île bleue, les présages d'une transformation millénariste du monde.

Célèbre « poète de l'Atlantide », Edmund KiB fut également recruté dans l'Ahnenerbe par Heinrich Himmler.

Déjà en juillet 1936, Kib et d'autres signèrent le Protocole de Pyrmont par lequel la SS reconnaissait officiellement la Théorie du monde de glace.

Le projet fut mis en place en tant que section météorologique de l'Ahnenerbe, et Philipp Fauth, le co-auteur de Hörbiger avant la guerre, y joua un rôle important.

Lorsque en août 1936, KiB commença à planifier une nouvelle expédition dans les hautes terres d'Abyssinie à la recherche de traces de civilisation à l'ère tertiaire et des restes de l'ancienne lune, Himmler fut prompt à lui apporter le soutien de I'Ahnenerbe.



Les hautes terres d'Abyssinie en Ethiopie


L'Ahnenerbe s'était également impliquée dans les projets de KiB concernant une nouvelle expédition au Pérou, prévue pour 1940, mais finalement abandonnée à cause de la guerre.

On pourrait ajouter que la Théorie du monde de glace a été presque officiellement approuvée par le IIIe Reich : l'enthousiasme de Hitler en personne est mentionné à plusieurs reprises dans ses Table Talk' et il avait fait la promesse de construire un observatoire à Linz, représentant « les trois grandes conceptions cosmologiques de l'histoire : celles de Ptolémée, Copernic et Hörbiger ».

Ensuite, KiB rejoignit la Waffen SS, atteignant le grade de SS Obersturmbannführer, et plus tard servit en tant que commandant de la garde dans les quartiers généraux de Hitler.

À la fin de la guerre. il espérait mener un groupe de commandos au Tibet, où il était question de rassembler les tribus mongoles dans un combat contre les forces
soviétiques en Asie Centrale, et ainsi soulager le Reich assiégé.

Durant les nuits sombres et froides de la fin de l'année 1945, Rudolf Mund écouta avec une attention soutenue les histoires du vieil explorateur : les cités en ruines de l'île de Marajo, sur le delta de l'Amazone, Tiahuanaco et le lac Titicaca, le mausolée de Puma Punku et l'observatoire astronomique de Kalaseseya.



Les dons de conteur de KiB chassèrent pour un moment la douleur de la défaite.

Les têtes nordiques dans la cordillère des Andes, les grandes expéditions SS pour confirmer l'existence de civilisations nordiques préhistoriques évoluées en Afrique et en Amérique du Sud, et la Théorie du monde de glace de Hörbiger évoquaient un monde immémorial de supériorité aryenne, à côté duquel la défaite du IIIe Reich semblait n'être qu'un échec mineur.

La nature catastrophique de ces lointains événements suggérait un monde de combats violents et de renouveau, tout à fait en accord avec la vision nazie de la nature.

Le fait qu'un ancien peuple nordique ait survécu à de telles catastrophes, inondations et périodes glaciaires, ne pouvait que confirmer l'héroïsme allemand face à d'immenses défis.

Mund s'intéressa également aux théories mystiques des runes de Karl Maria Wiligut (1866-1946), le soit-disant Raspoutine de Heinrich Himmler.



Grâce à sa mémoire prétendument ancestrale et à sa représentation inspirée des traditions germaniques archaïques, Wiligut devient le mentor favori de Himmler sur les questions mythologique et fut officiellement engagé dans la SS pour effectuer des recherche sur la préhistoire entre 1933 et 1939.

Son patron le consultait sur toute une variété de sujets et l'influence de Wiligut s'étendait du dessin de l'anneau à tête de mort porte par les SS, jusqu'à la conception du Wewelsburg en tant que château dédié à l'ordre SS et à l'adoption de cérémonies conçues pour conférer une aura traditionnelle à l'idéologie SS
d'élitisme, de pureté raciale et de conquête territoriale.

Les idées de Wiligut évoquaient celles de Guido von List, l'occultiste runique et ariosophe proche de Lanz von Liebenfels, et Wiligut eut des liens avec des membres de l'ONT dès 1908.



Guido von List (1848-1919)


C'est Richard Anders, un officier SS également membre de l'ONT, qui le présenta à Himmler.

Mund, enchanté de découvrir une autre source de l'ésotérisme SS, rédigea une biographie de Wiligut qui fut publiée par Volkstum-Verlag de Landig.

Wiligut citait également d'autres sources concernant le mythe du Soleil Noir. Dans l'un de ses Halgarita-Sprüche, une série de révélations religieuses cryptiques écrites pour Himmler dans les années 1930, Wiligut décrivait un ancien soleil appelé Santur.

Ses adeptes de l'époque, Emil Rüdiger et Werner von Bülow, interprétaient ce corps céleste comme un second soleil qui brillait voici 230 000 ans sur le pôle Nord et les Hyperboréens, et avait permis leur développement spirituel.

Santur est toujours en orbite autour de notre planète, sous forme d'une étoile morte, donc invisible, mais en tant que Soleil Noir, émet encore une puissante intelligence'.

La reconstruction que fit Wiligut d'une religion germanique préhistorique « irmmiste » s'inspirait en partie de l'armanisme de Guido von List , l'ancienne foi des Aryens-Germains qui reflétait un genre de théosophie germanisée dans le monde
clandestin völklsch-occulte avant la première guerre mondiale.




En faisant remonter l'inspiration de Wiligut à cette période, on découvre une source encore plus ancienne du Soleil Noir dans la théosophie laquelle avait été très influente dans les cercles ésotériques allemands à la fin du XIXe siècle.


OVNIs nazis, Antarctique et Aldébaran




Après leur apparition dans les premières années qui ont suivi la guerre, les soucoupes volantes sont peu à peu devenues partie intégrante de la mythologie populaire.

Ces avions discoïdes futuristes, capables de vitesses et de manoeuvres stupéfiantes, ont tout d'abord frappé la conscience populaire suite à un accident survenu le 24 juin 1947.

Kenneth Arnold, pilotant son avion privé au-dessus des Cascades Mountains
dans l'État de Washington, vit une formation de neuf objets volant à environ 9 000 pieds d'altitude.



Il estima leur vitesse à près de 3 000 km/h - chiffre incroyable avant les vols supersoniques - et compara le vol des étranges vaisseaux à des rebonds, « comme le ferait une soucoupe ricochant sur l'eau.

Le témoignage d'Arnold n'était pas le premier ; près de quarante autres avaient été enregistrés plus tôt cette même année.

Cependant, cet incident déclencha une grande vague d'articles sur les soucoupes volantes. Rien que cet été-là, quarante-huit États fournirent ce type de rapport.

Les craintes américaines concernent le communisme et une agression russe - la guerre froide montait en puissance avec l'établissement de régimes communistes en Europe de l'Est - décuplaient la curiosité et l'anxiété.

Comme un nombre croissant de personnes déclarait avoir vu des soucoupes dans tout le monde occidental, on réalisa que les performances de ces soucoupes surpassaient de loin la technologie connue et les capacités humaines.

La croyance en l'origine extraterrestre des soucoupes volantes se répandit rapidement.

La peur du public redoutant de superbes armes soviétiques ou des visites extraterrestres nécessitait une réponse officielle.

Le gouvernement américain adopta une position ambivalente en cherchant à les discréditer tout en niant farouchement l'hypothèse de leur origine terrestre.

Fondée en décembre 1947, une commission de surveillance nommée Project Sign examina 237 témoignages, sous la direction de Allen Hynek, alors professeur d'astronomie à la Northwestern University.



En février 1949, l'United States Air Force lança le Project Grudge.

Renommé Project Blue Book en mars 1952, supervisé par Hynek, c'était en fait l'organe d'enquête officiel des USA sur le phénomène des OVNIs (« Objet Volant Non Identifiés » était alors devenu le terme en vigueur, notamment pour sa neutralité) jusqu'à sa suppression en 1969.

Pendant ce temps, des groupes d'enquête constitués de civils furent fondés en Amérique, en Grande-Bretagne et en Europe.

Le nombre de témoignages concernant les OVNIs ne diminuait pas. Des magazines et des films de science-fiction, genre qui explosa dans les années 1950 en Amérique et en Europe, développèrent l'imagerie des soucoupes volantes et l'hypothèse de visites extraterrestres.

Une nouvelle dimension s'ajouta lorsque des témoignages rapportèrent des contacts directs avec des extraterrestres

Dès le début des années 1950, des rumeurs ont commencé a circuler parmi certains cercles nationalistes allemands, selon lesquelles les soucoupes volantes étaient en fait des supers armes allemandes développées et testées au cours du IIIe Reich.



Au moment ou l'Allemagne s'est rendue, en mai 1945, cette technologie fut soit disant évacuée en Arctique, en Amérique du Sud et en Antarctique.

Le grand nombre des apparition d'OVNIs fut ainsi attribué à une présence nazie cachée dans des régions lointaine et inaccessibles.

À la fin des années 1970, les auteurs néonazis affirmaient que le « Dernier Bataillon », une vaste force militaire nazie composée d'OVNIs très avancés était en possession d'une grande partie de l'Antarctique.

A tout moment cette flotte d'OVNIs nazis pouvait venir délivrer le monde enténébré par le joug des deux superpuissances et des maladies de l'après guerre : la démocratie et le libéralisme.

A partir du début des années 1990, ces mythes d'une technologie nazie avancée mêlaient sources d'énergie alternative et alliance avec des civilisations extraterrestres du lointain système solaire d'Aldébaran.

Jan van Helsing, fameux théoricien allemand de la conspiration , utilise ces mythes, ainsi que le Soleil Noir, dans ses livres à succès sur les sociétés secrètes et leur pouvoir au XXe Siècle.



L'importante mission internationale de l'amiral Richard E. Byrd en Antarctique, en 1946-1947, apporta aux Alliés une autre preuve d'une présence militaire nazie au pôle Sud après la guerre.

Le 2 décembre 1946, une flotte américaine de 30 bâtiments équipés de 4 000 hommes, de tanks amphibies, d'hélicoptères et de 200 avions, partit de Norfolk, Virginie, pour se joindre aux forces anglo-norvégiennes et soviétiques afin de sonder l'Antarctique, apparemment pour mener des recherches scientifiques et établir des définitions territoriales.

À l'arrivée en Antarctique, l'expédition rencontra rapidement des difficultés.




Byrd perdit 4 avions et se retira rapidement, abandonnant toute l'opération.

Un journaliste chilien, Lee Van Atta, cita Byrd qui redoutait des menaces pour la sécurité des États-Unis venant d 'ennemis non identifiés capables de voler d'un pôle à l'autre.

Ladislao Szab, exilé hongrois vivant en Argentine, écrivit un livre, Hitler esta vivo [Hitler est vivant] (1947), décrivant la mission américaine avortée en Antarctique et la capture des sous-marins allemands dans le contexte de la fuite de Hitler vers une base nazie secrète au pôle Sud.

Le livre fut immédiatement traduit en français et généra de nombreuses histoires à
sensation entre 1947 et le début des années 1950.

L'étape suivante dans la mythologie des OVNIs nazis fut le lien entre les témoignages de gens ayant aperçu des soucoupes volantes après la guerre et la révélation du travail des ingénieurs allemands sur des disques volants durant le IIIe Reich.

En mars 1950, le Flügkapitän' Rudolf Schriever, né en 1910, accorda un entretien au magazine d'information allemand Der Spiegel.





Première page de l'article original "Der Spiegel" en date du 30 Mars 1950. 


Il racontait comment il avait commencé à réfléchir au problème du décollage vertical lorsqu'il travaillait comme pilote principal à Eger en 1942.

Il avait dessiné les plans d'une cabine centrale en forme de dôme pour les instruments de bord et l'équipage, entourée de pales rotatives en forme de disques animées par des turbines et trois réacteurs installés au dessous.

L'ensemble du disque faisait 14,4 mètres de diamètre. Les turbines avaient une
puissance comprise entre 1650 et 1800 tr/min, avec une poussée de 100 mètres par seconde.

Schriever avait calculé que son disque de 3 tonnes pouvait atteindre une vitesse de vol de 4,2 kilomètres par seconde, avec une portée de 6000 kilomètres.

Lorsque les réacteurs Messerschmitt furent disponibles en 1942, lui et son équipe commencèrent à développer le projet dans les usines BMW de Prague.

Schriever dit y avoir travaillé jusqu'au 15 avril 1945, date à laquelle il avait dû fuir devant l'armée russe qui envahissait la Tchécoslovaquie.

Vivant chez ses beaux parents à Bremerhaven-Lehe, il raconta comment son atelier fut dévalisé en août 1948 ; ses plans et ses modèles pour la soucoupe volante disparurent.



Rudolf Schriever


Il était convaincu que les ingénieurs tchèques avaient depuis reconstruit son disque pour le compte d'une puissance étrangère.

Bientôt, d'autres détails apparurent. Selon un rapport ultérieur, le disque volant de Schriever fut bel et bien construit et sortit du hangar pour un vol d'essai en avril 1945 :

« Une fantastique création de près de 15 mètres de diamètre, avec en son centre la coupole de Plexiglas renfermant la cabine de pilotage brillant au soleil ».

Une petite erreur technique et une alerte aérienne repoussèrent indéfiniment le vol.

L'usine ferma le 9 mai, durant la révolution tchèque. Schriever et ses collègues
détruisirent le disque volant, et il prit la fuite à bord de sa BMW jusqu'en Bavière, dans la zone américaine.



Schriever


Là, il fut un moment réparateur de machines agricoles, jusqu'à ce qu'ont lui dérobe
ses biens et ses plans.

Au début de l'année 1953, A. V. Roe Company, au Canada, annonça le développement d'un avion à réaction circulaire pouvant atteindre la vitesse de 2400 km/ h.

Un ingénieur allemand, Georg Klein, ancien haut fonctionnaire au ministère
des armements et munitions d'Albert Speer, affirma que des plans du même genre étaient déjà monnaie courante durant le IIIe Reich. Il identifiait au moins deux types de disques volants allemands.

Le premier fut développé à Breslau par Richard Miethe, ingénieur travaillant sur les missiles V-2, et consistait en un disque non rotatif de 42 mètres de diamètre.

Ce disque est tombé aux mains des Russes, et Miethe a rejoint les États-Unis
via la France, où il intégra A. V. Roe Company.

L'autre modèle était le disque de Rudolf Schriever et Klaus Habermohl construit à Prague.





Étonnamment, Klein se rappelle avoir assisté au premier vol test de ce risque le 14 février 1945 ; l'appareil a atteint une altitude de 12 400 mètres en 3 minutes et une vitesse maximale de 2200 km/h en vol horizontal .

C'est entre 1951 et 1955 qu'Erich Halik, membre du cercle de Wilhelm Landig, publia ses articles dans Mensch und Schicksal.

Il était persuadé que les témoignages concernant l'apparition de soucoupes volantes étaient liés à l'aviation allemande.

Il analysa soigneusement la description que fit George Adamski du vaisseau mère en forme de cigare, duquel une soucoupe s'était envolée en novembre 1952.

Halik affirmait qu'Adamski, l'Américain naïf, ne pouvait reconnaître ni l'insigne du « Soleil Noir », ni les svastikas dans les inscriptions « extraterrestres ».

Dans le jargon de science-fiction de l'époque, Adamski a déclaré que le vaisseau comme l'équipage venaient de Vénus, une identification qui à l'évidence convenait parfaitement aux autorités.



Halik concluait que les soucoupes volantes allemandes opéraient désormais depuis des bases secrètes de l'Arctique.

Le fait que Halik publiait dans un magazine ésotérique autrichien n'a pas suscité
beaucoup d'attention à l'époque, mais le coeur du mythe des OVNIs nazis résidait dans ces lignes : les disques volants représentaient une part importante du plan allemand pour créer un État extraterritorial avant de relancer l'assaut contre les Alliés après 1945.

Comme nous le verrons, les ufologues nazis de la fin des années 1980 allaient recycler les articles de Halik et faire correspondre aux photographies prises par Adamski de nouvelles « découvertes » d'engins de guerre SS.



En 1955, un livre publié en Afrique du Sud donnait encore plus de détails au sujet du disque de Miethe.

Connu sous le nom de V-7, il n'avait aucun élément rotatif et était mu par 12
réacteurs ajustables, 5 vers l'arrière pour le vol avant et les 7 autres pour le pilotage.

Avec un rayon d 'action de 18 000 kilomètres, le V-7 pouvait atteindre des vitesses comprises entre 2250 et 3000 km/h.

L'un de ces vaisseaux s 'envola de la base de Peenemünde et s'écrasa sur l'île Spitzberg.

Un autre tomba entre les mains des Russes à Breslau et fut conduit, avec deux
techniciens, jusqu'à une base sibérienne.

Il a été rapporté qu'un disque volant avec des inscriptions en russe avait atterri en Poméranie en juillet 1953, alors que la force motrice des plans A.V. Roe s'inspirait des V-7. 

En plus de mettre l'accent sur l'avancée allemande dans l'ingénierie aéronautique durant la deuxième guerre mondiale, ces histoires suggéraient que des puissances étrangères s'étaient emparées de cette technologie allemande et étaient désormais en train de développer des disques volants d'où les témoignages concernant des apparitions de soucoupes.

Plus les années passaient après la guerre, plus les experts allemands et italiens publiaient de comptes-rendus substantiels concernant les recherches allemandes sur les armes secrètes et leur développement au cours de la deuxième guerre mondiale.

En 1959, le commandant Rudolf Lusar, qui avait travaillé à l'Office allemand des brevets, rédigea un complet récit sur l'extraordinaire variété de missiles, bombes volantes et fusées à longue portée, tous opérationnels avant la fin de la guerre.

On parlait également des disques volants de Schriever, Habermohl et Miethe, auxquels collabora un physicien italien du nom de Bellonzo.



La connexion italienne fut renforcée par Renato Vesco, un ingénieur en aéronautique qui avait travaillé avec les Allemands dans les immenses installations souterraines de Fiat, à produire des appareils avancés testés à l'Institut Hermann Goering de Riva del Garda.

Vesco décrivait une étonnante variété d'armes secrètes évoluées du temps de l'Allemagne en guerre, incluant des gaz explosifs, des canons à vent, des bombes téléguidées et des avions de combat sans pilote.

Mais l'élément le plus important pour toutes les spéculations à venir concernant les
OVNIs était le Kugelblitz, un avion circulaire sans pilote à stabilisation gyrosaopique, ainsi que le Feuerhall, appareil antiradar, armure sphérique qui pouvait suivre les bombardiers ennemis.

Son halo rougeoyant sur-ionisait l'atmosphère dans le voisinage des avions, incapacitant leur radar et interférant parfois avec l'ignition du moteur.

Au départ, les forces aériennes alliées furent effrayées par ces immenses boules de feu qui les poursuivaient dans les cieux nocturnes allemands à l'automne
1944.

Invisibles aux radars eux-mêmes, les boules de feu pouvaient voler en formation à haute vitesse, s'approcher, disparaître, se regrouper.

Selon Vesco, le Feuerball était une première version des soucoupes volantes.

Vesco décrivit également l'effort industriel titanesque entreprit par le Reich en 1944-1945 pour éviter de sombrer.

En août 1944, Hitler confia à la SS la planification et la construction de nouvelles armes, sur quoi Himmler engagea le SS~Gruppenführer Hans Kammler comme directeur de production de la guerre secrète.

En plus de ses recherches privées et de ses centres de tests, la SS bénéficiait désormais d'un plein accès aux autres sites gouvernementaux.

Comme les bombardements stratégiques des Alliés s'intensifiaient, d'immenses installations souterraines furent construites en hâte, la plupart grâce à un travail de forçats : les énormes complexes souterrains de Nordhausen et de Kahla, dans les forêts de Han et de Thuringe.



Avec deux tunnels principaux longs de 1,5 km communiquant grâce à 62 tunnels transversaux, les usines Mittelwerke de Dora, près de Nordhausen, fournissaient en tout 18 km d'installations souterraines.

En février 1945, le fameux centre d'armes V de Peenemünde, sur la côte Baltique, fut partiellement évacué vers le village voisin de Bleicherdode Ost.

Peu avant la reddition allemande, le complexe de Dora avait commencé à fabriquer à grande échelle des missiles V-2 et des bombes volantes V-1.

Alors que le site de Bleicherode produisait la torpille géante A-9/A-10 pour bombarder les États-Unis.

Le premier lien entre les soucoupes volantes d'après-guerre et Les fugitifs nazis dans l'hémisphère Sud fut établi par Michael X. Barton, dans deux livres à sensation publiés à Los Angeles.


Le premier, We want You: Is Hitler Alive ? (1960), était basé sur les articles de la Police Gazette du début des années 1950 concernant les histoires du U-530 et du U-977.

Barton affirmait que Hitler était en Argentine, où les OVNIs étaient élaborés
dans des installations souterraines secrètes par des scientifiques allemands.

Il faisait également allusion à l'existence de néonazis en Allemagne de l'Ouest et à l'American Nazi Parti de Lincoln Rockwell.

Cependant, ces OVNIs étaient soi-disant construits sur le modèle de la soucoupe volante en forme de cloche « éléctro-magnétique » silencieuse, bâtie en cuivre, en 1940 à Vienne, par Viktor Schauberger, un inventeur autrichien.



Le second livre de Barton, The German Saucer Story (1968), décrivait les disques de Schriever-Habermohl et Bellonzo-Schriever-Miethe et concluait que les scientifiques allemands étaient désormais occupés à assembler des disques
volants de grande taille dans des usines souterraines comparables aux installations de Nordhausen et Bleicherode, du temps de la guerre, mais cette fois dans des régions reculées en Amérique du Sud, d'Afrique du Sud, et sans doute d'Antarctique.


En 1975, Ernst Zündel publia ensuite une version anglaise augmentée du texte de Mattern, suivie de ses propres livres sur le thème des Allemands en Antarctique, Secret Nazi Polar Expeditions (1978) et Hitler am Südpol ? (Hitler au pôle Sud ?)
(1979).




L'expédition allemande de officielle de 1938-1939 en Antarctique relevait d'une stratégie à long terme.

Dirigée par le capitaine Alfred Ritscher, un ancien explorateur de l'Arctique, cette expédition scientifique mena des recherches géographiques, météorologiques et zoologiques approfondies sur la Terre de la Reine Maud, territoire revendiqué par la
Norvège depuis 1930.

Deux grands hydravions de type Dornier-Val décollèrent journellement du bateau Schwabeland, prenant plus de 11 000 photographies, atterrissant parfois, couvrant en tout quelque 600 000 kilomètres carrés et photographiant 350
000 kilomètres carrés.



La découverte de hauts sommets montagneux (les monts Mühlig-Hofmann) et d'un groupe d'oasis d'eau chaude (les lacs Schirrmacher) au milieu des étendues glacées lui sembla particulièrement intéressante, car cela suggérait qu'il y avait des microclimats hospitaliers à l'intérieur de ce continent gelé.

À des intervalles de 20 kilomètres, les avions larguèrent des milliers de drapeaux balises en métal portant le svastika, pour marquer le nouveau territoire allemand, lequel fut nommé Neuschwabenland.



Des messages de félicitations de Hitler et de Hermann Goering accueillirent l'expédition à son retour à Hambourg en avril 1939 .

Zündel et Mattern considéraient cette expédition comme le premier pas de la politique allemande pour développer le continent polaire et en faire un futur refuge et une base de plus laquelle les nazis pourraient continuer la guerre, même après la défaite en Europe.



Encore mieux : le phénomène global de l'apparition des soucoupes volantes, qui avait commence en 1947, confirmait la présence d'une colonie nazie possédant une haute technologie en Antarctique.

Comme les projets de soucoupes en Bohème et en Silésie progressaient et que la
situation en Europe se détériorait, des plans d'évacuation furent mis sur pied.

Les usines de soucoupes et les sites de tests furent démantelés et transférés en Antarctique par des convois réguliers de sous-marins.

Avec ce puissant mythe de résurrection nationale, les deux auteurs tentaient de faire comprendre que les Allemands avaient élaboré un gigantesque et secret complexe souterrain d'usines, de soucoupes volantes et de garnisons armées dans les chaudes oasis de Neuschwabenland, vers la fin de la guerre.

Après la chute du Ille Reich, la colonie nazie secrète en Antarctique continua à développer des soucoupes volantes en toute sécurité, loin sous la couche de glace de 4,5 kilomètres d'épaisseur.



Avec l'avènement du phénomène mondial des OVNIs, la consternation grandit dans le camp victorieux des Alliés.

Mattern et Zündel citent tous deux l'« Opération Highjump », la mission en Antarctique de l'amiral Richard E. Byrd, qui rassemblait des forces américaines, britanniques et soviétiques, en 1946-1947, comme une preuve flagrante de la menace constituée par le « Dernier Bataillon » nazi.

Byrd en personne était cité, disant que l'intention était de « briser la dernière
résistance désespérée d'Adolf Hitler ( ... ) dans la région de la Terre de la Reine Maud, ou de le détruire.

Des bases furent établies, des missions de cartographie survolèrent la région et
des milliers de photographies furent prises.

La réponse allemande fut rapide et mortelle. A proximité de la base nazie,
les avions américains connurent des problèmes techniques.




En 48 heures, 4 appareils furent perdus. Byrd avorta rapidement l'opération, et toute la flotte rentra aux Etats-Unis.

Les nazis ont-ils découvert en Antarctique l'accès à la « Terre intérieure » depuis longtemps décrite dans les légendes et les sagas nordiques, et soigneusement cultivée par la Société de Thulé ?



Ont-ils découvert des secrets cachés depuis longtemps au cours de leurs
expéditions en Himalaya et au Tibet ?

Peut-être que des extraterrestres ont aidé les Allemands dans leurs projets de
soucoupes, ayant perçu leur sensibilité envers les nouvelles technologies.

Peut-être que cette collaboration était basée sur un genre de parenté ancestrale. Il rappelait le récit que fit Reinhold Schmidt de son contact avec un vaisseau « saturnien » dont l'équipage parlait allemand et se comportait comme des
soldats allemands, et il se demandait si la nation allemande pouvait être une colonie de Saturne depuis longtemps installée sur Terre.

Pourquoi les Allemands étaient-ils si « différents » ?

Pourquoi excellaient-ils en tant que soldats, ingénieurs et technologues ?

Au cours des années 1980, des publications néonazis de la petite ville de Wetter dans la Ruhr, Hugin-Gesellshaft let Teut-Verlag, développèrent le mythe d'armes miraculeuses, d'OVNls nazis et de bases allemandes secrètes en Antarctique.

Les trois volumes de Geheime Wunderwaffen [Armes miracles secrètes]
(1983-1985) de D. H. Haarmann s'étendait sur les sujets désormais familiers de l'expédition Ritscher, du « convoi fantôme » et de l'Opération High-jump.



D'autres invasions alliées de l'Antarctique furent montées en 1955-1956, ainsi qu'en 1958, sous le prétexte de l'Année internationale de géophysique et des armes atomiques furent utilisées en vain contre les ennemis allemands cachés.

Haarmann voyait dans le Traité antarctique de décembre 1959 un stratagème de l'Organisation des Nations unies, conçu en 1942 pour remplir les objectifs des
Alliés contre les puissances de l'Axe, mais aussi en tant que vile conspiration mondiale.

Les volumes suivants reprenaient les thèmes des apparitions d'OVNIs dans le monde entier au cours des années 1950, et particulièrement l'incident (authentique) des sept disques survolant la Maison-Blanche à Washington le 20 juillet 1952, interprété par Haarmann comme une démonstration des capacités allemandes, ainsi que la rencontre entre Reinhold Schmidt et l'équipage d'une soucoupe parlant allemande, en novembre 1957.



Le cas célèbre d'étranges lumières survolant Washington et le Capitole, en juillet 1952.


Haarmann reliait également la dissimulation des informations relatives aux OVNIs et aux extraterrestres à la conspiration d'un « gouvernement secret » composé d'élites irrésistibles, tel que le Conseil des relations extérieures' .

Cette conspiration ne traitait pas seulement d'un black out sur la résurgence des nazis, mais aussi de la technologie de l'énergie alternative.


Car comment les soucoupes modernes pouvaient-elles atteindre de telles vitesses, pratiquer de telles accélérations et changements de direction, le tout sans bruit ni
gaz d'échappement ?


Là, les travaux de l'inventeur viennois Viktor Schauberger sur les soucoupes volantes électromagnétiques sont cités en tant que prototypes de force antigravitationnelle.

A l'évidence, l'industrie allemande secrète des soucoupes utilise l'énergie « implosive » des champs magnétique et gravitationnel de la Terre, plutôt que la
technologie « explosive » des combustibles fossiles, avec leurs conséquences écologiques désastreuses.

Dans l'économie mondiale d'après-guerre, le savoir relatif aux soucoupes nazies
et à leur énergie de propulsion est anéanti par une conspiration juive des banques et des industries pétrolière et automobile.

Haarmann réfléchit également sur les sources mystiques de cette technologie « implosive » citant les spéculations de Miguel Serrano selon lesquelles les SS auraient trouvé le Graal.

Trésor cathare, dans le sud de la France, une idée qui rejoint celles d'Erich Halik sur les « manisolas » et celles de Julius Evola sur le Graal en tant que tradition mystérieuse aryenne nordique.


Cette conspiration mondiale contre l'énergie alternative allait devenir le thème principal de la littérature new age dans les années 1990.

Retour sur les sociétés de Thulé et du Vril



En août 1917, selon Jürgen Ratthofer et Ettl. Rudolf von Sebottendorff, Karl Haushofer, la médium Maria Orsic de Zagreb et le pilote Lothar Waiz se réunirent dans un café de Vienne avec le vieux prélat Gernot de la Societas Templi Marcioni.



Leurs discussions tournèrent autour de l'astrologie et des prédictions apocalyptiques dans les traditions indiennes, allemandes et babyloniennes.

Gernot fut très impressionné et invita Sebottendorff à visiter le domaine secret de son ordre templier connu sous le nom de "Die Herren vom Schwarzen Stein" (DHvSS) [Les Seigneurs de la pierre noire], situe à Marktschellenberg, en Bavière.

DHvSS avait soi-disant été fondé par le chevalier-commandeur Hubertus Koch en 1221, en tant qu'ordre templier marcionite.

Sa doctrine dualiste et gnostique « babylonienne » racontait la domination du mal sur Terre et la bataille entre la lumière et El Shaddaï, en se basant sur les révélations de la déesse Ishtar.

Le Soleil Noir est la source d'énergie divine accessible aux initiés grâce à une hiérarchie d'intermédiaires spirituels.



Grâce au DHvSS, Sebottendorff a compris que les enseignements marcionites antijudaïques provenaient en fait d'une doctrine babylonienne bien plus vieille, commune à tous les peuples aryens.

Le défi cosmique de l'époque exigeait la défaite d'El Shaddaï et des juifs.
Ensuite, Ratthofer et Ettl s'attardaient sur les références au Vril présentes dans la mythologie nazie occulte de Jacques Bergier et Louis Pauwels.

On remarquera que celles-ci remontent à la description que fit Willy Ley d'une Société du Vril à Berlin.

Récemment, des chercheurs allemands ont établi qu'un tel groupe a existé, associé à l'éditeur d'astrologie Wilhelm Becker.

Cet obscur "Reicharbeitsgemeinschaft « Das Kommende Deutschland » a publié une courte brochure, Vril : Die Kosmische Urkraft [Vril : la force cosmique primitive] (1930), qui faisait des Atlantes les possesseurs d'une « dynamo-technologie » spirituelle, supérieure aux notions mécanistes de la science moderne.

Basée sur l'énergie du Vril, cette technologie aurait également permis aux Égyptiens et aux Aztèques de construire leurs pyramides.

La brochure affirme que cette connaissance des anciens devait désormais être appliquée pour le bénéfice de l'humanité moderne.

La deuxième brochure du groupe, Weltdynamismus [Dynamique du monde] (1930), rejetait la technologie explosive et parlait de la libération de l'énergie libre.



Le chapitre titré « La pomme monde » comparait une pomme coupé en deux à la carte du champ d'énergie libre universel.

La description que fit Willy Ley du groupe du Vril rappelait sans doute également que cette pomme coupée en deux était également un objet de méditation.

Dans le récit de Jürgen Ratthofer et Ettl. ce groupe d'ésotéristes intéressés par l'Atlantide et l'énergie libre est devenu une puissante agence de recherche sur les OVNIs.

Entre 1917 et 1919, Sebottendorff a mis sur pied le Germanenorden et la société de Thulé, en les conformant à la doctrine secrète aryenne-babylonienne.

Lorsque la Société de Thulé s'impliqua dans la révolution bavaroise de mai 1919, une section d'études spirituelles et ésotériques fut créée sous le nom de Société du Vril.

En décembre 1919, des représentants de chacune de ces sociétés se réunirent à Ramsau, près de Berchtesgaden, où la médium Maria Orsic présenta une transcription de communications anciennes qu'elle avait reçu par télépathie.



Maria Orsic (1895- ?)


Li était écrit en sumérien, le langage des fondateurs de la plus ancienne culture babylonienne.

Ces communications venaient soi-disant de la planète Sumi-Er, dans le système solaire d'Aldébaran, l'étoile la plus brillante de la constellation du Taureau, située à 68 années-lumière de la Terre.

Jürgen Ratthofer et Ettl affirmaient que le DHvSS et son successeur moderne, la Société du Vril, avaient reçu la confirmation médiumnique que les Sumériens étaient une colonie d'êtres supérieurs envoyés depuis Aldébaran sur la Terre, 500 millions d'années plus tôt.

Le langage d'Aldébaran ne ressemblait pas seulement au sumérien, mais aussi à l'allemand, car les deux peuples ont en commun les mêmes ancêtres d'Aldébaran.

La Société du Vril est censée avoir examiné avec une excitation croissante les vieilles archives du DHvSS et conclu qu'Hubertus Koch et ses disciples avaient établi des contacts ésotériques avec les gens d'Aldébaran, et ceci dès le moyen-âge.

L'apparition de la déesse lsais était peut-être même la visite d'une femme d'Aldébaran.



Le grand sceau du DHvSS montrant un taureau allé reflète clairement la situation d'Aldébaran dans la constellallon du Taureau, lorsque Isais était l'impératrice
d'Aldébaran.

Toutes les traditions d'Aldébaran témoignent d'un « genre de national-socialisme à bases théocratiques ».

La Société du Vril conclut que ce contact exclusif entre l'ordre marcionite allemand, eux-mêmes et Aldébaran, signifiait que les gens d'Aldébaran étaient « les Allemands dans la constellation du Taureau » et donc des alliés dans la grande bataille cosmique contre les forces juives des ténèbres.

Pour compléter cette alliance ésotérique à travers la galaxie, Maria Orsic a ensuite reçu des instructions pour la construction d'une machine à voyager dans le temps.

Membre éminent du Vril, le docteur W. O. Schuman développa des champs magnétiques grâce à des disques rotatifs, et un prototype fut construit près de
Munich en 1922.

Durant la décennie suivante, cette recherche aboutit à une gamme complète de soucoupes volantes allemandes basées sur le principe de la lévitation antigravitationnelle .

En juin 1934, Lothar Waiz pilota le premier RFZ 1 (Rundflugzeug) à Brandebourg. La stimulation de l'innovation militaire aboutit rapidement à des engins hautement
perfectionnés.

Ensuite, la Société de Thulé établit le Département SS E-IV pour le développement, consacré à la haute technologie des soucoupes.

Ces engins plus grands et bien plus puissants prirent le nom de série "Haunebu': Mû par un « Thule-Tachyonator » : le Haunebu I faisait 25 mètres de diamètre, atteignait la vitesse de 4 800 kilomètres/heure, pouvait voler durant 18 heures et emporter un équipage de neuf hommes.

Développé en novembre 1943, le Haunebu II était légèrement plus grand et pouvait se déplacer à 6 000 kilomètres/ heure durant 45 heures.

L'immense Haunebu Ill avait un diamètre de 71 mètres et pouvait atteindre la vitesse de 40 000 kilomètres/ heure durant 8 semaines, emportant un équipage de 32 hommes.



Le groupe Schumann produisit deux petites soucoupes, Vril-1 et 2, des engins de combat.

Jürgen-Ratthofer et Ettl reproduisant des plans techniques détaillés, provenant manifestement du Département SS E-lV et du groupe Vril de Schumann.

Apparemment, 7 engins du type Haunebu Il furent construits, 1 de chaque autre type Haunebu, et 17 du type Vril-1 .

A la fin de l'année 1944,le SS E-JV dessina également le vaisseau Andromeda, qui faisait 139 mètres de long et 30 mètres de haut Propulsé par 4 « Thule Tachyonators » et 4 « Schumann-Levitators » : ce vaisseau spatial longue d1stance pouvait transporter dans ses soutes 1 Haunebu Il et 2 Vril-1.

Cet immense vaisseau mère en forme de cigare et ses vaisseaux sont supposés
être ceux que George Adamski a vus en Californie en 1952 .



Récapitulatif en détails des OVNIS du troisième Reich


Le Vril et le Projet Glocke.

Le Vril Glocke Projekt (Glocke, « cloche » en Allemand) était destiné à fournir une source d'énergie à certains engins ainsi qu'une capacité anti gravitationnelle, c'est à dire leur conférer la possibilité de vol stationnaire, dans la lignée des projets de Wunderwaffen que nous avons répertoriés au début.

Ce projet a été exposé par le journaliste polonais Igor Witkowski dans son livre Prawda O Wunderwaffe sorti en 2000 qui se fonde sur des documents secrets SS retrouvés dans les archives de l’Union soviétique.



Il n'existe aucune photographie ni plan de la Cloche allemande du Glocke Projekt,
cependant on s'accorde à penser qu'elle devait ressembler, à l'état de prototype, à cette installation.

Selon Igor Witkowski, Die Glocke était  bien une expérience de construction de système anti-gravité.

Le site se situerait près de la mine de charbon de Ludwigsdorf (aujourd'hui Ludwikowice Kłodzkie, en Pologne.

Coordonnées exactes : 50° 37' 42.02" N - 16° 29' 39.32" E ).

Selon Witkowski, des vestiges de l'expérience seraient encore présents sur le site. Elle aurait nécessité une quantité très forte d'énergie, ce qui explique qu'une centrale électrique thermique ait été construite près de son site en 1941.

La cloche était réputée extrêmement dangereuse, causant des pathologies cardiaques, des mutations et la mort des animaux placés trop près d'elle.

Le site décrit par Witkowski présente en effet des particularités troublantes. En cherchant facilement sur des vues aériennes de la région mentionnée, il est facile en effet de trouver des installations qui semblent adaptées à des essais sur le matériel décrit ici.




Vue satellite de la région de  Ludwikowice Kłodzkie, en Pologne. Encadré en blanc (en haut à droite) le site d'essais des SS.


Vue satellite du site SS de l'image précédente, notez la forme dans l'encadré blanc.


Zoom satellite de la zone précédente. On voit nettement l'installation dont parle Witkowski.



L'installation circulaire en béton armé, visible sur la vue satellite,
qui pouvait servir d'anneau d'essai ou de zone de test pour la « cloche » nazie.

Le Vril devient donc indispensable à la mororisarion et au pilotage des nouveaux appareils volant circulaires  (Flugscheiben), ainsi qu'au fonctionnement d'un prototype de canon à rayons d'énergie (Kraftstrahlkanone). 

Ce dernier ne dépassa jamais le stade de la planche à dessins.




Le KFK -  Kraftstrahlkanone ici shématisé par les ingénieurs SS.


Ces technologies, acquises par les Nazis grâce à l'immense implication de leurs sociétés secrètes, de leurs groupes d'étude, de leurs scientifiques et de la SS, permirent, selont diverses sources, de développer des engins volants d'un genre nouveau.

Par leur forme circulaire ou ovoïde, les premiers à les observer, vraissemblablement des pilotes de bombardiers de l'aviation alliée pendant la guerre, leur donnèrent le nom de « Flying Saucers », ou soucoupes volantes.

Le mythe des OVNIS venait de naître et il allait occuper bien des esprits au cours de la seconde moitié du XXème siècle.

En effet, dès 1934, un industriel recommande Viktor Schauberger à Hitler. Au cours d'un entretien, il impressionna fortement celui-ci, qui demanda que ses recherches sur la production d'énergie sans carburant bénéficient de toute l'aide possible.

En 1941, le maréchal Ernst Udet, commandant en chef de la Luftwaffe, lui aurait demandé d'aider à résoudre la crise énergétique que connaissait l'Allemagne.

En 1943, Himmler lui ordonne d'élaborer un système d'arme secrète avec une équipe d'ingénieurs prisonniers de guerre. Ce sera le projet Haunebu.


 Viktor Schauberger


Les travaux de Schauberger, allaient donner naissance à la Turbine à Vortex de Schauberger. Les composants de la turbine étaient fabriqués par l'usine Koertl, à Vienne.

Selon l'un de ses ingénieurs, Aloys Kokaly, il lui aurait été dit qu'un modèle de ces turbines en test avait crevé le plafond de l'usine. Il s'agissait en fait d'un prototype baptisé RFZ 1.

Nous y reviendront. Un modèle amélioré aurait été lancé le 6 mai 1945, le jour même les forces américaines arrivaient jusqu'à l'usine de Leonstein (commune de Grünburg) en Haute-Autriche, où Schauberger résidait.

Le Maréchal Wilhelm Keitel aurait ensuite ordonné que tous les prototypes soient détruits. Les soviétiques auraient fouillé son appartement de Vienne, en emportant des documents et plans.

Un détachement des forces spéciales américaines se serait emparé de tous les appareils présents à son domicile de Leonstein et l'aurait placé en "détention protectrice" durant 9 mois, afin qu'il établisse un bilan de ses recherches aux USA. Il meurt mystérieusement 5 jours après son retour en Europe.



La Turbine à Vortex, dite à implosion ou encore à rotation auto-entretenue, de Schauberger.

Il s'agirait en fait simplement de la concrétisation du Glocke Projekt et des recherches sur le Vril. Schéma de côté réalisé par les équipes américaines après 1945 et d'après les propres travaux de Schauberger.



La même Turbine, schéma de dessus réalisé par les équipes américaines après 1945 et d'après les propres travaux de Schauberger.

En 1996 Eugene Podkletnov, ingénieur russe, publie des détails concernant un dispositif antigravitationnel.

Il se serait procuré de documents originaux de Schauberger par le biais de son père, ingénieur hydraulique, qui serait entré en leur possession dès la fin de la guerre. Ceci provoqua son renvoi de l'université de Tampere en Finlande où il travaillait.



Les Travaux Antigravitationnels.



La Thulé gesellshaft et la Vril gesellshaft, grâce à leurs recherches sur le Vril et le Glocke Projekt, font voler de l'été 1922 à 1924 un démonstrateur antigravitationnel non piloté, baptisé "JenseitsFlugMashine" (JFM) qui signifie "machine volante de l'autre côté", qui sera ensuite démonté et stocké dans les usines Messerschmidt.

Ce système antigravitationnel électromécanique s'inspire largement des travaux théoriques de Nicolas Tesla et du physicien allemand Levetzow et des théories implosives de Shauberger.

Le système comprend deux disques contra-rotatifs (diamètre 6 m 50 et 7 m) encadrant un troisième disque fixe (diamètre 8 m).

Les trois disques sont percés en leur centre d'un orifice (diamètre 1 m 80), occupé par un cylindre surmonté d'un cône (hauteur 2 m 40), contenant le système de mise en rotation et de charge magnétique des disques.

De 1922 à 1932 le système est simplifié et n'utilise plus qu'un seul disque. Un appareil piloté, utilisant ce disque, le RFZ 1 sera testé en 1934 mais l'essai se révèlera tellement catastrophique que ce système antigravitationnel électromécanique sera définitivement abandonné la même année.

Dès 1933, le nouveau régime nazi place la Vril gesellshaft et ses travaux de recherche sous le contrôle direct de la SS de Himmler, à l'intérieur d'une section spéciale baptisée "Entvloklungsstelle IV" (groupe de développement numéro quatre) ou SS-E-IV.

Le docteur Walter O. Schumann, un éminent physicien de l'institut technologique de l'université de Munich et membre de la Vril gesellshaft, crée à Munich un premier groupe de travail placé sous la direction technique de l'ingénieur et capitaine SS Hans Kohler.

Pour la construction des prototypes, Himmler met à la disposition de Schumann les moyens industriels du constructeur aéronautique Arado à Brandebourg.

Le docteur Victor Shauberger, physicien et ingénieur travaillant pour la société autrichienne Koertl et enseignant à l'université de Vienne, rejoint la Vril gesellshaft en 1934 après son entretien avec Hitler.

En juin 1934, après l'essai infructueux du prototype RFZ 1, un deuxième groupe de travail est donc créé à Neustadt près de Vienne et placé sous la direction de Shauberger.

Leurs prototypes sont désormais fabriqués par les usines Dornier. L'équipe de Shauberger comprend les ingénieurs aéronautiques Shriever et Habermohl, les ingénieurs spécialisés en électromagnétique Miethe et Belluzo, l'ingénieur spécialiste de la propulsion à réaction Andreas Epp et un physicien métallurgiste le docteur Erich Wang.

Les « Soucoupes Volantes » Nazies sont donc le fruit de plusieurs années de recherches secrètes aux quatre coins du Reich.

Une première série, générique, fut baptisée RFZ (Selon les sources, RFZ voudrait dire Rund Flugzeuge (l'avion rond) ou Reichs Flugzeuge (l'avion du Reich).

La série des Vril, est aussi parfois appelée Leich Bewapphete Flugscheibe Jager, ce qui traduit mot à mot donnerait à peu près « Chasseur Circulaire Volant Semeur de Cadavres ».

Le terme de chasseur est intéressant, car il s'agissait bien, à la base de produire un avion de chasse.

Toutes proportions gardées, si les Vril sont des chasseurs, les Haunebu, au vu de leurs capacités théoriques et opérationnelles seraient des bombardiers.


Les Soucoupes Volantes Nazies.


A : Les Soucoupes de la Série RFZ.

RFZ 1 (1934)

Nous l'avons vu, la première soucoupe allemande vit le jour en juin 1934. C'est sous la direction de Dr Walter O. Schumann que naquit le premier avion circulaire expérimental sur le terrain de la fabrique d'avions Arado à Brandebourg : il s'agissait du RFZ 1, doté d'abord d'une hélice puis d'une turbine et aussi d'un réacteur. Les autres modèles du RFZ 2 au RFZ 7 se succèderont jusqu’à la fin de la guerre.

Lors de son premier vol qui fut aussi le dernier, il s'éleva à la verticale à une hauteur d'environ 60 m et se mit alors à tournoyer et à danser dans l’air pendant plusieurs minutes.

L'empennage Arado 196 qui devait guider l'appareil s'avéra complètement inefficace.

C'est avec grande peine que le pilote Lothar Waiz réussit à le poser au sol, à s'en échapper et à s'en éloigner en courant car l'appareil se mit à tourner comme une toupie avant de capoter et d'être complètement mis en pièces.

C'était la fin du RFZ 1 mais le début des engins volants VRIL.


Cliché du RFZ 1 (non confirmé).


D'autres projets RFZ furent cependant mis à l'étude par la première équipe de Walter Schumann.

RFZ 2 (1934)

Le RFZ 2 fut terminé avant la fin de l'année 1934, il avait une propulsion Vril et un pilotage à impulsions magnétiques.

Les contours de l'appareil s'estompaient quand il prenait de la vitesse, et l’engin s'illuminait de différentes couleurs.

Selon la force de propulsion, il devenait rouge, orange, jaune, vert, blanc, bleu ou violet. Il put donc fonctionner et l'année 1941 lui réserva un destin remarquable.

Il fut utilisé comme avion de reconnaissance à grande distance pendant la bataille d'Angleterre.

On le photographia fin 1941 au-dessus du sud de l'Atlantique alors qu'il se dirigeait vers le croiseur auxiliaire Atlantis se trouvant dans les eaux de l'Antarctique.

Malgré son armement il ne pouvait pas être utilisé comme avion de chasse pour la raison suivante : à cause de son pilotage à impulsions, le RFZ 2 ne pouvait effectuer des changements de direction que de 90°, 45° ou 22,5°.



Cliché du RFZ 2 au dessus de l'Atlantique Sud.


*Diamètre : 5m
*Moteur : Schuman-levitators
*Commande : Mag-yeld-impulser 3a
*Vitesse : 6.000km/h (théoriquement jusqu'a 24.000km/h) (supposé)
*Armement : Mitrailleuse 3 x MK-108
*Blindage : Inconnu
*Equipage : 1 homme
*Durée de vol stable : 12 minutes, jour et nuit par tous temps (supposé)
*Premier vol : 1934
*Mise en service : 1941

RFZ 3 (1934)

Il n'existe que deux photos de cet engin. Ses caractéristiques sont très peu connues, la base où il a été développé a sans doute été intégralement détruite par les SS.


Cliché d'un RFZ 3, lieu inconnu, probablement près de la frontière Tchèque.


RFZ 4 (1935)

Encore plus mystérieux que le RFZ 3, tout ce que l'on sait à son sujet est qu’il a été le précurseur de la Haunebu 1.



Un RFZ 4, photographié probablement en vol d'essai au dessus de l'Atlantique.


RFZ 5 (1939)

Le RFZ 5 n'est qu'une amélioration du RFZ 4 et devint par la suite la Haunebu I.

RFZ 6 (1943)

Il s'agissait d'une sorte d'hélicoptère supersonique, plus connu sous le nom de V-7. En 1941, Miethe et Shriever commencent la construction du premier V-7 qui effectue ses premiers vols stationnaires près de Prague en décembre 1942 sous le nom de V-7 FlugKreisel.

D'une hauteur de 3m20 et d'un diamètre de 14m40, l'appareil est propulsé par cinq turbines à Vortex de Schauberger, deux d'entre eux assurent la translation horizontale et les trois autres entraînent un rotor à pas variable permettant le décollage vertical et la sustentation.



Dessins de conception du RFZ 6 / V-7 FlugKreisel.


*Diamètre : 14.40m
*Moteur : 5 turbines à Vortex de Schauberger
*Commande : Inconnu
*Vitesse : Il n'a jamais dépassé les 100km/h
*Armement : Inconnu
*Blindage : Inconnu
*Equipage : 1 homme
*Durée de vol stable : Inconnue (peut être entre 5 et 10min)
*Premier vol : 1942
*Mise en service : Inconnue

RFZ 7 (1945)

Le RFZ 7 est une soucoupe à effet coanda (projet Omega). Ce projet était placé sous la direction des ingénieurs Andréas Epp et Habermohl.

Une version drone d'un diamètre de 2 m aurait volé en 1943. Une version monoplace pilotée de 6 m de diamètre fut construite en 1944 et aurait volé sur le site de Peenemünde.

La Version RundFlugzeuge 7 (RFZ 7) ou Walkyrie devait avoir des dimensions de 42 m de diamètre pour un poids de plus de cent tonnes et être propulsé par 14 réacteurs BMW pour atteindre les 1 000 km/h.


B : Les Soucoupes de la Série Vril.

VRIL I

Le Vril I, premier de la série des "Vril", fut expérimenté dès le début de 1934 et probablement produit jusqu'en 1942. Il était équipé d'un cockpit en plexiglas sur sa partie supérieure.

C'est l'équipe de Schauberger qui fut chargée de sa conception à partir de la motorisation lévitationnelle mise en place par Schumann.



Croquis du Vril I et liste de ses principales caractéristiques. Document SS classifié.


*Diamètre : 11.50m
*Moteur : Schuman-levitators
*Commande : Mag-yeld-impulser 3a
*Vitesse : 2.900 km/h (théoriquement jusqu'a 12.000km/h)
*Armement : Canons 1 x 80mm KSK sur tourelle tournante ; mitrailleuse 2 x MK-108
*Blindage : Double Victalen
*Equipage : 1 homme
*Durée de vol stable : 12 minutes, jour et nuit par tous temps
*Premier vol : 1939
*Mise en service : 1944 construite en 18 exemplaires

VRIL II

Le Vril II n'est qu'une version plus puissante du Vril I, mise à l'étude en 1936. Le cockpit fut remplacé par un habitacle pressurisé métallique et surmonté d'un bulbe en plexiglas.

*Diamètre : 10.50m
*Moteur : Schuman-levitators
*Commande : Mag-yeld-impulser 3b
*Vitesse : 6.000km/h (théoriquement jusqu'a 24.000km/h)
*Armement : Canons 1 x 80mm KSK sur tourelle tournante ; mitrailleuse 2 x MK-108
*Blindage : Double Victalen
*Equipage : 2 hommes
*Durée de vol stable : 12 minutes, jour et nuit par tous temps
*Premier vol : 1942
*Mise en service : 1944

VRIL III

Le Vril III n'est qu'une version plus puissante du Vril II, et équipée d'un canon. Mise à l'étude probablement en 1938.

*Diamètre : 10.50m (supposé)
*Moteur : Schuman-levitators (supposé)
*Commande : Mag-yeld-impulser 3b (supposé)
*Vitesse : 6.000km/h (théoriquement jusqu'a 24.000km/h) (supposé)
*Armement : Canons 1 x 80mm KSK sur tourelle tournante ; mitrailleuse 2 x MK-108 ; canon 1 x 75mm sur tourelle tournante située sur le cockpit.
*Blindage : Double Victalen (supposé)
*Equipage : 2 hommes (supposé)
*Durée de vol stable : 12 minutes, jour et nuit par tous temps (supposé)
*Premier vol : 1943
*Mise en service : 1944

VRIL IV

Entré en cabinet d'étude vraissembablement en 1940, le Vril IV comprend un tube au-dessus du cockpit dont on ignore complètement l'utilité.

C’est une variante améliorée des Vril II et III. C'est toujours l'équipe de Shauberger qui est chargée de sa conception.

*Diamètre : 10.50m (supposé)
*Moteur : Schuman-levitators (supposé)
*Commande : Mag-yeld-impulser 3b (supposé)
*Vitesse : 6.000km/h (théoriquement jusqu'a 24.000km/h) (supposé)
*Armement : Canons 1 x 80mm KSK sur tourelle tournante ; mitrailleuse 2 x MK-108 (supposé)
*Blindage : Double Victalen (supposé)
*Equipage : 2 hommes (supposé)
*Durée de vol stable : 12 minutes, jour et nuit par tous temps (supposé)
*Premier vol : 1943
*Mise en service : 1944

D'autres VRIL furent mis à l'étude, souvent restés au rang de prototypes, certains parvinrent tout de même à réussir les tests de vol avec des performances parfois époustouflantes pour l'époque.

VRIL V

Le Vril V est probablement le prototype le plus abouti de l'équipe de Shauberger. Mis à l'étude en 1942, ses premiers vols eurent lieu en 1944.

Il atteint la vitesse de 12.000km/h et il semble même que l’engin ait quitté l'atmosphère à plusieurs reprises, se permettant quelques virées en orbite.


Etude technique non confirmée du Vril V


*Diamètre : 35 mètres (supposé)
*Moteur : Thule Tachyonator (Treibwerk) 7b
*Commande : Mag-yeld-impulser 3c (supposé)
*Vitesse : 12.000km/h (théoriquement jusqu'a 48.000km/h) (supposé)
*Armement : Canons 1 x 80mm KSK sur tourelle tournante ; mitrailleuse 2 x MK-108 ; canon 1 x 75 mm sur tourelle située sur le cockpit (supposé)
*Blindage : Victalen triple (supposé)
*Equipage : 3 hommes (supposé)
*Durée de vol stable : Inconnue
*Premier vol : 1944
*Mise en service : 1945


Etude technique du moteur Thule Tachyonator qui devait équiper les engins Vril 5.


VRIL VI

Le Vril VI ne sera jamais construit. Le projet ne dépassa pas la mise à l'étude. La mise en service était prévue pour 1945.

VRIL VII

De toute la série des Vril, le VII est sans doute le plus farfelu, mais il restera a l'état de plans. Il s'agissait d'un projet de vaisseau géant de 120m de diamètre.


Nom de code « Projet Andromède ». Sa mise en service était prévue pour 1946. Il devait emporter plusieurs soucoupes Vril et Haunebu ainsi que des centaines d'hommes d'équipage, un peu à la manière d'un vaisseau-mère.Plan de la soute et caractéristiques techniques principales du Vril VII.
Document saisi par les troupes américaines dans les archives SS.


Croquis légendé du Vril VII – Projet Andromède.


Certaines sources indiquent cependant que le Vril VII – Andromède fut bel et bien construit et qu'il fut susceptible d'exfiltrer des hauts dignitaires Nazis ainsi que quelques savant vers les bases construites en Antarctique par les expéditions successives dans cette région reculée. Nous y reviendront.

VRIL VIII

Le Vril VIII "Odin" ne sera jamais construit à cause de la fin de la guerre. Prévue pour 1946, il semble que sa mise à l'étude ne fut pas réalisée. L’Armistice du 8 mai 1945 ayant coupé court à tous les projets Nazis.


Etude technique sommaire du Vril VIII "Odin".


VRIL IX

Le Vril IX ne sera jamais construit. Il semblait destiné à un rôle de chasseur intercepteur. Seul une esquisse a été retrouvée.




C : Les Soucoupes de la Série Haunebu.


RFZ 5 - HAUNEBU I - 1939

La Haunebu I est en réalité la 5ème version de la série mystérieuse des RFZ. Equipée des moteurs Thule Tachyonator, elle se montre instable en vol et ne peut voler parfaitement que pendant 8 minutes.

Son armement conséquent la rendait instable. Les Nazis projetèrent d'utiliser une espèce de laser appelé "Le rayon de la mort" à la place des canons. 

Ce « laser », ou KFK – Kraftstrahlkanone était théoriquement capable de percer des blindages de 100mm, soit plus que n'importe lequel des chars alliés engagés à l'époque.


Une Haunebu I photographiée ici en vol d'essai aux côtés d'un chasseur Messerschmidt BF109.


*Diamètre : 24.95m
*Moteur : Thule Tachyonator (Triebwerk) 7b
*Commande : Champs Impulser 4
*Vitesse : 4.800km/h (théoriquement jusqu'a 17.000km/h)
*Armement : Canons 2 x 80 mm KSK sur tourelle tournante ; canons 4 x MK-108
*Blindage : Double Victalen
*Equipage : 8 hommes
*Durée de vol stable : 8 minutes
*Premier vol : 1939
*Mise en service : 1944


Une page d'un document SS où l'on voit les résultats des tests de vol de plusieurs modèles de soucoupes, les quantités d'engins produits et les caractéristiques principales de la Haunebu I.



HAUNEBU II (1940)

La Haunebu II est l'engin le plus célèbre de cette série car elle a été souvent photographiée après la guerre, notamment par George Adamski.

Lors de ses apparitions, certaines personnes ont estimé à tord qu’elle ne faisait que 10m de diamètre.

Mais surtout, c'est le seul engin que les Américains auraient récupéré entier. C'est également la version la plus construite de la série des Haunebu et certaines sources affirment qu’elle a servit de modèle à toutes les soucoupes américaines construites après guerre.


Schéma et caractéristiques techniques dans un document du Groupe SS IV montrant la Haunebu II.


*Diamètre : 26.30m
*Moteur : Thule Tachyonator (Triebwerk) 7c
*Commande : Champs Impulser 4a
*Vitesse : 6.000km/h (théoriquement jusqu'a 21.000km/h)
*Armement : canons 6 x 80mm KSK sur tourelle 3 tournantes ; canon 1 x 110mm KSK tourelle tournantes
*Blindage : Victalen triple
*Equipage : 9 hommes (peu embarquer 20 personne pour le transport)
*Durée de vol stable : 15 minutes
*Premier vol : 1942
*Mise en service : 1944 (au moins 7 exemplaires seront construits).


Modélisation en 3D d'une Haunebu II, les équipes sur le tarmac donnent une bonne idée des proportions de l'engin et de son armement.



Une vue de la Haunebu II, dont les demi sphères que constituent ses tourelles ventrales sont caractéristiques.



HAUNEBU III (1944)

La Haunebu III était une version gigantesque de la série des Haunebu. Elle utilisait comme les autres une propulsion antigravitationnelle. Ses dimensions étaient absolument titanesques avec 71m de diamètre.

Son armement était également impressionnant, combinant de simples mitrailleuses et des canons électromagnétiques.

Son autonomie était aussi très grande, avant que les matériaux ne soient complètement usés, le pilote pouvait compter sur 7 à 8 semaines de vol.

Bien que le projet fut largement étudié, personne ne sait s'il fut réalisé.

*Diamètre : 71m
*Moteur : Thule Tachyonator (Triebwerk) 7c et Shumann-Levitators.
*Commande : Champs Impulser 4a
*Vitesse : 7.000km/h (théoriquement jusqu'a 40.000km/h)
*Armement : Canons 4 x 110mm KSK sur 4 tourelles tournantes ; canons 10 x 80mm KSK sur tourelle tournante ; mitrailleuses 6 x MK-108 ; canons 8 x 50mm KSK
*Blindage : Victalen triple
*Equipage : 32 hommes (peut embarquer 70 personnes pour le transport)
*Durée de vol stable : 25 minutes
*Premier vol : 1945

HAUNEBU IV ( 1945)

Beaucoup plus grande que la Haunebu III, elle était censée être réservée pour le transport de troupes et de matériels.

Il ne subsiste de ce projet qu'une seule et unique ébauche. Il semblerait d'autre part que cette Haunebu soit à rapprocher du Projet Andromède et de la Vril VII.


La série "Les Envahisseurs" fait implicitement référence aux OVNIS du IIIe Reich.




Sources :

Extraits de « Soleil Noir » de Nicholas Goodrick-Clarke (lien PDF)




http://rustyjames.canalblog.com/archives/2014/02/24/29296782.html


A lire également sur le savoir perdu des anciens :











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1 commentaire:

  1. J'adore le passage du Tibet, et je trouve dingue l'ouvre boite Coca-cola de 1925 ..!

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