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26 janv. 2016

Chroniques des secrets de Gizeh : le mur de béton - l'affaire des conduits de la Grande Pyramide


Giza est un mystère à lui tout seul, truffé de secrets parmi les plus inimaginables. Il y a un dédale et une masse de faits difficilement traitable pour celui qui a peu de temps à leurs consacrer, et qui ne connaît pas parfaitement les lieux. 

Aussi, je propose à votre réflexion un condensé de faits, afin de mettre en évidence le constat qui s'impose : on n'arrête pas de nous mentir, d'une part en cachant la vérité, et d'autre part en répandant de fausses informations sensationnelles qui détournent le chercheur du véritable secret de Giza !



À travers ce dossier en plusieurs volets, je vais vous le prouver, grâce aux témoignages de tous. Cela fait plus de 25 ans maintenant que je vais régulièrement en Egypte plusieurs fois par an. 

J'y ai même habité de longs mois sur plusieurs années. Un des lieux, pour lequel j'ai beaucoup consacré de temps et d'énergie est évidemment l'inévitable plateau de Giza avec ses incontournables pyramides.




J'ai d'ailleurs habité dans un appartement à Giza qui est aussi le nom du quartier en bas du plateau lui-même. De nombreux amis, chercheurs, archéologues, ingénieurs du monde entier, ainsi que mes chers amis égyptiens, sont passés dans cet appartement pour partager souvent avec ma famille et moi-même, leurs commentaires, observations, mésaventures.

C'est ainsi que j'ai rajouté à mes propres expériences, une somme considérable d'informations des cerveaux les mieux aptes à capter ce qui fait du lieu de Giza son extraordinaire singularité.

Aujourd'hui de concert avec mes amis, je souhaite attirer l'attention sur les intrigues déconcertantes qui s'y déroulent : spéculations, mensonges éhontés, fausses pistes, loi du silence scandaleuse…

Ces pratiques sont pour la plupart déjà connues de certains, mais il est nécessaire de faire une analyse globale de la situation. Situation qui est grave.

Tout ceci est extrêmement important car les Pyramides sont un Patrimoine mondial de l'Humanité qui peut receler beaucoup de données vitales sur l'origine et la compréhension de notre monde. 

Par respect pour la population de cette Terre, nous devons au minimum cesser les mensonges et informer le public correctement de ce qui s'y passe.


Première plaie d’Égypte : le mur de béton


Depuis début 2002, nous assistons à l'édification d'un très long mur de béton encerclant totalement le vaste site des pyramides de Giza (8km²).

Ce mur atteignant parfois 7m30 de hauteur, avec des fondations qui descendent par endroits jusqu’à deux mètres de profondeur, représente un travail de titan.

Non seulement ce mur défigure le site mais il impose une dépense de moyen et d'énergie considérable. En effet, outre les tonnes de béton nécessaire à sa construction, il a fallu planter une double ossature entrecroisée, soit des kilomètres de barreaux de fer, à l'intérieur même du mur.



Ceci afin de le faire tenir dans le sable contre le vent violent qui souffle parfois sur le plateau. Sachez aussi que pour parvenir à creuser de façon efficace, il fallait préalablement humidifier le sable.

C’est ainsi que les seules fondations ont nécessité l’usage de tonnes d’eau. Une
eau dont on sait pourtant combien elle est précieuse dans la région.

Or, ce qu’il est capital de comprendre ici, c’est que ce mur ferme totalement l’accès
au site depuis l'extérieur. Ainsi, lorsque cette édification sera terminée, vous ne
pourrez plus jamais vous promener librement dans l'espace du site, ni le parcourir à
cheval, où à chameau, comme c'est encore possible en ce moment.

Aujourd'hui, il existe deux accès possibles au site : l'un par le village de Nazlet es Seman en bas du sphinx, et un autre par le devant de la face nord de la Grande Pyramide. Vous payez -ce qui est normal- un droit d'entrée pour tout le site ; puis un autre non négligeable (100 L.E) pour accéder à l'intérieur de la Grande Pyramide.

En dépit de la recrudescence de patrouilles dissuasives, vous pouvez encore vous promener pratiquement librement partout sur le plateau.



Savez-vous que lorsque le mur sera terminé, tous les visiteurs seront contrôlés à une entrée unique. Savez-vous qu'il est d'ors et déjà prévu de les obliger à monter dans de petits trains électriques qui feront un parcours très délimité -comme c’est déjà le cas dans la Vallée des Rois- sans possibilité de descendre.

Les visiteurs, c'est-à-dire vous, prendront par conséquent, toujours les mêmes photos !

Et surtout, vous ne pourrez plus vous éparpiller sur le plateau où il y a tant de choses intéressantes à voir et à remarquer, outre les pyramides...

Comme par exemple, ces extraordinaires puits d’aération construits il y a des milliers d’années, et cachés au sommet de dunes, entre autres, à deux kilomètres au sud de la Grande Pyramide, et s'enfonçant très profondément dans le sous-sol du plateau.

Serait-il gênant que vous preniez conscience du réseau d’infrastructures souterraines d’importance qui existe sous Giza ?

Qui se cache derrière tout ça ? Sur quoi débouchent ces puits très profonds ?
Il y a encore autre chose de très intéressant, auquel vous ne pourrez plus jamais
avoir accès.



Il s’agit de ces petites constructions basses, toujours situées dans ces dunes, et qui indiquent pour les géomètres et chercheurs, la clé de tout l'alignement du complexe de GIZA.

En effet grâce à des photos aériennes les mathématiciens ont observé que ce lieu
(consigné par le relevé Mc Cullen en 1985) est la source de la spirale logarithmique où sont placées les pyramides…

Cela n’est pas sans importance… Ainsi, demain, vous ne pourrez plus observer
ces merveilles. Quitter la bruyante colonne de touristes ne vous sera plus possible, et vous ne pourrez pas même goûter le silence, la beauté du lieu tranquillement, dans votre coin.

Il en sera de même pour nos amis égyptiens qui ont l'habitude d'y aller en promenade familiale les vendredis, jours qui correspondent là-bas à nos dimanches
.

Pourquoi ce mur ?


Pourquoi n'a-t-on pas jugé bon de prévenir le public international avant même le début des travaux, en présentant ne serait-ce que le plan de ce projet ? Qui est l'instigateur de cette construction “défigurante” ?

C'est ce à quoi nous allons maintenant essayer de répondre…


Les "explications" officielles

Le Dr Zahi Hawass, Secrétaire du Conseil Suprême des Antiquités (SCA), qui a la
haute main sur tout le plateau, prétend que ce mur est construit pour :

A) "Protéger les touristes des éventuelles attaques terroristes".

Nous trouvons que le prétexte du terrorisme a vraiment bon dos pour différentes raisons :

1) Surveiller des kilomètres de murs en plein désert n’est pas si facile. Finalement,
la protection des rares touristes qui trouvent encore la force de s'aventurer dans les
dunes du site, souvent par 40° à l'ombre, après la visite préliminaire des Pyramides, reviendrait certainement moins cher, et serait tout aussi efficace.

D’ailleurs actuellement, ces quelques touristes courageux sont toujours suivis de près par des patrouilles.



2) C'est bien dénigrer le travail formidable que fait la police égyptienne sur le plateau.

Que ce soit en voiture, à pied et à chameau, ils maîtrisent complètement la situation.

Les policiers fortement armés, à chameau avec leurs jumelles et talkies-walkies
voient d'extrêmement loin, et accourent en un clin d'oeil au moindre incident.

Ils surveillent parfaitement la place. De plus ils sont toujours très courtois avec
les visiteurs.

B) “Pour éviter les dégradations, les accidents et les vols”.

Nous répondons qu’en ce qui concerne l’abandon sur place de détritus, il suffit
d'éduquer la population et les touristes par des injonctions, et pourquoi pas par des
amendes pour les plus récalcitrants.

Cela se fait sur tous les sites protégés de la planète pourquoi pas ici ? De toute façon le même problème se posera encore avec le mur.



En ce qui concerne d'éventuelles dégradations ou vol de pierres, je peux vous assurer que c'est absolument impossible aujourd'-hui tellement le site est surveillé par des patrouilles incessantes.

Pour vous donner un exemple : une fois l'un d'entre nous a eu un malaise en plein désert derrière les pyramides.

Cela peut arriver n'importe où, y compris avec un mur d'enceinte ! Eh bien en 10 secondes un policier à chameau est arrivé sortant de derrière des dunes et il a signalé le problème. Immédiatement une jeep est arrivée pour l'emmener au poste médical.

On ne peut pas faire mieux. C'est dire que rien ne semble échapper à la vigilance des gardes...




Que l’on nous dise enfin la vérité


Pourquoi le projet initial de Zahi Hawass prévoyait-il de raser complètement le village de Nazlet es Seman ?

La destruction de ce très important village qui se trouve au pied du sphinx et de la Grande Pyramide était-elle nécessaire pour édifier ce mur ?

C'est comme si l’on voulait raser le 7e arrondissement de Paris sous prétexte qu'il est trop près de la tour Eiffel !

Quoi qu’il en soit, ce projet fut abandonné grâce à la révolte des habitants qui, de génération en génération, occupent les lieux depuis des millénaires.

Ces familles ont réussi à sensibiliser d'autres officiels à leur cause. Néanmoins Zahi Hawass est resté intraitable sur certaines maisons qui longeaient le mur.

Une question se pose à présent. Derrière la mise en avant de prétextes démagogiques que sont la sécurité et la protection du site, ce mur défigurant ne serait-il pas en réalité une façon de boucher et contrôler les accès aux souterrains conduisant dans les profondeurs du plateau ?




Bouche d'accès souterraine très profonde





Lors de la crise de Nazlet es Seman, certains habitants révoltés n'ont-ils pas affirmé que sous leurs maisons même se trouvaient des réseaux souterrains conduisant sous le plateau vers le sphinx et la Grande Pyramide.

Pressées de se défendre, et ne voyant plus d’échappatoire, ces personnes n’ont-elles pas avancé que le mur était édifié dans le seul but d’empêcher en creusant, tous les accès au sous-sol du plateau.

Alors pourquoi cacher au monde ce réseau souterrain. Pourquoi ne pas admettre qu’il a déjà été très largement identifié, et visité depuis longtemps.

Qu’avons-nous découvert là-dessous ? Pourquoi ce secret ?

Je vais vous démontrer avec les “plaies” suivantes, combien tout ceci se recoupe et
nous amène à cette évidence incroyable :

On nous cache absolument tout, et on nous travestit la vérité...


Des tunnels et chambres souterraines géantes 


Dans un article paru dans "Cairo Press Review" du bureau de presse Egyptien en
Afrique du Sud du 13 mai 1999  :

"Découverte de catacombes géantes à Giza” est exposée la preuve de la découverte de chambres souterraines et de tunnels sous des appartements au pied du plateau de Giza.

Le lecteur français ne sera pas étonné de ne pas avoir été prévenu (faut-il passer par l'Afrique du sud pour avoir des nouvelles intéressantes en provenance de Giza ?).

Il ne faut pas non plus qu’il s’étonne, si l'on essaie de lui expliquer que ces tunnels
et chambres "géantes" sont forcément d'époque romaine voire islamique puisqu'on
y a retrouvé des poteries de cette époque !


Mais qu’il se fasse tout de même cette réflexion : c'est fou ce que l'on trouve comme quantité d'objets récents dans des lieux anciens ces derniers temps !

Plusieurs couches d'objets de différentes époques peuvent se trouver sur un même site. Cela n'est pas incompatible.

C'est en tout cas une aubaine pour tous ceux qui auraient intérêt à fausser les datations…



Deuxième plaie d’Égypte : l'affaire des conduits de la Grande Pyramide



Pour que les lecteurs comprennent au mieux les rebondissements de cette affaire,
il est nécessaire de commencer par un petit rappel de la situation.

Il y a actuellement quatre conduits identifiés (nous parlons des conduits très étroits et non des couloirs bien sûr) à l'intérieur de la Grande Pyramide.



Tout d'abord, il y a les deux conduits "supérieurs" car commençant ou aboutissant
dans la chambre dite “du Roi” :

A) Le conduit Nord comprenant le petit tunnel Caviglia qui relie le mur Nord de la
chambre dite “du Roi” à l'antichambre puis au conduit qui part de la Grande Galerie et qui se prolonge comme nous allons le voir jusqu'à aboutir à l'extérieur sur la façade Nord à peu près à 80 m au-dessus de l'entrée des touristes (102e niveau de blocs de la pyramide).

B) Le conduit Sud partant du mur Sud de la chambre dite du Roi et sortant à l'extérieur en hauteur sur la façade Sud (101e niveau de blocs de la pyramide).

Il y a aussi les deux conduits “Inférieurs” car aboutissant ou commençant dans la
chambre dite de "la reine" : un conduit Nord et un conduit Sud sans sortie extérieure.





Les Missions Gantenbrink


En mars 1992, le génial ingénieur en robotique allemand Rudolph Gantenbrink est appelé en Égypte pour une mission d'inspection vidéo des conduits “d'aération” de la Grande Pyramide.

Ces conduits sont minuscules et personne ne sait sur quoi ils débouchent. C’est Gantenbrink qui a proposé de fabriquer un tout petit robot afin de pouvoir progresser et filmer à l’intérieur.

Après avoir surmonté de nombreuses difficultés administratives, il obtient finalement un accord pour cette mission en coopération avec le GAI (L'Institut Archéologique Allemand).

On imagine aisément la détermination dont il a dû faire preuve, sans ménager d’ailleurs son propre argent, allant même jusqu'à trouver lui-même des sponsors.

Parallèlement, pour pouvoir mener à bien cette mission, il fabrique donc le fameux petit robot sophistiqué : "Upuaut" qui pourra progresser et filmer à l'intérieur des petits conduits (moins de 17 cm de hauteur) en pente.



Ce que les gens savent moins -parce que cette affaire a été médiatisée de façon
superficielle- c'est que l'ingénieur allemand a été chargé aussi de travaux très pointus de mesures de tout le système de conduits existants.

Il devait également assurer l'installation de tout un réseau de fils électriques à l'extérieur et à l'intérieur de la Grande Pyramide pour aménager un panneau de contrôle électrique.

En effet, en dehors de l'inspection vidéo et des mesures des conduits, l’objectif de la mission Gantenbrink était d'installer un système de ventilation dans le petit Tunnel Caviglia, afin de réduire l'humidité qui commençait à endommager les pierres à l'intérieur de la Grande Pyramide.

Grâce à son installation, Gantenbrink réussit d’ailleurs à réduire l'humidité ambiante au niveau du taux d’humidité extérieur.

Ainsi, la mission Gantenbrink était vitale pour la sauvegarde de ce patrimoine de l’humanité et nous comprenons mieux pourquoi les responsables du site ne pouvaient pas la repousser indéfiniment.


Premières explorations


En mars 1992, enfermé dans la chambre dite de "la Reine" l’ingénieur entreprend donc l'exploration des conduits dits "inférieurs".

Dans le conduit Nord, il découvre une longue baguette laissée là par le génial Waynman Dixon, en 1872 !

Avec une intuition extraordinaire, Waynman Dixon avait ouvert les murs de la chambre dite de la Reine, mettant ainsi à jour l'ouverture des conduits cachés par 8 cm de pierres.

Jusque-là, ces conduits étaient totalement invisibles depuis l'intérieur de la chambre… Eh oui, les conduits avaient donc déjà été explorés en partie dès 1872 !




Pourquoi n’évoque-t-on jamais les travaux de ce génial précurseur ? Que désire-t-on nous cacher ? Nous tâcherons d’apporter ici une première réponse à cette question.

Mais nous aurons encore l'occasion d’y revenir puisque nous aborderons bientôt une autre "Plaie" d’Égypte consacrée aux “Anciennes découvertes extraordinaires de Giza complètement occultées".

Nous vous parlerons alors aussi des bâtons flexibles d'Edgar Morton retrouvés en 1920, également dans les fameux conduits.

De son côté, Gantenbrink constata que son robot rencontrait de grosses difficultés dans sa progression à l’intérieur des deux conduits "inférieurs". En fait, son robot était trop gros.

Aussi, l’ingénieur monta dans la chambre dite "du Roi" et entreprit l'étude du tunnel Caviglia.


Seconde exploration


Dans une deuxième mission en mai 92, Gantenbrink obtient enfin l'accord du Dr. Zahi Hawass de fermer la Grande Pyramide au public durant toute une semaine.

Il s'agit pour l'ingénieur d’évacuer les tonnes de débris et de sable accumulés dans les conduits supérieurs. Ces conduits qui partent de la chambre dite “du Roi” débouchent à l'extérieur, l’un sur la façade nord et l’autre sur la façade sud de la Grande Pyramide.

La fermeture du site s'impose donc par mesure de sécurité. Il s'agit en effet d'éviter
les chutes de débris sur la tête des touristes en bas, à l'extérieur !



Cet énorme travail de nettoyage est extrêmement risqué. Avec ses deux aides, l’ingénieur n'hésite pas à faire ce travail de déblaiement, en équilibre précaire, à plus de 80 mètres du sol, et sous un soleil de plomb.

Il découvre dans le conduit nord un petit véhicule rouillé, un model réduit avec quatre roues, preuve qu’il y a déjà eu une mission d’exploration des conduits par le passé. On évoque alors la mission de Petrie en 1881.

Pourquoi ne nous parle-t-on pas de cela ? Pourquoi ne veut-on pas qu’on s’aperçoive de tout cet intérêt pour les conduits dès la première époque ?

Le tunnel Caviglia déblayé, Gantenbrink lance Upuaut 1 et arrive à faire toute la longueur du conduit en filmant. Les mesures des trois lasers embarqués du robot montrent que les deux conduits ont des courbures. 

Autrement dit les ouvertures des conduits ne sont pas alignés parallèlement à l'axe Nord-Sud. De plus, il y a des fluctuations d'angles très importantes à l'intérieur même des conduits. 

Si ces mesures ne remettent pas en cause la théorie de Robert Bauval et Adrian Gilbert "The Orion Mystery" qui établit un lien entre la configuration de Giza par rapport au Nil, et la constellation d’Orion par rapport à la voie Lactée, l’autre théorie de Robert Bauval, celle selon laquelle les conduits pointeraient sur des étoiles très précises est définitivement contredite par les mesures de Gantenbrink. 

En effet, avec les angles constatés, les conduits pourraient pointer en réalité vers une bonne centaine d'étoiles différentes ! 

De fait, si les bâtisseurs de la Grande Pyramide avaient voulu pointer les conduits sur une étoile précise, ils auraient évité les changements d'angle importants à l'intérieur des conduits.





Étrange reconnaissance


L’exploration est riche d’enseignements. Par exemple, dans le haut du conduit sud juste avant de déboucher à l'extérieur l'ingénieur découvre des petites niches. 

Qu’est-ce que c’est ? Personne n’en parle ! Pour récompenser l'extraordinaire travail de Gantenbrink : les mesures, le déblayage, l'installation électrique, l'inspection vidéo...etc, on annonce une conférence de presse pour le 23 mai.

Pourtant le lendemain la conférence est annulée par téléphone sans aucune explication. Pour Gantenbrink c’est la goutte qui fait déborder le vase. 

Non seulement aucun officiel important ne s'est jamais déplacé sur les lieux au cours de ses deux missions, mais on ne lui permet même pas de faire une annonce officielle dans laquelle il aurait pu rendre public son travail et ses découvertes 

L’ingénieur rentre à Munich dépité et frustré. Mais Gantenbrink est un passionné : s’il a exploré entièrement les conduits "supérieurs", ce n’est pas le cas des conduits de la chambre dite “de la Reine”. 

En effet, le robot a progressé de 12 mètres seulement à l’intérieur des conduits “inférieurs”. En outre, l’ingénieur n'a trouvé aucune ouverture pour eux sur la façade de la Grande Pyramide. 

Bien décidé à découvrir le secret des conduits “inférieurs”, il se fabrique un Upuaut 2 beaucoup plus sophistiqué et plus petit (un des conduits ne fait que 11 cm de hauteur) pour dépasser les obstacles rencontrés lors de la fois précédente.






Troisième exploration


À force de détermination, il finit par obtenir l'autorisation du Dr. HAWASS et du mystérieux Prof. Stadelmann de la GAI, et en mars 1993, il peut enfin continuer l'exploration des conduits "inférieurs".

Dans le conduit sud, l’Upuaut se trouve soudain bloqué par un bloc de pierre fermant apparemment le conduit : c'est ce qu'on appellera : "La porte Gantenbrink". 

Ce bloc a d'étranges et intéressantes caractéristiques. Le fameux bloc fermant le conduit sud est d'un calcaire plus clair que les autres provenant sans doute du Mont Mokatam à 30km de Giza et qui surplombe Le Caire. 

Les constructeurs se gardaient cette sorte de calcaire clair et de très grande qualité pour l'extérieur de la pyramide et l'intérieur des chambres. En un mot pour les endroits importants. 

De plus, sur le bloc, on aperçoit deux morceaux de cuivre fichés à la verticale. On stoppe tout. Très excités, les inspecteurs égyptiens appellent leurs chefs. 

Ayant remarqué la présence de ronds blancs sous les cuivres, ils pensent se trouver face à un sceau typique de l’Ancien Empire. En effet pendant l'Ancien Empire l'usage était d'entourer les sceaux cylindriques sur un morceau d'argile ou de gypsum blanc. 




Des sceaux étaient apposés sur des murs accédant à des cachettes ou des tombes importantes. Or, on retrouve dans le sable du conduit des petits morceaux de gypsum blanc !

Le Professeur et le Dr. Hawass se déplacent pour voir la vidéo. Stadelmann affirme immédiatement qu'il ne s'agit pas d'un sceau Ancien Empire. 

Mais plus tard lorsque Gantenbrink montre la même vidéo à des archéologues allemands, ceux-ci lui affirment le contraire…ce sont bien des sceaux ! Qui croire ?

Néanmoins, satisfait de la trouvaille, le Professeur Stadelmann, annonce une conférence de presse et demande à Gantenbrink d'écrire un communiqué. 

Dans les jours qui suivent, le Professeur demandera par trois fois à l’ingénieur de réécrire ce communiqué ! Le 27 mars, n’étant toujours pas convaincu par la quatrième version du discours, il renonce finalement à organiser cette conférence.

Il laisse entendre qu’un compte rendu de la découverte sera sans doute publié en mai, voire en novembre !

Pourquoi ces annulations ? Que craignent les officiels ? Que signifient ces revirements du GAI ? Pourquoi ne pas déclarer aussitôt cette découverte comme majeure ?



Une fois de plus, Gantenbrink outré et peiné, retourne à Munich. Il n'y a qu'une petite information qui filtre dans la presse à l 'époque , dans L'Independant”, rédigée par David Keys, correspondant des Sciences de ce journal.

Le rédacteur suggère : "il y a peut-être une chambre secrète derrière "la porte””. Après quoi, on n’entendra plus parler des conduits pendant neuf ans !



Une atmosphère pesante lors de la 3e exploration



Il faut savoir que l’atmosphère qui règne autour de notre ingénieur est pour le moins compliquée, au moment de la découverte de "La porte Gantenbrink".

Le 10 mars, il reçoit tout d'un coup sur les lieux, la visite du Prof. Stadelmann. Celui-ci n'avait jamais daigné se déplacer jusque-là ! 

Puis le 19 mars on lui retire brutalement l'aide précieuse de son collaborateur allemand du GAI qui l’a toujours suivi dans ses missions précédentes.

Enfin le 21 mars le Prof Stadelmann lui téléphone et lui annonce que le Dr. Hawass a démissionné de son poste à la tête de l'EAO (Egyptian Antiquities Organization) ! 

Imaginez “notre” ingénieur au beau milieu de cette situation chaotique ! Plus personne ne supervise le projet 

En fait, c'est sans compter sur les capacités remarquables de “phoenix qui renaît toujours de ses cendres” du Dr.Hawass qui revient quelque temps plus tard au même poste, après la dissolution de l'EAO, remplacé par le SCA (Supreme Council of Antiquities) ! 

Beaucoup d’intrigues et rapports de force sont en jeu derrière tout ça...!


Sensationnalisme de mauvais goût


Et tout d'un coup, le 16 septembre 2002, à grand renfort de publicité, le monde redécouvre les conduits de la Grande Pyramide !

Dans un documentaire en "live" de la National Geographic, sur la Fox TV, intitulé :
"Secret Chambers revealed", le Dr Hawass et le Dr Marc Lehner s'apprêtent à percer le fameux bloc qu'avait découvert Gantenbrink neuf ans plus tôt. 

Poussé par un élan de transparence jusque-là totalement inédit dans ce milieu, les deux hommes vont montrer en direct, et à la planète tout entière, ce qui se cache derrière la porte ! 

Sophistication suprême, le robot est dessiné par la Nasa elle-même ! L’émission se déroule évidemment à grand renfort de schémas et d’images hollywoodiennes.



Si l’on considère qu’en 1993, le Dr. Hawass affirmait ne pas être intéressé par ce qu’on trouverait de l’autre côté de "la porte Gantenbrink”, on peut parler ici d’un changement de position radical.

Quoi qu’il en soit, imaginez une seconde le désarroi des égyptologues face à de telles méthodes. Selon les spécialistes, le glissement d'une fibre optique dans une fente d'un coin inférieur aurait suffi à dévoiler le mystère, alors pourquoi choisir de forer directement dans la pierre ! 



Quand on pense qu'on avait exigé de Gantenbrink qu’il réalise son installation électrique vitale pour la Grande Pyramide, sans faire le moindre trou !...


Un direct controversé


Une dégradation d’autant plus inutile que les images, que vous avez tous vu aux informations à l'époque, aboutissent à une déception : derrière le bloc après un petit espace vide, il y a tout simplement une autre pierre. 

De plus, l’émission suscite beaucoup d'interrogations. Après coup, le "direct" est remis en doute par beaucoup de personnes. 

En effet, la TV a annoncé le programme "live" pour 8pm, aussi bien sur la côte Ouest qu'Est, (Pacific and East standard time), ce qui est impossible.

8pm (T.Pacific) correspond à 6 heures du matin au Caire (à cette heure-là au Caire le soleil est radieux depuis longtemps), or on aperçoit à la fin de l'émission un ciel noir au-dessus du Caire... 

Dans le cas de 8pm (T. Est), l'horaire correspond à 3am au Caire mais le ciel qu'on nous montre à 5am (fin de l'émission) en direct du Caire est toujours noir alors que l'aube aurait dû avoir lieu depuis un moment…. Mais il y a encore plus troublant !


Éclairages apportés par les découvertes de Gantenbrink 


Avant de vous décrypter la suite et notamment les épisodes que le public du monde entier a vu à la télévision, il n'est pas inintéressant de noter ces éclairages qu'ont apportées les découvertes Gantenbrink :

1) Les conduits "supérieurs" ne sont pas pointés sur certaines étoiles et aucune lumière de l'extérieur ne peut pénétrer par eux à cause de leurs nombreux
changements d'angle.

(cela ne remet pas en cause l'alignement des pyramides sur la ceinture d'Orion, qui est une des thèses de l'ingénieur en travaux publics Robert Bauval).



2) Les conduits "supérieurs" peuvent être des conduits d'aération mais dans ce cas la chambre dite du Roi n'est en aucun cas une tombe (toujours le mythe de la tombe ! Nous en reparlerons) car on scellait hermétiquement tout tombeau dans l'ancienne Égypte pour éviter toutes impuretés, rats, serpents…etc.

3) Ils ne sont pas des conduits d'eau, car il y a de larges interstices dans les joints des pierres formant les conduits qui auraient "bu" toute eau.

4) Ces conduits supérieurs ne sont pas comme certains égyptologues l'ont dit, de simples simulations symboliques pour l'envol de l'âme du défunt puisqu'ils se prolongent jusqu'à l'extérieur et on ne trouve rien de similaire dans les vraies tombes pour la raison évoquée plus haut). 

Ensuite, à quoi servirait le conduit sud assimilé au soleil et non au royaume des morts dans l'ancienne Égypte ?



5) Ces conduits sont construits avec un très grand soin et une grande complexité. En effet, on constate la présence de vastes couches horizontales de pierres avec des structures diagonales s'imbriquant pour dévier les poussées latérales, ce qui représente un énorme travail de conception architectural. 

Car si une seule pierre en couche horizontale dans les conduits, glisse, cela peut
aller jusqu'à détruire les chambres ! Et ils n'ont pu être construits qu'en même temps que la pyramide pour ces mêmes raisons de complexité.

6) En ce qui concerne les conduits "inférieurs" ceux de la chambre dite “de la Reine” : les constatations sont encore plus mystérieuses.



Toujours est-il que, en dépit du succès de son travail, pendant 9 ans, on n’entendit plus parler des découvertes de Gantenbrink ni de la fameuse "porte" qui pourtant était digne du plus grand intérêt ! Et on ne laissa pas revenir l'ingénieur ! Pourquoi ?


Le mystère de la porte


Comparez donc la photo A correspondant à "la porte" telle que Gantenbrink l'a découverte dans le conduit sud et la photo B de la même porte pendant le programme TV de 2002 où la machine de la Nasa fait un trou… 

Ne constatez-vous pas une grosse différence ? Regardez donc le morceau de cuivre à droite sur la photo et comparez… ne manque-t-il pas quelque chose ?

Un morceau de cuivre manque…son analyse doit valoir son pesant d'or, non. Pourquoi personne n’a-t-il rien dit ?



Enfin, le 23 septembre 2002, une semaine après l'ouverture de la fameuse "porte Gantenbrink”, on annonce dans la presse que l'on a exploré aussi avec un robot (un autre encore) le conduit nord de la chambre dite de "la Reine" et qu'on a trouvé : "une porte" semblable ! 

Cette fois-ci sans l'oeil de la caméra pour en témoigner…comme c’est pratique ! Et pourquoi n'est-il pas fait mention des bâtons flexibles laissés dans ce conduit par les frères Morton en 1920. 

Ces bâtons auraient dû bloquer à un certain moment la progression du robot. Eh oui, encore et toujours des explorateurs précédents de ces mêmes conduits ! 

Au passage, je ne peux résister à l’envie de vous conseiller la lecture de Pierre Belon qui dès 1553 -oui, vous avez bien lu !- rédigea quelques remarques sur les conduits de la Pyramide dans son ouvrage :"Observations des singularités et choses mémorables trouvées en Egypte".




L'affaire des objets trouvés par Dixon 


En 1872 dans le conduit nord l'ingénieur anglais de Newcastle Waynman Dixon, brise accidentellement quelque chose en introduisant sa sonde.

Il trouve trois choses :

1) Un embout de grappin en cuivre large de 5 cm équipé de rivets. Or, Gantenbrink aurait lui aussi trouvé une partie de ce grappin dans le conduit.

2) Un morceau de baguette en cèdre, de section carré de 13 cm. Qui a disparu.



3) Une petite boule en pierre gris-vert. Deux de ces objets se trouvent au British Museum. Or les trois objets avaient été envoyés par Dixon dans une boîte à cigare à son ami l'astronome célèbre Charles Piazzi Smith en Écosse qui avait conduit une expertise de la Grande Pyramide en 1865. 

Or qu'est-il arrivé au morceau de cèdre ? Il est vital de comprendre que ce morceau de bois s'il était daté par le carbone 14 pourrait indiquer la véritable date de la pyramide.

En effet les spécialistes s'accorde à dire pour différentes raisons que ce morceau de bois et ces objets sont de l'époque de la construction et non pas ultérieurs…



Or grâce à la minutieuse enquête de Robert Bauval en Angleterre, on retrace le parcours de ce morceau de cèdre : les frères Dixon avaient un ami au Caire le Dr. Grant qui était venu pour lutter contre une épidémie de choléra. 

Bauval retrouva à la bibliothèque de l'observatoire Royal d'Edimbourg des lettres du Dr. Grant et de John Dixon adressées à Piazzi Smith entre 1870 et 1873. 

Puis il découvrit une lettre de la fille de la 2e épouse du Dr. Grant : Mrs E.F Morice, datée du 18 juin 1946, mentionnant le bâton de cèdre manquant ! 

En fait le Dr. Grant était un fin collectionneur qui avait choisi cet élément avec beaucoup de sûreté pour faire partie de sa collection privée. 

Laquelle il céda au : "Marischal museum" à l'université d'Aberdeen en Écosse. Alors vous pensez bien que Bauval s'enquit auprès de cette institution, preuves en main, de cette précieuse baguette en bois notifiant d'ailleurs que son analyse serait d'un intérêt capital pour la datation de la pyramide et…

Devinez ce qu’on lui répondit ? À plusieurs reprises il lui fut répondu que “cette baguette se trouvait bien stockée dans les caves du musée...quelque part...mais personne n’arrivait plus à remettre la main dessus.”




Conclusion

Nous arrivons au terme du premier volet consacré aux véritables secrets de Giza. Nous avons découvert de nombreuses incohérences et une question s’impose déjà :

Pourquoi toutes ces tergiversations, ces cachotteries, ces retards et ces mensonges ?

L’émission sur les conduits de la Grande Pyramide, n’était-elle pas un excellent moyen de faire retomber l’attention grandissante du public ? 

Les autorités n’avaient-elles pas tout intérêt d’organiser une diversion. 
Il fallait naturellement quelque chose d’assez attractif, l’organisation d’un événement exceptionnel dont le résultat serait incontestable. Une émission en faux direct par exemple. 



Avec l’aide de bons conseillers expérimentés qui proposaient en plus de fournir le matériel, ce type d’opération a-telle pu être envisagée ? 

Et puis, tout comme pour les images de Mars ou de la Lune, qui pourra aller vérifier l’exactitude de ce qui se trouve au fond de ces conduits ? 

Reste alors à savoir quel est le but de tout ça... Ne serait-ce pas pour éviter la découverte toujours possible d’un objet qui pourrait apporter une datation fiable du plateau de Giza ? 

Dans ce cas, la nouvelle dalle ne fait que retarder l’échéance, et c’est peut-être
justement ce que recherchent certains officiels.

En effet, il se pourrait bien qu’un jour la vérité sur le plateau soit officiellement révélée au public. Ce jour-là il sera bien commode de desceller la dernière dalle...

En attendant ce jour, il fallait écarter tout danger susceptible de dérouler le fil incontrôlable de la vérité ?



Source : Antoine Gigal/Top Secret Hors Série N°4/Top Secret N°19 (2007)


Références


Flinders Petrie, Kt. "Sty Years in Archeology", Sampson & Low, Marston & Co. Ltd,London.

Lettres du Dr Grant et de John Dixon à Piazzi Smith 1870-1873, bibliothèque
de l'Observatoire Royale d'Edimbourg.

Professeur Gaston Maspero : "L'aube d'une civilisation" 1901. Site web de Rudolph Gant en brink : www.cheops.org

Site web de Robert Bauval :
http://ntlworld.com/fusniak/robertbauval/index.html

Site web: www.thenoiseroom.com/EgyptUpdate/

"The Daily Star" 2003/2004

"El Ahram " 2002/2005 Le Caire

2 commentaires:

  1. Bonjour. Très intéressant, néanmoins je suis tellement persuadée de la haute intelligence des bâtisseurs de l'époque, que j'entends que les mega-fouilles des "intéressés" en tous genres étaient évidemment prévues et comme vous le dites si bien : "l'arbre cache la forêt", et l'arbre, là, c'est la pyramide et ses valeurs liées à la recherche de la gloire et du fric ! On connaît l'historique ! Si on voit ce qu'a rendu la fouille du tombeau de Toutânkhamon, autant dire qu'on peut bien rigoler. Quoi qu'il en soit, ils ne découvriront jamais rien ces "intéressés par la gloire-fric-reconnaissance"... c'est ainsi déjà faitet pprévu depuis 6000 ans ! Il suffisait de regarder tout ça avec des yeux d'enfants pour comprendre et avoir tonne d'amour et d'intelligence pour l'egyptologie, et les découvertes ne se feront jamais de jamais dans la matière. De ce que j'entends sur ces conduits, moi je pense juste à des aérations complexes, mais eux, ils n'y trouveront rien ! On sait de l'egypto que soit on se met à la place des Dieux pour comprendre, soit c'est foutu... alors les dieux de l'egypto, pas cons ! Ils leurs ont collé un riche édifice devant les yeux, et ils sont venus le dépouiller. C'était prévu ça ! Ils n'ont même jamais capté la différence entre Râ et Rê, pour commencer. Le B.A.-Ba, ils ne le comprennent même pas. Tous leurs cours sont inchangés depuis des milliers d'années. Aux innocents, les mains pleines ! On se fiche royalement de ceux qui ont l'intelligence et si elle est clamée haut et fort, les gens sont en asile psychiatrique ou alors on les fait tuer sous couvert d'actes de terrorisme... biensûr ça a toujours bon dos. Quand un con pointe du doigt et hurle sur celui qui est pointé alors il est pris pour cible. Le fautif est pourtant celui qui pointe du doigt en règle générale. Maintenant je suis totalement outrée que certains soctroient des droits sur un monument qui appartient à l'humanité toute entière, et le mur est un profond dégoût et une grave atteinte effectivement. "La Roue tourne", ça on le retrouve bien en egyptologie alors on verra bien qui triomphera au final. Les businessman des directs à la télé ou le petit chercheur aimant son travail, qu'on fait taire. Il n'y a pas de mystère ! La Justice triomphe toujours : La Vraie !

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    1. Mais que voulez-vous exprimer précisément ?

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