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25 févr. 2016

Versailles : le secret de l’Atlantide


Le domaine de Versailles doit essentiellement son existence à la volonté persistante de Louis XIV qui veilla à la construction du château et à l’aménagement des jardins tout au long de son règne. Ses successeurs ne firent que des ajustements somme toute assez modestes en respectant son œuvre. Versailles s’inscrit dans la continuité de Chambord en tant que palais symbolique de la grandeur de la Monarchie française.


Par Didier Coilhac



Mes découvertes à Versailles sont riches et étoffées : cela tient au gigantisme du château qui comporte de multiples salles, chacune surchargée d’une riche décoration. Cela tient aussi au grand nombre de statues qui ornent les jardins, ce qui a permis aux concepteurs d’établir des alignements, des raccords secrets d’une statue à l’autre. Passée une étape de prise de contact progressive, les déductions se sont succédées facilement, s’enchaînant les unes les autres pour dessiner un tableau cohérent. A ce jour, j’ai rédigé un manuscrit de 300 pages riche en photos et dense en révélations. Comment évoquer tout cela sur un site internet ? Je vais choisir des bribes et les retranscrire ci-dessous. Bonne lecture.     
L’Atlantide est une île légendaire qui aurait existé dans une préhistoire oubliée. C’était une civilisation florissante qui s’épanouit pendant l’âge d’or mythique. L’île fut engloutie en un jour et une nuit cataclysmiques, ne laissant rien derrière elle.
Le philosophe grec Platon est quasiment la seule source d’information concernant l’Atlantide, dans ses livres « Timée » et « Critias », écrits vers 358 avant JC. Il donne les informations les plus complètes qui sont aussi les plus anciennes. L’Atlantide était une terre idéale de par ses exceptionnelles conditions propices à l’éclosion d’une civilisation prospère. Platon affirme qu’il y avait une île nommée Atlantis dans l’océan Atlantique, plus de 9 mille ans avant son époque. Les Atlantes étaient des commerçants et des navigateurs accomplis. Leur capitale, éloignée de la mer de 5 milles, était dotée d’un port artificiel remarquable. Ce peuple avait d’excellents architectes et de grands artistes. Ils avaient bâti pour le dieu des mers Neptune (Poséidon) un temple immense et très coûteux.
Ayant conquis la Lybie jusqu’à l’Egypte et l’Europe jusqu’à la « Tyrrhénie », les atlantes voulurent s’emparer d’Athènes où ils subirent une grande défaite. C’est alors que Neptune décida de les châtier en provoquant des tremblements de terre et des inondations qui engloutirent Atlantis et les autres îles. Il y eut « des tremblements de terre effroyables et des cataclysmes ». En un jour et une nuit, toute l’armée grecque et l’île Atlantide furent englouties dans la mer.
Platon ne considérait pas son récit comme un mythe ; il en certifiait la véracité.
Les historiens antiques Plutarque et Diodore de Sicile évoquèrent à leur tour l’Atlantide en enrichissant le tableau de détails supplémentaires.
L’Antiquité gréco-latine triomphe à Versailles aussi bien dans le château lui-même que dans les jardins. On trouve des salons et des statues consacrées au panthéon de la mythologie ainsi qu’à certains personnages historiques, grecs et romains. Malgré tout, Versailles ne comporte aucune allusion explicite au continent disparu : tout est suggéré indirectement, sous-tendu par un codage extrêmement précis. Les jardins forment ainsi un véritable damier, chaque « bosquet » (ou petit jardin autonome) correspondant à une case. Les lettres de l’alphabet une fois distribuées sur la grille, on obtient une clef essentielle de la compréhension du Code. Difficile à croire? Et pourtant…
On constate déjà que les jardins comportent une statue de Platon ! Une codification de l’Atlantide doit nécessairement passée par cette oeuvre. La statue de Joseph Rayol nous fait un clin d’œil encourageant : Platon regarde en direction de 2 vases avec lesquelles il est aligné. Le premier est un vase en bronze doré du bosquet des Rocailles, vase consacré au char de Neptune. Rappelons que Poséidon-Neptune est le dieu des mers, des catastrophes maritimes… et de  l’Atlantide. Le second vase est en marbre ; il comporte un grand trident : cet objet est justement un attribut de Neptune.



Pourquoi ferait-on le rapprochement avec le groupe de la « Renommée du Roi » situé loin de Platon et apparemment sans aucun rapport thématique ? L’ensemble de la « Renommée du Roi » fut ainsi baptisé à cause du portrait de Louis XIV fièrement porté. L’ange féminin est perçu comme la Vertu ou la Renommée qui écrit les hauts faits du Roi-soleil sur un livre porté par le Temps.
Les deux personnages sont tournés dans une direction commune… celle de Platon. La femme regarde donc le philosophe grec et s’empresse de recopier ce qu’elle apprend de lui, de ses écrits. Le portrait de Louis XIV exprime l’idée que le savoir de Platon a été transmis à l’époque de Louis XIV. Dans une variante, c’est un écrit de Platon qui est posé sur la tête du vieil homme et qui inspire l’ange dessinant le portrait royal. Ainsi, le mythe de l’Atlantide narré par le philosophe trouverait-il une extension à l’époque du Roi-soleil.



Entre la « Renommée » et Platon se trouve le bosquet des « Bains d’Apollon » qui abrite le fameux groupe éponyme de Girardon et Regnaudin. Le dieu est représenté en train de se délasser avec des Nymphes après le coucher du soleil. Les personnages sont à l’entrée d’une grotte, traditionnel lieu de secret et de mystère.
La femme et le vieillard de la « Renommée du Roi » sont tournés vers l’entrée de cette grotte symbolique d’un lieu de cache, qui évoque aussi l’allégorie de la caverne de Platon. Dans « La République », le philosophe compare le statut des hommes à celui de personnes captives dans une caverne. Ils ne voient que l’ombre des choses projetée sur la paroi mais jamais les choses elles-mêmes. Ces gens croient vivre une expérience pleine et entière alors qu’ils ignorent tout du monde réel. Il leur faut arriver à s’évader pour accéder à la connaissance de la Réalité. Cette parabole est une allégorie de « l’accession des hommes à la connaissance de la réalité » Il peut exister un savoir dont on ignore même qu’il soit possible qu’il existe !



Le groupe versaillais le plus connu est certainement le « Char d’Apollon » situé en bas des jardins, face au château. La position prééminente de cet ensemble s’explique habituellement par le choix de Louis XIV de s’identifier à ce dieu solaire. Le soleil n’est-il pas le centre de l’univers, faisant rayonner chaleur et lumière sur chacune des planètes qu’il vivifie ? Ainsi Apollon se trouve sur l’axe du milieu, sur la ligne qui coupe le château, les jardins et le grand canal en deux parties égales. A la fin de son règne, Louis XIV avait sa chambre sur cette ligne, tournée vers la ville. Cette belle symbolique souffre cependant d’une étrange maladresse : le char d’Apollon est orienté à l’envers ! Il symbolise le soleil levant qui s’élance dans le ciel au petit matin ; le problème est qu’il entame une course de l’ouest vers l’est, à l’inverse de la course naturelle du soleil.
Cette anomalie symbolique pourrait se référer au mythe de Phaéton, évoqué dans les « Métamorphoses » d’Ovide, une des sources d’inspiration des sculpteurs de Versailles. Dans la mythologie grecque, Apollon promet à son fils Phaéton d’exaucer n’importe lequel de ses vœux. Phaéton demande alors à son père la permission de conduire le char du soleil une journée. Apollon ne peut dédire la parole qu’il vient de donner et doit donc accepter. Phaéton monte sur le char en conducteur novice et il le lance dans le mauvais sens. Les chevaux sont par ailleurs surpris par le poids de ce nouveau cocher. Ainsi, le char zigzague dans le ciel, brûlant au passage des pays entiers. Le sol se fend, s’entrouvre et se dessèche. Pour éviter une destruction complète de la terre, Zeus détruit le char et son cocher!

Les touristes ne voient habituellement pas l’enfant qui est couché aux pieds d’Apollon. Ce dernier semble regarder tristement son fils… Phaéton.
Rendons nous maintenant dans le salon d’Apollon. Il s’agit d’une pièce particulièrement importante, la plus somptueuse du château. Elle fut la chambre de parade de l’appartement du Roi, puis salle du trône et lieu de réception des ambassades ordinaires.




La peinture du plafond de Charles de la Fosse figure à nouveau le char d’Apollon. Le tableau capte le même instant que celui du bassin d’Apollon, c’est-à-dire le lever du soleil On ne peut manquer d’apprécier le visage du dieu sur son char, celui d’un adolescent… pas très à l’aise. Ce faciès ne colle vraiment pas avec l’image que Louis XIV a inlassablement voulu donner de lui-même. Pour Phaéton, par contre, c’est parfait !
Il est temps maintenant de présenter le dieu des mers et des océans en furie, le dieu des sources et des eaux douces, j’ai nommé Neptune. Son nom grec Poséidon signifie « causeur de tremblements de terre ». Il avait donc le pouvoir d’ébranler la terre et de fendre les montagnes en soulevant d’énormes rochers avec son trident. Il était d’un caractère bourru et querelleur ; il était facilement destructeur. Neptune était l’un des dieux les plus honorés de la Grèce et de l’Italie: beaucoup de temples lui étaient consacrés, surtout sur les côtes.



Dans la mythologie grecque, il existe un déluge tout à fait comparable à celui qui est raconté dans la Bible. Zeus demanda à son frère Poséidon de l’aider à créer un gigantesque orage afin de submerger la Terre. Il plut ainsi pendant 9 jours et 9 nuits et l’eau recouvra le monde.
A Versailles, Neptune et sa compagne Amphitrite ont donné lieu à un grand ensemble sculpté. Louis XIV manquant de moyens financiers à cause de la reprise de la guerre, il laissa à son successeur la création du groupe qui devait orner le bassin de Neptune. Ce n’est que quelques décennies plus tard, pendant le règne de Louis XV, que les frères Adam réalisèrent le « Triomphe de Neptune et Amphitrite ».
Quand on regarde la statue de Neptune superficiellement, on voit qu’il tient son trident dans les mains, rien de plus. Une anomalie criante est pourtant là : les deux mains du dieu sont à l’envers sur le manche ! On ne voit bien sa main droite que d’un certain angle,  pas très accessible, en approchant tout au bord du bassin.
Si l’on reproduit l’attitude de Neptune avec, par exemple, un manche à balai dans les mains, on s’aperçoit que cette position n’est pas du tout naturelle. Si on essaye d’interpréter ce fait, on peut déjà écarter une bévue de la part des sculpteurs ; dans une œuvre d’une telle importance, chaque détail est voulu.
Neptune s’apprête à inverser brutalement la position du trident, c’est-à-dire à frapper avec le manche. Il a armé son coup et se trouve dans une phase courte d’attente. Ce coup non orthodoxe avec le manche sera inattendu ; le choc bénéficiera d’un effet de surprise. On s’attendrait à voir les pointes passer à l’action, mais non, ce sera paradoxalement le manche ! Neptune va frapper l’Atlantide et la faire disparaître de la surface de la Terre. Il va punir ces Atlantes qui devraient être ses adorateurs mais ne sont plus que des pêcheurs.
Dans le groupe versaillais, la tête monstrueuse placée derrière le couple évoque bien l’ambiance pré-cataclysmique. Au Moyen Age, un « monstre » était une « chose prodigieuse, incroyable » ; la destruction d’un continent, même mythique, correspond bien à ce mot. On peut aussi qualifier Neptune, le destructeur sans pitié de l’Atlantide, de véritable « monstre ».



Dans l’Antiquité romaine, il existait un genre de gladiateur qui était armé d’un trident, comme Neptune. Le « rétiaire » disposait aussi d’un poignard et d’un filet;  cet outil de la pêche ne nous éloigne pas du dieu des mers. On découvre justement dans le bosquet de la Reine un gladiateur de bronze de Nicolas Coustou ; il se pourrait qu’il serve à préciser ou consolider le message de Neptune.

Quand on trace une ligne joignant la statue de Neptune à la statue du gladiateur, on passe exactement sur une Nymphe du parterre d’eau. Elle est accompagnée d’un enfant qui menace un iguane avec un… trident !
Cet alignement confirme l’interprétation d’un Neptune guerrier dont le trident est une arme.


Autre chose. Dans le château, la salle des Gardes de la Reine nous présente aux écoinçons du plafond des scènes semblant narrer l’histoire d’une civilisation brutalement disparue. Elles furent peintes par Noël Coypel. Dans l’angle sud-ouest… le cataclysme est là ! On voit deux hommes tomber sous des blocs de pierre tandis qu’un angelot représentant Zeus envoie la foudre. La colère des dieux s’abat sur la civilisation décadente !



         
Cocher, au musée du Louvre ! Jean-Baptiste 1er Lemoyne a été reçu à l’académie royale de sculpture l’année de la mort de Louis XIV. Il présenta à cette occasion l’une de ses œuvres « La Mort d’Hippolyte ». Cette sculpture se rattache à la statue de l’Amazone posée dans l’allée Royale de Versailles. Hippolyte fut en effet une Reine des Amazones, ces farouches guerrières de Lybie qui colonisèrent les territoires des Atlantes. C’est Diodore de Sicile qui raconta ces péripéties africaines. La sculpture se prête à une interprétation complémentaire, une référence  à la tragédie « Phèdre et Hippolyte » de Jean Racine.

La statue restitue donc la mort d’un certain (ou d’une certaine) Hippolyte ; il y aurait beaucoup de choses à préciser à ce sujet. Quand on observe la sculpture avec le personnage à la verticale, on se trouve au cœur d’un cataclysme tellurique ! Le plancher de la terre vient de s’affaisser brutalement ; le personnage n’a eu que le temps de s’accrocher au bord de la falaise qui vient de surgir ! Il semble impossible que Lemoyne n’ait pas remarqué cette image subliminale puisque Hippolyte est en quelque sorte « debout », dans le bon sens. Peut-être même le bloc de pierre a-t-il été travaillé dans cette position, le sculpteur y trouvant plus facilement des repères anatomiques ? Les 2 façons de voir la sculpture sont des clins d’œil à un alignement versaillais qui concerne la sculpture d’une Amazone. Diodore de Sicile affirme que l’île d’Hespera sur laquelle les femmes guerrières s’étaient installées disparut brutalement dans des tremblements de terre. Le grand lac Tritonis fut alors englouti dans le sol.
Les jardins de Versailles codent de multiples façons la fin de l’Atlantide. Une telle insistance donne à croire que la Royauté possédait des objets, des preuves de l’existence d’une civilisation originelle.
Venons-en au dieu grec Hermès, devenu Mercure chez les Romains ; il  est très présent à Versailles. Dans la mythologie, il possède deux facettes, une lumineuse et l’autre sombre. Il est le messager des dieux mais aussi le dieu des voleurs, et en cela il a montré le mauvais exemple aux Hommes. A Versailles, Mercure est le plus souvent négativé, présenté sous un jour coupable. Il est l’archétype du négligent ou carrément du pervers qui favorisa le déclin de la civilisation humaine.
La facette positive de Mercure tient à avoir offert aux Hommes les Arts et les Sciences, et particulièrement la science secrète. L’Hermétisme fut fondé par Hermès Trismégiste, le « trois fois grand », qui est assimilé à l’Hermès grec. Il est l’auteur de la « Table d’Emeraude », célèbre déclaration ésotérique, et du « Corpus Hermeticum », important recueil de textes grecs.
L’Hermétisme qui est présent dans toutes les grandes cultures est une philosophie et une science englobant plusieurs disciplines dont l’Alchimie. Les ouvrages alchimiques sont cryptiques ; incompréhensibles au profane, ils s’adressent à des lecteurs capables d’en déchiffrer le sens. On peut extrapoler sur l’idée d’un savoir audacieux offert à une humanité immature, par conséquent caché depuis la chute.
Voici un tableau de la galerie des Glaces : « Protection accordée aux Beaux-arts, 1663 ». Louis XIV reçoit le caducée de Mercure, se posant ainsi en héritier de la science hermétique. Le Roi-soleil reprend le flambeau de la transmission et code son œuvre architecturale !
En la femme de gauche, on reconnaît Minerve la déesse de la Sagesse. Elle apporte un plan d’architecture qui ressemble fort à celui  d’un jardin comme pour suggérer au Roi Louis de coder le parc de Versailles.
(A noter que les hommes verts positionnés de chaque côté du médaillon se nomment en architecture des… atlantes).
Officiellement, les tableaux de la galerie des Glaces n’ont bien sûr aucun rapport avec nos découvertes. Explicitement, et dans toute la salle, il s’agit de représenter les événements marquants du début du règne de Louis XIV. Le raccord à la mythologie gréco-latine est de rigueur, avec costumes d’époque; tout ceci constitue néanmoins une série d’énigmes à déchiffrer. Il faut comprendre que le système codifié des allégories est très pratique pour cultiver le mystère et dire deux choses en parallèle. Au-delà de la figuration d’un individu précis, les personnages de Lebrun expriment donc des idées abstraites.



A l’extrémité sud de la galerie des Glaces, Mercure nous attend en bien fâcheuse posture. (Image du site officiel sur la galerie des Glaces). Il est à l’envers par rapport aux 3 autres personnages ; il tombe dans un brouillard de fumée! C’est le thème de la « chute » qui est ici suggéré, mot à la nette connotation religieuse. Mercure tombe du Ciel sur la Terre. Il renonce aux qualités divines pour exprimer sa nature inférieure. On parle ainsi de la chute des anges rebelles ou de la chute de l’humanité.
Concernant l’image en lien, une illusion apparaît: elle est due au fait que Mercure est peint sur deux plans, la voûte du plafond et le mur sud. (Il n’y a que sa main avec le bouquet qui est sur le mur.) On a l’impression que Mercure est sous le plafond de la galerie. Avec son bouquet enflammé, il vient de mettre le feu à un rideau !
       Il s’agit d’un rameau d’olivier ou OLIF en ancien français… qui représente la FOLIE du dieu.
Mercure tend son bouquet d’olivier aux personnages qui sont en contrebas, dont trois dames couronnées personnifiant des pays. Les deux femmes de gauche ont un visage apeuré tandis que celle de droite lève les mains au ciel d’un air grave. C’est l’image d’un monde au bord de l’Apocalypse…
Si l’on regarde Mercure dans l’autre sens, il donne l’impression de danser ! C’est logique, puisque c’est lui qui a appris la danse aux hommes. Il danse avec les rinceaux d’OLIF ; il danse avec la FOLIE. Il est heureux d’exprimer sa facette sombre et maléfique.
Vu d’un côté, il tombe ; vu de l’autre côté, il danse. En un certain sens, il ne se rend pas compte qu’il tombe en dansant, que ses mauvais penchants l’entraîne vers une destruction.



                   
Au milieu de la galerie des Glaces, Mercure descend de l’Olympe voir ce qui se passe en bas chez les Hommes. Son air effaré en dit long sur le constat qu’il fait : l’Humanité décadente a suivi son mauvais exemple !
Si on observe attentivement la photo de Mercure en « descente », il apparaît comme un danseur qui serait vu d’en haut, en vue plongeante. Dans notre approche spécifique, ici et ailleurs dans le château, on sait que la DANSE est associée à la CHUTE… qui ne doit pas être bien loin.
La chute est exprimée en faisant pivoter la photo de 90° ! On voit quelqu’un qui vient de tomber rudement sur le sol. Mercure a chuté, fauté ; il ne s’est pas montré digne de sa fonction de héraut des dieux. Il a entraîné l’Humanité avec lui et ce fut la fin de l’âge d’Or.







       
Dans la chapelle royale, on découvre une statue qui peut être mise en corrélation : il s’agit du grand ange du fond, derrière l’autel. Il est bizarrement incliné dans l’attitude de quelqu’un dont le pied d’appui aurait glissé en pleine marche ! Il est donc en train de tomber, de chuter. La danse n’est pas bien loin :quand l’ange est redressé à la verticale, il donne l’impression de danser ! D’un certain angle, il tombe, d’un autre angle, il danse. Comment ne pas penser à Mercure dans la galerie des Glaces ? Le thème des anges rebelles, révoltés contre le plan de Dieu appartient effectivement à la tradition chrétienne.





La chapelle royale est la dernière création de Louis XIV. C’est un lieu où planent le secret et le mystère. Il ne s’agit pas d’une église banale:à l’intérieur, pas de statue de Jésus crucifié ou de Marie ou d’un quelconque Saint. Même parmi les 28 statues du pourtour extérieur, pas de Jésus ni de Marie. Il n’y a pas plus de grande croix apparente dans la chapelle.
Les deux grands panneaux du choeur, les plus grands de la décoration, sembleraient plus à leur place dans un temple israélite que dans une église catholique ! A gauche, on découvre les Tables de la Loi accompagnées du chandelier du Temple de Salomon, la Ménorah. A droite, voici l’Arche d’Alliance, le coffre de Yahvé, l’objet le plus précieux de la religion israélite.


L’Arche est accompagnée de l’Autel des Parfums. En résumé, c’est le trésor du Temple de Jérusalem qui est affiché ici, dans la chapelle personnelle du « Roi très chrétien » ! Officiellement, personne ne sait ce que sont devenus ces objets, après le pillage du temple par les Romains, et antérieurement par le roi de Babylone Nabuchodonosor.










On pense alors que Louis XIV en savait un peu plus que nous à ce sujet. Levant les yeux vers le superbe plafond d’Antoine Coypel, on découvre juste à l’aplomb un « Saint Louis en prière ». Saint Louis fut considéré comme l’archétype du bon Roi de France ; il est aussi le saint-patron de Louis XIV qui lui recommande donc sa chapelle.  Saint Louis est accoudé à un petit support couvert d’une ample nappe. Diantre ! On peut y deviner un coffre caché sous un tissu comme si le Roi était le gardien du coffre. Dans cette façon de voir, le Roi de France reçoit humblement de Dieu la garde de ce coffre ou « arche ». En parallèle, une image subliminale est formée avec les boiseries du mur d’arrière plan. Saint Louis semble recevoir de Yahvé le coffre sacré ; il le tient entre ses mains. (A noter que les « châsses », les reliquaires du Moyen Age avaient bien cette forme avec un couvercle en toiture de maison).

On continue l’enquête avec les 13 arcades formés par les piliers de la nef. Les clefs de voûte sont ornées d’un motif récurrent, celui de deux Chérubins dans une NUEE. C’est une allusion à l’Arche d’Alliance puisqu’elle était surmontée de deux Chérubins faits d’or pur, et d’elle émanait une NUEE. La position des Chérubins corrobore cette référence puisque les enfants sont posés sur une arcade, un ARC… mot qui a donné le mot ARCHE.
Ce type d’interprétation est très fréquent dans les monuments. Une sculpture, une image, qui ont l’air anodins et superficiels suggèrent en fait un certain vocabulaire sous-entendu. On va voir comment la suite est éloquente.






On retrouve des Chérubins sur les clefs des fenêtres hautes, c’est à dire qu’ils ornent les sommets des fenêtres. (Photo ci-contre extraite du livre de Alexandre Maral, « La Chapelle Royale de Versailles). Ces motifs sont tellement élevés qu’il est difficile de voir précisément les visages des enfants… qui sont pourtant du plus grand intérêt. Ce sont les expressions de personnes qui dorment ! Le Chérubin dort. On peut améliorer la formulation : puisque les sculptures sont dorées, le Chérubin D’OR DORT. C’est-à-dire que l’Arche est cachée à l’abri de tous, en sommeil.
L’extrapolation de Chérubins DORMANT est renforcée par les supports en arc sur lesquels ils sont fixés. En effet, la « partie fixe d’une fenêtre » se nomme le DORMANT. Donc, le Chérubin D’OR DORT sur le DORMANT ! Et le « dormant », c’est l’Arche.


Ci-contre le portrait classique de Louis XIV peint en 1701 par Hyacinthe Rigaud. C’est LE portrait officiel, qui sera copié à des centaines d’exemplaires et diffusé partout en France ainsi qu’auprès des cours étrangères. Le Roi immortalise son image en posant dans son costume de Sacre.
Ce tableau recèle une étrangeté surprenante de la part du Roi-soleil. Il appuie nonchalamment sa main droite sur le sceptre qui est … à l’envers: la fleur de Lys est en bas. Curieuse désacralisation d’un emblème de la Royauté, cette Royauté dont Louis XIV se voulait une incarnation.
La cérémonie du Sacre indiquait fortement la filiation du Roi de France avec les Rois d’Israël dont David et Salomon étaient emblématiques. Ainsi, les cathédrales présentent bien souvent sur leurs façades et portails les statues des Rois et des Prophètes de l’Ancien Testament. L’Eglise catholique tenait ainsi à rappeler qu’elle s’inscrivait dans la continuité de la religion d’Israël.

Ainsi, le sceptre peut rappeler la verge d’Aaron dont on dit qu’elle était posée à côté du coffre saint, ou même dans le coffre. Dans l’épisode biblique concerné, 12 bâtons provenant de tout le peuple d’Israël sont présentés à l’Eternel, (c’est-à-dire posés devant l’Arche). Seule la verge d’Aaron fleurit, ce qui est interprété comme un signe important. D’une certaine façon, le sceptre français reprend la symbolique du bâton d’Aaron qui a miraculeusement fleuri… d’un lys !
Revenons au tableau. Louis XIV pointe son sceptre vers un support qui pourrait être l’Arche d’Alliance. On discerne la forme du coffre et son couvercle !  Le tissu qui enveloppe l’objet est sans doute le manteau royal. Un historien l’affirme : « Le manteau du Sacre est censé rappeler la tenue du Grand Prêtre dans l’Ancien Testament ». On arrive à l’expression « sous le manteau » qui désigne ce qui est caché.
Le manteau en question ressemble fort à une COUVERTURE, la « pièce de tissu que l’on étend sur un lit ». Une couverture était aussi une « feinte » ou une « dissimulation » ; cela tombe bien. Un agent secret en mission assume une fausse identité qui est sa couverture. Ces différents éléments amènent à se demander si la Royauté française était en possession de l’Arche d’Alliance, sachant tout à fait où l’objet est caché.
Concernant l’objet vers lequel est pointé le sceptre, des mots avec affinité surgissent. Le COUSSIN serait en fait le COUVERCLE du coffre. Sur lui sont posées la Main de Justice, autre symbole royal, et la COURONNE. La COUVERTURE emballe le coffre. Vous n’avez rien remarqué ? Cela fait beaucoup de mots commençant par COU… comme pour évoquer un COUFFIN, c’est-à-dire un « coffret ». L’Arche d’Alliance était effectivement un petit coffre. Cette partie du tableau serait donc une mise en scène visant à présenter Louis XIV comme un initié aux secrets de l’Arche.
Il a retourné le sceptre, du ciel vers le coffre, symbole ancien de la Divinité. Or sous l’Ancien Régime, on considérait que c’était Dieu qui désignait le Roi, de par la naissance. La symbolique est correcte.
On peut noter l’étrangeté de la tenture qui occupe une bonne partie de l’arrière-plan ; on la retrouve dans les portraits officiels des successeurs. Semblant une voile de navire (ou « arche ») elle se prête à une interprétation complémentaire.



Nous voici maintenant dans le salon de Vénus dont la décoration fut confiée à René-Antoine Houasse. Deux voussures du plafond nous interpellent particulièrement : on y voit un tableau carré masquant le tableau rectangulaire qui est derrière. Ce tableau d’arrière-plan pourrait être un coffre ! Il est surmonté d’un couvercle arrondi qui est lui-même partiellement caché par un tableau en forme de médaillon. L’arche est ici explicitement cachée.
Le vocabulaire certifie cette hypothèse. Le tableau CARRÉ cache le « coffre », mot synonyme de ARCHE. Le mot CARRÉ est inclus dans le mot ARCHE. Le tableau circulaire cache le couvercle. Le mot CERCLE est inclut dans le mot COUVERCLE!
A partir de là, comment continuer l’étude ? On pourrait par exemple remarquer que le tableau carré figure un CHAR… ce mot est inclus dans le mot ARCHE. Etc…
Allons prendre l’air dans les jardins, Monsieur le Baron. Quelle est cette statue d’Apollon, le dieu solaire ? Un aspect de la composition nous questionne. Apollon est appuyé sur sa cape ; à supposer qu’il n’y ait que la cape et aucun support sous la cape, le personnage devrait tomber car il est en déséquilibre. Le plus simple est de supposer que c’est son arc qui le soutient, arc appuyé en bas sur le rocher, et en haut contre son aisselle. C’est logique puisque si on a un carquois, c’est que l’arc n’est pas loin d’autant plus que cette arme est un attribut classique d’Apollon. L’ARCHE (en ancien français) est donc « sous le manteau » dans les deux sens du terme… c’est-à-dire caché.
L’arc est dissimulé dans le tissu, dans la CAPE, anciennement la CHAPE. Une petite CHAPE se nommait une CHAPELLE : on peut ainsi formuler que l’arc ou ARCHE de la statue est dans la CHAPELLE ! Cela est vrai littéralement ; l’Arche d’Alliance est bel et bien figurée dans la chapelle, comme on l’a vu précédemment. Ces petits jeux de mots confirment que le coffre de Yahvé est bien l’objet d’un Code.
Devant la façade principale du château, on découvre une autre statue du dieu Apollon dite « du Belvédère », fondue en bronze par les frères Keller. Plus bas, le parterre de Latone nous propose une statue identique, en marbre cette fois, une œuvre de Mazeline. On note que là encore le dieu du Soleil n’est vêtu que d’une simple cape.
Apollon tient dans la main gauche un arc. Ah, mais l’ARC n’est pas visible, il n’est que suggéré. Serait-ce une allusion à l’ARCHE d’Alliance, sculptée dans la chapelle mais concrètement disparu de la circulation ?
apollon-latoneApollon tend le bras comme quelqu’un qui progresse dans le noir avec un chandelier à la main, pour éclairer son chemin. Un chandelier ? On le sait, le panneau des Tables de la Loi représente aussi la Menorah, le grand chandelier du Temple.
L’idée que le personnage s’est emparé du Trésor du Temple est sous-jacente. Le bras tendu, la CAPE sur le bras, il vient de « prendre, saisir » le chandelier. « Prendre, saisir » étaient justement deux sens du verbe CAPER !
On peut rattacher ces statues au Coffre de Moïse d’une façon très différente. Avant l’invention des armes à feu, l’arc et le carquois garni de flèches étaient les instruments de la CHASSE. Nos deux statues deviennent des allégories de la chasse. Interprétation plausible quand on sait que nombre de personnages peints dans le château sont des « allégories », c’est-à-dire qu’ils ne sont pas simplement des individus mais personnifient une idée ou une qualité. Comment peu-t-on raccorder la CHASSE à notre quête de l’Arche d’Alliance ? Tout simplement en découvrant dans un dictionnaire d’ancien français que le mot CHASSE désignait aussi un « coffre qui contient les reliques ». C’est le cas de l’Arche d’Alliance. Incroyable.



Quand on place nos deux statues avec précision sur la photo satellite des jardins, on constate qu’elles donnent la direction du panneau « Tables de la Loi + Menorah » dans la chapelle ! Ainsi, le raccord avec l’Arche d’Alliance est validé géométriquement. Des alignements de ce genre, on en trouve à profusion à Versailles.

Un vaisseau spatial codé à Versailles !


On découvre dans les Jardins du château de Versailles un ensemble statuaire qui n’est pratiquement jamais montré dans les livres d’Art, sans doute à cause de l’étrangeté dérangeante de certains détails. La tête du personnage principal, une femme assise sur une vasque, est bizarrement aliène : elle évoque un être qui ne serait pas de notre humanité. L’expression du visage exprime en effet une absence d’émotion ou peut-être un état extatique, à moins de penser purement et simplement à un faciès de robot ! Ou alors un masque. Le groupe statuaire fait penser à une extraterrestre arrivant sur son char !
Bien sûr, officiellement, l’ensemble n’a aucun rapport avec cette hypothèse : c’est la « France triomphante » que le sculpteur Tuby, secondé de Coysevox et Prou, a ici représentée. Les deux hommes assis à ses pieds symbolisent des pays que la France a vaincus militairement, d’où la présence des armes. Ces statues ont été conçues et réalisées à l’époque de la création des jardins de Versailles, pendant le règne de Louis XIV.
(Notons déjà que la France est personnifiée par une femme, ce qui prend en défaut la croyance selon laquelle les hommes du passé étaient de gros machos peu respectueux de la gent féminine !) Identiquement, la galerie des Glaces comporte plusieurs allégories de la France qui est à chaque fois personnifiée par une femme.)



Pourquoi cette Mariane d’avant l’heure, réincarnation d’une antique reine des Amazones, peut-elle s’interpréter en tant que déesse naviguant sur son char volant ? C’est bien un char qui est représenté mais les deux hommes assis de chaque côté masquent les roues, ce qui crée un effet visuel particulier. On a l’impression que la vasque est en lévitation dans les airs !
La grande soucoupe porte la France qui arbore une lance et un bouclier, objet dont la présence ne doit rien au hasard. Il faut savoir que les grandes œuvres d’Art du passé comportaient plusieurs niveaux de compréhension. Les concepteurs des sculptures de Versailles ont inséré des messages codés dans les créations, non pas simplement sur un plan symbolique, mais à l’aide d’une véritable science du chiffrage. Il n’y a là aucune approximation mais l’expression d’une volonté déterminée et persistante de coder certains secrets de la Monarchie. Une lance est une arme de jet qui doit être lancée et fendre les airs… tel un véhicule aérien.

Le char est ici un grand plat, un vase dont un synonyme était dans l’ancien français un VAISSEAU. Comme aujourd’hui, ce mot désignait aussi un « navire ». Sous la vasque, on voit bien L’ESSIEU qui joint les deux roues : LES CIEUX ne sont donc pas loin et porte le vaisseau… spatial.
Le casque de la guerrière est orné à son sommet d’un oiseau aux ailes déployées, sur un arrière-plan de grandes plumes en éventail. Un oiseau est effectivement un excellent symbole de la technologie du vol !






On retrouve la même connotation avec les accoudoirs du siège : ils sont ornés de ce qui apparaît comme deux têtes d’oiseaux, placées là où la conductrice va poser ses mains. Justement, à la Renaissance, la « paume de la main » pouvait se dire la VOLE, ce qui fait naturellement penser au… VOL des oiseaux. Les paumes du conducteur viennent donc naturellement se poser sur les crânes des volatiles, les «têtes » ou en ancien-français les OLES ! Ces étranges détails sculptés impliquent donc certains mots descriptifs très précis. On est en droit de penser que le char sculpté est la codification d’un véhicule volant dans les airs. Cela sous-entend que la Royauté française avait des informations précises au sujet de ce que l’on nomme à notre époque les OVNI.

La femme arbore un bouclier aux trois Fleurs de Lys, emblème de la France. Il faut savoir que les hommes du Moyen Âge apercevaient parfois des ovnis dans le ciel ; tout comme aujourd’hui, les objets étaient fréquemment circulaires et d’une apparence métallique. Ainsi, certains témoignages anciens racontent comment des « boucliers volants » ont été observés dans le ciel. Concernant la sculpture, on voit que le bord gauche du bouclier est recouvert par un pli de la robe de la France. Ce détail induit un jeu de mots précis : le verbe ROBER est l’ancienne forme de DÉROBER, désignant l’action d’un voleur, celle de  VOLER. On pourrait en inférer que le bouclier peut VOLER, dans le sens bien sûr de « se déplacer dans l’espace ». D’ailleurs, il est de la couleur de l’or alors que nombre de « soucoupes volantes » observées de nos jours sont décrites comme étant de couleur orangée.
Au centre du bouclier, la tête d’où rayonnent des rayons de soleil est celle d’Apollon, le dieu solaire auquel s’identifiait particulièrement Louis XIV, le Roi-soleil. Cet astre nous ramène au ciel, domaine dans lequel naviguent les vaisseaux célestes des mythologies.
Il faut évoquer l’épisode biblique du buisson ardent (Exode chapitre III). Un messager de Yahvé serait apparu à Moïse dans une flamme au milieu d’un buisson. À la vérité, s’agissait-il vraiment d’un buisson ? Le mot hébreu utilisé pour « buisson » est « séné » qui désigne tout aussi bien un « bouclier ». Il faut alors poser l’hypothèse d’un Moïse contemplant un bouclier enflammé, c’est-à-dire un vaisseau circulaire qui émettait des flammes ou des lumières colorées. Un passage de la Bible donne du crédit à cette interprétation puisqu’il est écrit que le Seigneur est « celui qui habite le séné ». Au verset 3, Moïse affirme : « Je vais faire un détour pour voir ce grand spectacle. » C’est le mot « mrah » qui est utilisé pour « spectacle » ; ce mot a un autre sens, « miroir ». Il faut reconnaître qu’une belle carrosserie métallisée peut être décrite comme un miroir, surtout à une époque où les civilisations ne connaissaient qu’une technologie primitive. En conclusion, Moïse avait probablement des contacts avec un être qui se déplaçait dans un vaisseau spatial…


Un mot sur les deux têtes animales placées à l’avant du char. Elles appartiennent à une catégorie que l’on retrouve dans de multiples châteaux, de toutes époques confondues. Un Historien les décrirait comme des têtes de lion mais il est plus exact d’y reconnaître des hommes lions. Le château de Fontainebleau, palais de multiples Rois de France, comporte des exemples qui ne laissent aucun doute à ce sujet. Ces créatures hybrides sont inspirées des Sphinx de l’Égypte ancienne dont le plus connu est le grand Sphinx de Guizeh. La culture assyro-babylonienne possédait elle aussi ses divinités mi-humaines mi-léonines qui passèrent chez les Israélites sous le nom de « keroubim » ou « chérubins ». L’Arche d’Alliance, le coffre de Yahvé, était ainsi surmontée de deux chérubins, deux pièces d’or pur, entre lesquels la voix de Yahvé se faisait entendre. Yahvé donnait de cette façon des ordres aux grands prêtres d’Israël. Cette Arche d’Alliance, objet sacré entre tous, manifestait des pouvoirs étonnants, tels que rapportés dans la Bible : émanation d’une lumière puissante ainsi que d’un feu meurtrier, dégagement de fumée, capacité à s’élever dans les airs…
Dans le livre d’Ézéchiel, il est écrit que Dieu se déplace sur un char tiré par des chérubins alors que le Psaume 18 nous apprend que l’Eternel « chevaucha un chérubin et vola. Il plana sur les ailes du vent. » De telles descriptions qui passaient pour de la poésie mystique dans les siècles passés trouvent aujourd’hui des explications plus pragmatiques : il est évident pour qui a l’audace de le penser que Yahvé était un Extraterrestre qui prit contact avec Moïse dans le but d’infléchir la marche des civilisations !
Revenons aux deux chérubins de la « France triomphante ». Déjà, ils marquent un rapprochement avec leurs prédécesseurs bibliques. Celui du bas reprend l’idée de son homologue bellifontain, à savoir qu’il est l’ornementation d’un heurtoir de porte. Avant que  soient inventés les boutons de sonnettes électriques, tout visiteur devait se contenter, pour manifester sa présence devant une porte, de faire sonner une clochette ou de frapper la porte avec le heurtoir. Ici, c’est la partie circulaire qui se trouve dans la bouche du lion qui est amovible et vient cogner la porte. Ce chérubin nous indique donc qu’il existe une porte des Secrets, dont l’ouverture se fait par la compréhension de la statue, une porte qui débouche sur un autre monde insoupçonné.



L’homme assis à droite de la France nous offre une intéressante confirmation de la qualité de notre interprétation: l’air de rien, il est assis sur un oiseau et indique les ailes de son index gauche. Sa main droite est posée sur un casque ; la forme arrondie pourrait se comprendre comme la coque d’un vaisseau, ovoïde ou en forme de cloche, comme on en voit parfois. Le personnage est donc figuré volant sur un oiseau, d’où son regard qui se porte vers le bas, vers le sol.
L’homme de gauche est assis sur un lion qui redresse la tête à la verticale pour observer le ciel. Peut-être envoie-t-il un message à ses amis de la constellation du Lion? L’homme lui-même regarde en l’air. Discrètement, il étale un pan de tissu qui remonte vers son bras: on pense au mot VOLANT qui désignait « une pièce d’étoffe non fixée », ce qui est le cas ici. Un VOLANT était aussi « un objet volant » et aussi un « oiseau ». Mais peut-être le tissu est-il un VOILE qui sert à masquer une partie de la scène? Dans les siècles passés, le mot VOILE (au féminin) avait pris par extension le sens de « navire, vaisseau ». C’est une fois de plus la même idée qui est pointée du doigt par un certain vocabulaire.


Un étrange chien à plusieurs têtes est devant le char : il est Cerbère, le gardien des Enfers. On pourrait s’étonner de la présence de ce monstre de la mythologie grecque. Il est posé au premier plan et au milieu comme si, effectivement, il montait la garde. Les Enfers sont un lieu souterrain où doivent séjourner les âmes des pécheurs après leur mort ; faut-il alors penser que les secrets d’une civilisation évoluée sont cachés en un endroit souterrain ? Pour le public informé, il est hautement plausible que l’Atlantide ait vraiment existé en tant que civilisation hautement évoluée qui aurait pu accéder à la technologie aéronautique ou spatiale. Tous mes travaux visent à démontrer qu’il existe des dépôts culturels sur le sol de France, dépôts par rapport auquel les sites des grands monuments ont été choisis. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, de tels complexes souterrains pourraient tout à fait contenir la Science de nos prédécesseurs, notre héritage, une science que l’on a pas égalé depuis sur la terre.

« La France triomphante » est superbement auréolée de ses jets d’eau ! Au moyen Age, il existait le mot « iave » qui était un synonyme de « eau ». Etrange, non ? L’élément aquatique, symbole de la vie et composant principal du corps humain portait le même nom que Yahvé, le dieu d’Israël ! La statue n’en devient-elle pas le « Char de Yahvé »? rice.




Source : Didier Coilhac et son site --> Les révélations du passé

6 commentaires:

  1. La France a donc quelque chose en commun et de divin avec l'Atlantide disparu ? ^^

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  2. La France est dépositaire d'une partie de l'héritage de l'Atlantide.

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  3. Quand on veut absolument prouver ce à quoi l'on croit, on arrive à échafauder toutes sortes de théories, des plus abracadabrantesques aux plus folles, et même arriver à se persuader soi-même !

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    1. Est-ce que ce n'est pas vous qui êtes totalement formaté par la société, les émissions de télé, les revues, l'éducation ? Pouvez-vous arriver à échapper au conditionnement culturel, qui est certainement limitatif? Pour un homme du XIXème siècle, l'informatique, Internet, c'est une idée complètement ridicule. Et pourtant, cela fait partie du quotidien, aujourd'hui.

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  4. Bonjour Didier, je suis impressionné par votre travail de décodage! Il faut avouer que beaucoup de ces statues et gravures sont assez troublantes.. Concernant l'arche d'alliance, j'ai entendu dire qu'étant en réalité une arme, elle aurait été démantelée en plusieurs parties, ensuite cachées en divers lieux. Peut-être que l'une d'entre elles se trouve dans cette étrange Chapelle Royale. Il y-a aussi cette mystérieuse église de Sainte Marie de Sion en Ethiopie, qui est gardée en permanence. En résumé, beaucoup de questions mais peu de réponses!
    meta8

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    1. Bonsoir. Je perçois la chapelle royale de Versailles comme une balise sur la carte, et pas la finalité ultime. je ne connais pas tout sur l'Arche d'Alliance, mais mes travaux pointent inéluctablement vers un petit village près de Crépy-en-Valois, Feigneux; il sera intéressant d'aller fouiller sous l'église... quant on pourra ! Je pense que l'Arche est passé par l'Ethiopie, mais qu'elle n'y est plus depuis longtemps. Cordialement, DC.

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