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9 mai 2016

Du code Da Vinci aux véritables secrets de Leornado da Vinci


Par définition ce qui est ésotérique est voilé, caché. Les anciens étaient détenteurs d’un savoir mystérieux qui résultait de leurs observations des lois naturelles. Ce savoir, en partie perdu aujourd’hui, était regroupé au sein de trois grandes sciences : l’Astrologie, la Théurgie (ou magie divine, la magie blanche) et l’Hermétisme ou Alchimie.
Ces sciences, pour survivre -notamment aux bûchers de l’Inquisition- furent contraintes de se dissimuler. Durant plusieurs millénaires, un courant souterrain, invisible, doubla celui de la culture officielle, demeurant masqué au plus grand nombre et accessible aux « initiables », c’est-à-dire aux curieux et assoiffés sincères de connaissance. Les artistes initiés du passé utilisèrent tous les supports artistiques à leur disposition afin de préserver leur culture, s’exprimant par voie de rébus et de charades.

À une époque d’analphabétisme, ce mode d’expression, ancêtre de la bande dessinée, avait le mérite d’être compris des gens du peuple. Leonardo da Vinci fut l’un de ces peintres initiés et toute son oeuvre témoigne qu’il fut dépositaire des théories alchimiques et de leur mise en pratique.
Le code da Vinci
En quelques semaines, un roman américain s’est hissé au rang de best-seller en France. Son titre : Da Vinci code. L’engouement du public, à défaut d’être justifié, peut se comprendre par suite de la recette utilisée par son auteur Dan Brown.
De quoi s’agit-il ? D’un thriller concocté selon une recette éprouvée, à défaut d’être sérieuse. Choisissez un personnage historique très connu, ajoutez un soupçon de mystère, une bluette sentimentale, sans grand intérêt, un nuage d’ésotérisme plus ou moins frelaté, mais cautionné par le statut de l’auteur qui est professeur, mixez le tout et servez chaud !
Cela donne une potion indigeste qui, par les vertus de la baguette magique des médias, va se transformer en un pactole. Il n’y aurait pas grand mal, la littérature en ayant vu bien d’autres, si ce roman ne reprenait à son compte -sans jamais en citer les auteurs- les affabulations d’un essai écrit par trois auteurs britanniques, il y a de cela une vingtaine d’années : « L’Énigme sacrée » de Michaël Baigent- Richard Leigh et Henry Lincoln.
Dans ce livre, émergeait un scoop historico-religieux visant à accréditer la thèse d’une descendance mérovingienne, issue des amours de Jésus et de Marie-Madeleine, qui constituerait le grand secret de Rennes-le-Château. Il est vrai que les auteurs s’appuient sur quelques lignes tirées de l’évangile de Philippe et de l’évangile de Marie.
Pour autant cette hypothèse est-elle crédible ? La réponse est non. Pourquoi ? Parce que pour adhérer à ce point de vue il faudrait tout méconnaître des fondements de la chrétienté et de la constitution du catholicisme. À commencer par un fait, bien connu de la papauté, y compris des pontifes qui vécurent au temps de Leonardo da Vinci.
Mais ceci est une autre histoire, sur laquelle nous reviendrons, en quelques lignes, plus avant, quand il sera question de l’Italie de la Renaissance. Qu’il existe un mystère da Vinci, que ce dernier ait été au courant des secrets de la religion, cela ne fait aucun doute.
Mais ne s’agit-il que de cela ? Comme l’affirme une célèbre série TV : La vérité est ailleurs. Mais où ? C’est ce que nous allons nous efforcer de mettre en lumière, le plus simplement possible, encore qu’il s’agisse d’un sujet rendu complexe par la grande culture des anciens, une culture qui ferait pâlir nos érudits modernes s’ils n’étaient pas si hautains, méprisants et nombrilistes.
Toute la période de la Renaissance italienne baigna dans l’hermétisme et son symbolisme. Cette science et philosophie est plus connue du grand public sous le nom d’Alchimie. Son secret réside dans sa définition, donnée par l’homme qui signa ses deux ouvrages du pseudonyme Fulcanelli.
Fulcanelli est né -peut-être- en 1839, il légua à la postérité deux livres : Le Mystère des Cathédrales (1926) et Les Demeures philosophales (1930). Ce personnage, dont l’identité a intrigué tout le milieu ésotérique et qui continue à demeurer inconnue par manque de perspicacité, exerça une influence souterraine, mais bien réelle sur les cabarets montmartrois (notamment celui du Chat Noir) ainsi que sur la littérature et la peinture de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
Fulcanelli disparut sans laisser de traces entre 1914 et 1920. Ce nom, Fulcanelli, est un à peu près phonétique de Vulcain Hellé, Hellé étant le nom de la déesse lune chez les grecs Pélasges. Plus précisément, et afin de ne rien sceller, il s’agit du Vulcain lunatique, autrement dit du dissolvant permettant d’ouvrir les métaux de les rendre « philosophiques » et aptes à fournir leur esprit (le mercure) et leur âme (le soufre) qui vont livrer la fameuse pierre philosophale.

Le mercure et le soufre ne sont pas les corps chimiques. En alchimie, ces noms -tout comme celui de sel- désignent des états différents de l’énergie, ou dynamisme vibratoire, constituant toute matière, ainsi que nous l’enseigne la physique. Rendre les métaux philosophiques consiste à leur restituer la vie qui leur a été ôtée par l’extraction, à les réveiller, tout comme le prince charmant le fait dans le conte de la Belle au bois dormant.
Ce conte, comme la plupart des récits populaires, est une métaphore initiatique, un condensé de la pratique alchimique. Bien que l’alchimie soit totalement rationnelle, elle n’a rien à voir avec la chimie et elle ne nécessite aucun four, la température provoquant la conversion moléculaire étant celle de la couvaison -d’où sa dénomination de feu de poule- et n’excède pas 36°5 !
Quant à la définition de l’alchimie, elle se résume à « une permutation des formes par la lumière, le feu ou mieux l’esprit. » Les érudits et les artistes de la Renaissance n’ignoraient rien de tout ceci. Héritiers des lettrés du Moyen Âge, ils en répandirent les connaissances à travers l’architecture, la sculpture, la littérature, la musique, la peinture… Ce formidable mouvement culturel atteignit son apogée à la cour fastueuse des Médicis, ancêtres de ceux qui s’unirent au Valois en France.
Un peu d’histoire
Au XIVe siècle, l’Italie exerçait une véritable domination économique sur l’Europe dont elle assurait tout le commerce, et au sein de laquelle ses banquiers intervenaient dans la vie politique. Notons au passage que ce nom « Europe », provient du grec Europê désignant dans les mythes la soeur de Cadmos, enlevée par Zeus qui en était amoureux.
Comme dans tous les mythes, cette histoire est en réalité une fiction allégorique visant à véhiculer des connaissances hermétiques. En l’occurrence, cet épisode fait référence à la captation ou capture du rayonnement lunaire par le métal attribué à Zeus : l’étain.
En effet, eur-ope signifie « celle qui a le visage large » ce qui est un synonyme imagé de « pleine lune ». Fermons ici la parenthèse et revenons au XIVe siècle et à la domination italienne.
Cette domination était complétée par une grande richesse agricole et la formation précoce d’une paysannerie libre. Cependant, la concurrence économique, jointe à la rivalité des guelfes et des gibelins, respectivement partisans du pouvoir du Pape en Italie et partisans de l’Empereur, engendra des conflits entre les cités ainsi que la naissance d’un nationalisme étroit.
Au milieu des troubles, les structures politiques évoluèrent, les communes durent faire place à des « seigneuries », le pouvoir passant à une seule famille et à sa clientèle. Ainsi les Visconti régnaient sur Milan, les Este sur Ferrare, les Della Scalla sur Vérone, les Malatesta sur Rimini, les Gonzague sur Mantoue.
Les Médicis règnent sur Florence. Le véritable fondateur de cette dynastie au XVe siècle, fut le banquier Cosme, un fin lettré qui exerça généreusement le mécénat et protégea Leone Battista Alberti. Le petit-fils de Cosme, Laurent, continua de protéger les artistes notamment Michel- Ange.
Les Villas appartenant aux Médicis réunissaient Botticelli (qui signait d’une petite botte, en bon « pair peintre anglé » ou gilpin, en artiste initié usant de la cabale phonétique ou langue des oiseaux), Ange Politien, Jean Pic de la Mirandole et Marcile Ficin. Ces derniers accompagnaient leur mécène, Laurent le Magnifique.
Le fils de Laurent, Giovanni (Florence 1475 – Rome 1521) devint pape sous le nom de Léon X (1513 à 1521). Il avait reçu une éducation humaniste et avait eu Ange Politien comme précepteur. Léon X fut le protecteur des lettrés : Bembo, Sadolet, Paul Jove, Jean Lascaris, et des artistes.
Il confia à Raphaël la direction des travaux du Vatican et la réalisation des Loges et commanda à Michel-Ange la façade de San-Lorenzo et les tombeaux des Médicis à Florence.
Concernant Léon X, les historiens font l’impasse sur un document troublant et fort dérangeant qui tendrait à prouver que les érudits de la Renaissance étaient très sceptiques quant à l’authenticité des écrits ayant présidé à la fondation de la chrétienté et de l’église catholique.
Ce document consiste en une lettre adressée par le pape à son ami, et ancien secrétaire, l’érudit cardinal Pietro Bembo, qui fréquentait Alde Manuce -érudit lui aussi et inventeur, entre autres, des caractères italiques destinés à attirer l’attention du lecteur- « Quantum nobis nostrisque que ea de Christo fabula profuerit, satis est omnibus seculis notum ! » (On sait de temps immémorial combien cette fable du Christ nous a été profitable !).
Ce texte édifiant et surprenant fait partie des archives de la bibliothèque vaticane (Leonis X Petri Bembi…Epistolarum familiarum ; libri VI ; Venise, 1552). Une opinion aussi péremptoire et définitive de la part d’un pape oblige à réviser tout ce que nous croyions savoir de l’Histoire des hommes, des religions et des arts qui en furent les supports.
L’explication réside dans le fait que les gibelins étaient les propagandistes de la Gnose. Or, dès les premiers siècles, à Alexandrie, l’alchimie et la gnose s’étaient enrichies mutuellement de leurs apports culturels respectifs.
Pour les papistes et, par conséquent l’église catholique, la gnose était une hérésie. Les Médicis payèrent de leur vie leur attachement à la Connaissance. Ils périrent par le poison et le poignard des sicaires de Rodrigo Borgia.
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L’oeuvre de Shakespeare
Concernant les clefs contenues par l’oeuvre de Shakespeare, le lecteur appréciera sans doute d’en savoir un peu plus. Prospero Colonna, le savant cardinal, ami et patron de Leon Baptiste Alberti, et oncle de Francesco Colonna, servit sans doute de modèle au Prospero de La Tempête. Enfin, le Songe de Poliphile nous renseigne quant au niveau de lecture qui doit s’appliquer à Othello.
Après avoir pris congé de son hôte, Poliphile apprend la différence qui existe entre « une destinée subie et une destinée librement choisie. »Pouvoir choisir sa voie tel était le cadeau de la Reine Libre-Arbitre à Poliphile lorsqu’elle l’envoya chez la reine Télosie.
À ce sujet, Emanuela Kretzulesco observe très finement : « Télosie (la Finalité, le Destin) deviendra Othello, dans la tragédie du même nom, et qui met en scène les mobiles de la jalousie. Nous verrons alors une sorte de charade dénoncer le sort des humanistes persécutés : le Destin du Génie sera de mourir étranglé par la jalousie ».
Et Emanuela Kretzulesco précise en une note : « Le nom de Desdemona n’existe pas. Il semble la contraction de Têsdaimónes : du génie, au féminin. » Les illustrations, demeurées anonymes, du Poliphile auraient été dessinées par Botticelli, Alberti, Bertoldo di Giovanni et Leonardo da Vinci.
Portrait de Léonard de Vinci (1452 – 1519) 
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Le grand amour de Laurent
Nombre de peintres, dont Botticelli, utilisèrent comme modèle la même femme. Son nom était Lucrezia Donati. Laurent le Magnifique en fut éperdument amoureux, mais la famille de la jeune fille ne consentit pas au mariage, les Médicis étant des roturiers.
Sur une gravure, les ailes de Mercure protègent la tête de Lucrezia, en même temps que le diadème formé d’une grosse perle montée sur un feuillage d’or. Mercure est figuré également dans le tableau de la Primavera.
Il y communique, à l’aide de son caducée, le fluide, au feuillage des arbres. Ceci vient en rappel du fait que les gnostiques ont toujours fait de la perle l’emblème de la Sophia, de la vraie doctrine, celle relative à la vie et au fluide vital. Sans doute faut-il voir, aussi, dans cette assimilation l’engouement des Valois pour les perles.
Il est probable que François Ier connaissait parfaitement le symbolisme qui s’y attachait, d’autant que sa soeur, l’une des femmes les plus instruites de son temps et qui fit de sa cour de Navarre un des foyers de l’humanisme, se prénommait Marguerite.
En latin, margarita, désigne une perle. Ce fut justement François Ier qui ramena da Vinci d’Italie. Il en rapporta également le premier et le plus beau livre imprimé consacré à l’alchimie : Le Songe de Poliphile, ouvrage qui, au XIXe siècle fit l’objet des savants commentaires de Grasset d’Orcet, le maître en cabale phonétique de Fulcanelli.
Hypnerotomachia Poliphili, en français, Songe de Poliphile, rédigé en 1467 et imprimé à Venise en 1499
Après sa déception amoureuse, Laurent fit une sévère dépression dont il ne sortit que grâce à l’amitié de celui qui devint son ami et mentor : le cardinal Alberti. Or Alberti fut l’auteur du Songe de Poliphile, dont les héros Polia et Poliphile furent inspirés de Lucrezia et de Laurent.
Plus tard, l’auteur qui signa Shakespeare s’inspira également des deux jeunes gens afin de composer Roméo et Juliette. Lucrezia Donati, en avril 1462, était âgée de treize ans, l’âge des fiançailles, comme l’héroïne du Songe.
En effet, Laurent de Médicis, est né le 1er janvier 1448 (style florentin), quant à Lucrezia, elle vit le jour en 1448, probablement le 1er août et, en avril 1462, elle avait « treize ans, pas encore quatorze », comme Juliette, l’héroïne de Shakespeare.
Cette dernière précision est donnée deux fois, par Lady Capulet puis par la Nourrice (Roméo et Juliette Acte I, scène III). Cette répétition était une façon pour Shakespeare d’attirer l’attention de ses lecteurs sur l’importance d’un passage particulier. Roméo et Juliette est un livre à clefs et ces clefs sont à la fois de nature historique et hermétique.
En effet, Roméo signifie Pèlerin, depuis qu’en l’an 1300 les pèlerins se rendant à Rome, pour les fêtes du Jubilée, répétaient : Romam eo (je vais à Rome). Certains de ces pèlerins (Roméi) furent qualifiés de Buon Roméo, en raison du fait qu’ils aidaient les plus pauvres à gagner Rome en leur prêtant assistance.
Lors de la scène du bal, Roméo, parlant des lèvres de Juliette, les qualifie de « pèlerins rougissants ». Quant à Juliette, elle désigne Roméo sous le nom de « Good pilgrim » (bon pèlerin). Shakespeare reviendra, curieusement, sur cette désignation dans la série de Sonnets intitulée « The Passionate Pilgrim ».
De nos jours, existe encore une famille dont le nom fait référence à ce pèlerinage. Les princes et comtes Borromeo sont les descendants d’une Margherita Borromeo florentine, mariée à un Vitaliano de Padoue.
La Vénus de Botticcelli serait un portrait idéalisé de Lucrezia Donati
Juliette est le diminutif de Giulia et ce prénom indique une ascendance romaine très noble. Les Colonna -famille dont fut issu le second rédacteur du Poliphile- se disaient descendants de Jules César, de la Gens Julia.
Dans le langage hermétique le Pèlerin, aussi dénommé Voyageur désigne à la fois celui qui pratique, l’Alchimiste, et le mercure ou dynamisme vibratoire (la lumière pour simplifier). C’est lui qui est figuré par l’Arcane O, ou Mat, dans l’ancien jeu de Tarots de Marseille. L’Alchimiste, est à la recherche d’une matière, qualifiée parfois de Vitriol romain ou de terre romaine. Cette terre romaine, Giulia-Juliette en est l’emblème.
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Des Colonna à la colonne de l’oeuvre
Les armoiries du prince Francesco Colonna sont parlantes, c’est-à-dire qu’elles s’expriment sous la forme d’une charade ou d’un rébus. On y voit un Génie, ayant le visage du Prince, en équilibre instable, sur la jambe droite, la gauche étant levée.
Ce personnage, de la main droite, soutient une colonne, tandis que sa main gauche déploie un listel, aussi dénommé phylactère. Une guirlande de fruits entoure la scène. Cette composition appelle quelques commentaires.
Au sujet du sens qu’il convient de donner aux phylactères pouvant se voir sur les oeuvres architecturales ou picturales, Fulcanelli précisa, dans Les Demeures philosophales, qu’ils sont chargés « de conserver, de préserver le sens occulte et mystérieux dissimulé derrière l’expression naturelle des compositions qu’il accompagne (…)
Porteur ou non d’épigraphe, il suffit de trouver le phylactère sur n’importe quel sujet pour être assuré que l’image contient un sens caché, une signification secrète proposée au chercheur et marquée par sa simple présence. »
Ailleurs, Fulcanelli précise que « le Mercure est la colonne, la base ou le fondement de l’oeuvre » et que les Grecs firent d’Hermès une allégorie du mercure alchimique (l’Esprit ou dynamisme vibratoire), parce qu’Hermès signifie base, fondement. Il ajoute, qu’en égyptien, thot signifie colonne.
Or le dieu lune Thot devint l’Hermès des Grecs et le Mercure des Latins. L’une des figurations de Thot était le babouin, quant à Hermès – devenu st Roch dans le légendaire chrétien – il était parfois figuré sous l’aspect d’un chien. Ceci est à conserver en mémoire afin de lire les pages consacrées aux toiles de da Vinci.
Certains lecteurs ne se priveront pas de considérer que l’analyse des armoiries des Colonna ne constitue qu’une extrapolation douteuse. Nous les renvoyons au sonnet de Pic de la Mirandole qui accompagna l’édition française du Songe de Poliphile.
Outre que le mot  » colonne  » fut privé de son C majuscule, la dernière ligne de ce sonnet fut omise  » J’en suis quant à moi pétrifié « . En effet être pétrifié est un synonyme d’être médusé. Ce dernier mot provient du nom de Méduse, l’une des trois Gorgones, à la tête hérissée de serpents, et dont le regard changeait en pierre (sous-entendu philosophale) ceux qui la regardaient.
Sur les armoiries de Francesco Colonna figure justement un serpent, ce qui n’est nullement anodin. Pour plus de détails sur cette famille, lire Le Jardin de L’Absolu (Éditions du Savoir Perdu) d’ Emanuela Kretzulesco
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Du sourire de la Joconde au rire de Leonardo Da Vinci
Outre que ce peintre baigna dans l’atmosphère de Florence, il nous a laissé diverses indications laissant deviner son intérêt pour le secret et des connaissances hermétiques. Ainsi, on sait qu’il rédigeait ses textes à l’envers et que, par suite, les lire nécessite l’usage d’un miroir.
Son humour et sa maîtrise de la cabale phonétique transparaissent dans un détail de la très belle toile, intitulée Ginevra da Benci, où en arrièreplan un genévrier joue phonétiquement avec le prénom de la dame.
Curieusement, l’artiste a peint sur l’envers de la toile une série d’éléments (ornés d’un phylactère) formant rébus et qui, une fois analysés et compris, livrent de stupéfiantes confidences à la fois érotiques et ésotériques. Malheureusement, il nous faudra passer ce point sous silence car la démonstration nécessaire nous entraînerait trop loin. Il nous faudra donc nous limiter à la Joconde.
Autant le dire de suite, il ne s’agit aucunement d’un autoportrait du peintre travesti, pas plus que du portrait de son présumé giton. Enfin, il convient de tordre le cou à l’explication universitaire qui prétend qu’il s’agirait d’une commande d’un marchand de soie.
Quand il vint en France, da Vinci emporta sa Joconde. Une commande aurait été payée ou du moins fait l’objet d’une avance. Ne pas livrer la toile aurait été du vol. Passons donc à des explications plus subtiles et plus en accord avec la culture de l’époque.
Tous les exégètes de l’oeuvre de Leonardo mentionnent qu’il utilisa la technique du sfumato, terme italien signifiant « enfumé » et qui, appliqué à la peinture, possède le sens de « modelé vaporeux ». Nous aurons l’occasion de vérifier que, dans l’esprit de Leonardo, ce procédé n’était nullement une simple concession d’ordre esthétique.
Portrait de Ginevra da Benci et le genévrier en arrière-plan
Et affirmer que le sfumato est un procédé de peinture qui signifie le flou, et que l’artiste, par ce procédé de clair-obscur, chercha à capter l’image par des effets de distance, de lumière et de brume, n’explique rien.
En revanche, si avant de procéder à une tentative d’analyse de la toile, on s’interroge sur la nature réelle du sfumato et si l’on s’avise que ce qui est obscur est également, du point de vue synonymique, hermétique, nous nous trouverons en possession d’une clé non négligeable.
Le sfumato était la signature des peintres initiés membres de la société de l’Arcade ou de l’Arcadie, aussi appelée Chevalerie du brouillard !
Le code subliminal de Léonardo
La plupart des auteurs spécialisés en symbolisme ont précisé que le pont, visible derrière Mona Lisa, exprime le tertius-quartus représentant l’interaction du 3, ou spirituel, sur le 4 ou le matériel.
Héritier de la pensée gnostique, le peintre avait une vision du monde basée sur la dualité et l’opposition essence substance. Et c’est là qu’il faut chercher le secret de sa toile ainsi que la raison de l’énigmatique sourire figé, et autant dire fixé, de la Joconde.
Si Mona Lisa sourit, c’est qu’elle est dans le secret, ainsi que l’indique la route visible sur le paysage peint derrière son épaule droite et qui serpente, évoquant la lettre S, tracée à l’envers. Or, nous savons déjà que toute la correspondance et les notes de Leonardo étaient rédigées de cette manière. Cette lettre S, les peintres anciens en faisaient l’initiale de secretum ou silentium.
Mais quel est ce secret exigeant le silence ? Sachant que le bras droit soulignait toujours, pour les alchimistes, la voie sèche, terrestre ou brève (en un jeu de mots sur braxis, le bras et brevis, bref) il est aisé de deviner que les deux parties du paysage indiquent la voie sèche et la voie humide, cette dernière étant précisée par la présence d’une rivière.
Da Vinci s’est amusé à doubler ce rébus en faisant sourire sa Joconde. En effet, en latin, rire se dit ridere et sourire subridere. Sourire, c’est « rire en dessous », de façon occulte.
Or, selon que l’on use du latin classique ou populaire, le mot ridere s’écrit avec un e long ou un e bref. Comment mieux attirer l’attention sur les deux voies alchimiques ?
Enfin, le nom de la dame se montre très loquace et on ne peut que s’étonner de l’inanité des études universitaires. En effet, Mona, abréviation de Madonna, désigne la Lune, conformément au symbolisme religieux associant cet astre à la Madone. Le nom de la lune, dans nombre de langues, est dérivé de cette racine.
Quant à Lisa, il s’agit du diminutif d’Élisabeth, prénom dont l’étymologie est « celle qui tire sa clarté du soleil ». Un découpage du portrait, suivi d’un collage, opération donnant à La Joconde un troisième oeil, laisse apparaître, pour peu que l’on inverse le résultat obtenu, une étoile et un babouin.
La même opération, pratiquée sur un dessin acheté par une amie, montre également une étoile et un chien. Vinci revendiqua, par la présence de ces animaux, sa qualité d’artiste hermétique.
Conclusion
Il resterait beaucoup d’informations à livrer, ne seraient-ce que celles relatives au paysage du Rebenty, formant l’arrière plan, et où se situaient Joucou et le monastère nommé Jocundo !
Qu’il suffise de savoir, pour l’instant, que le Rebenty et le Pays de Sault furent témoins des chevauchées d’un curieux ecclésiastique … Monseigneur de Bonnechose. Ce nom doit dire quelque chose aux amateurs des secrets de Rennes-le-Château…
Source : Richard Khaitzine/Top Secret N°17
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1 commentaire:

  1. Merci pour ces précisions, particulièrement sur les états vibratoires de la matière et par analogie, de la conscience de ce qui Est

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