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25 mai 2016

Le Secret de François 1er


Le château de Chambord est le plus grand des châteaux de la Loire. Il fut pourtant édifié en pleine campagne, à 20 km de Blois, ville dans laquelle il y avait déjà un château royal. Il n’est pas fonctionnel ; d’ailleurs, il a été très peu habité. Chambord n’est pas réellement un lieu de résidence, mais plutôt un symbole qu’il faut savoir déchiffrer.

Par Didier Coilhac

Se pourrait-il que la création de ce château soit associée à l’existence d’un jeu de pistes déposé sur la carte ? Ce palais, pourrait-il être codé, les messages qu’il porte, se retrouvant par une analyse rationnelle de son architecture ? Les réponses à ces questions nous ouvrent une perspective pleine de surprise, et totalement novatrice ! Suivez le guide ! 




La construction du château de Chambord permettait de conclure deux alignements de 260 km chacun :


- vers le Nord-Est, avec le château de Fontainebleau et la basilique Saint-Remi de Reims.

-vers le Nord avec les cathédrales de Beauvais et d’Amiens.

Faisons les présentations. Le château de Fontainebleau fut le lieu de résidence préféré de François Ier. Notre-Dame d’Amiens est la plus grande église de France.

La cathédrale de Beauvais détient le record du plus haut plafond de l’art gothique : 48 m. Quant à Reims, c’est là que les rois de France se faisaient couronner. Dans cette ville, la basilique Saint-Remi était, au Moyen Âge, un grand centre de pèlerinage, parce qu’elle recelait (et recèle encore) le tombeau de saint Remi. 

Ce monument est associé aux fondations de la monarchie française ; il contenait le Saint-Chrême, l’huile sainte qui servait pendant les cérémonies du Sacre.  


Nous pouvons apporter des éléments qu tendent à prouver que les hommes de François Ier étaient conscients de créer ces alignements. Sur la tour-lanterne du château de Chambord, nous découvrons un étrange symbole, un 8 posé sur une croix à trois croisillons. 


Il est affiché 32 fois, ce qui indique son importance, pourtant énigmatique. Ce cryptogramme était présent sur le harnachement du cheval royal ; il était gravé sur les étriers du roi, et sur la lame de son épée. 


Le chiffre 8 se retrouve à profusion dans le château, dans l’emblématique du roi, sur les cordelières encadrant les « F ».

Le nœud en 8 se retrouve sur le pourpoint de François.



Ce chiffre va s’avérer être une clef nous permettant d’ouvrir la porte du secret ! Transformons chaque nom de lieu en nombre, selon le simple principe : A=1, B=2, C=3…  Nous sommes surpris d’obtenir des nombres qui se rattachent à 8 :

CHAMBORD = 64 = 8x8
REIMS = 64
FONTAINEBLEAU = 125 = 1/0,008
BEAUVAIS = 80
AMIENS (61)+ 64 = 125.

La somme des cinq noms intégrés au triangle totalise 40 lettres, ce qui fait une moyenne de huit lettres par nom !
   
Mince alors !  Qu’est-ce que ça veut dire ? Le triangle des monuments aurait été volontairement créé ; les noms des lieux semblent avoir été ajustés pour se raccorder numériquement les uns avec les autres !

Intéressons-nous plus particulièrement à l’alignement Chambord-Fontainebleau-Reims.

Le château de Fontainebleau était donc la grande résidence de François Ier ; tous les rois suivants y firent des séjours. Napoléon déclara que Fontainebleau était « la vraie demeure des rois, la maison des siècles ». Chambord et Fontainebleau sont considérés comme les palais les plus importants du règne du roi François.  





Les salles de garde du château de Chambord comportent des plafonds à caissons. Les caissons sont sculptés soit d’un « F », soit d’une Salamandre. On repère une anomalie, qui doit logiquement attirer notre attention : parmi 160 « F », l’un d’entre eux est représenté à l’envers ! Il doit y avoir une raison à cette anomalie.


Quand on fait pivoter ce caisson sur l’axe Nord-Sud du château, il indique la direction de Fontainebleau ! L’initiale du mot « Fontainebleau » est évidemment F.



On le voit : le caisson en F inversé bascule sur la diagonale Nord-Sud du donjon. Cette diagonale nous est fortement indiquée par les architectes du château, voici comment. 

Le plan du donjon devait, au départ, refléter une parfaite conception symétrique : les quatre quartiers devaient se répondre par rapport au centre. Une observation attentive révèle qu’il n’en est rien ! 



Pour retrouver la logique du plan, il est nécessaire de retourner, soit le quartier Nord, soit le quartier Sud. Les concepteurs du château voulaient que nous arrivions à cette déduction. Le but était d’indiquer l’axe de retournement de l’F inversé… mais pas seulement. Cet axe est le support d’un autre message, comme nous allons le voir maintenant.



Le plan du donjon est un grand carré, cantonné de quatre tours. La position des murs suggère un découpage en 25 cases. Distribuons l’alphabet, une lettre par case. Les lettres du mot REIMS, et sa variante orthographique REINS, apparaissent posées en symétrie sur la diagonale du carré !

Les spéculations sur les lettres, dans une finalité ésotérique, relève de la cabale hébraïque, la tradition cachée du judaïsme. Justement, à la Renaissance, les gens cultivés s’intéressaient à ces disciples mystérieuses. Jean Thenaud, l’éducateur de François de Valois, futur François 1er, écrivit pour son élève un traité de cabale. 

Le mage cabaliste Cornelius Agrippa fréquenta à une époque l’entourage de Louise de Savoie, la mère du roi. Quant à Guillaume Postel, un des premiers professeurs du collège de France, mathématicien et cartographe, il était aussi un éminent représentant de la cabale chrétienne.

La fleur de lys est l’emblème de la royauté. On en voit sur les toits, (ci-dessous sur la cheminée et sur le fronton de la fenêtre). Elles fleurissent quasiment toutes du côté de Reims, la ville éminemment monarchique ! On a là comme un indice qui nous suggère l’alignement royal.



Autre chose. Sur la façade principale, du côté de l’axe royal, les lettres FRF sont écrites. On peut les interpréter par l’expression « François Roi de France »… ou préférer y voir les initiales de Fontainebleau et Reims. 





Dans les premiers temps de la construction, lorsque François 1er venait séjourner à Chambord, il occupait un appartement du donjon. Par la suite, il émigra dans l’aile Est, ce qui représentait un emplacement étrange ; le « logis du roi » était traditionnellement installé dans le corps principal, et non dans les annexes. Louis XIV, par exemple, dans la dernière partie de son règne aura sa chambre exactement au milieu du palais de Versailles.

Quelle mouche avait donc piqué François 1er, pour s’exiler ainsi vers le Nord-Est ? On peut penser qu’il tenait à occuper la chambre située le plus près possible de l’axe royal ! Sur la lame de son épée, et sur ses étriers, était gravé le cryptogramme en 8 ; on peut penser que, par son comportement personnel, il appuyait la symbolique cachée de son rêve de pierre, Chambord.   



Présentons un nouvel arrivant : le village de Loury se trouve presque au milieu de notre axe Chambord-Fontainebleau. (Il est légèrement décalé vers le Nord-Ouest.)
La mairie de Loury est un vieux château médiéval ; au dessus de la porte, une plaque gravée d’un quatrain attire notre attention.




On nous dit que le roi de la Renaissance se plaisait beaucoup à Loury. « Dans cette enceinte, le grand François Premier trouve toujours jouissance nouvelle… » On peut s’étonner du manque de séparation entre les mots, ainsi que des majuscules qui semblent réparties anarchiquement, pas au début des mots.

Cette inscription, datée de 1527, ressemble fort à un message codé ! Elle est un indice supplémentaire qui cautionne l’existence de l’axe royal, que nous étudions.  



Jouons une fois de plus avec les lettres : répartissons l'alphabet sur les six cases déterminées par l’ensemble du plan. Les initiales des lieux, qui participent à l’alignement, se trouvent rangés à droite, dans la direction de l’alignement ! CFLR pour Chambord, Fontainebleau, Loury et Reims…

Cela fait beaucoup de hasards concordants !



De la basilique Saint-Remi, on trace une nouvelle ligne, vers le château de Villers-Cotterêts, qui fut lui aussi bâti pour François 1er. La ligne arrive sur l’église d’un village « Chambors ».

L’angle Chambors-Reims-Chambord, ainsi créé, est ouvert à 45° ; le côté provenant du château de Chambord est incliné à 45°.

Cette grande longueur divisée par la petite approche le nombre d’or.  

Ainsi, les indices sont-ils distribués dans l’ancienne architecture, pour nous permettre d’accéder à des secrets ancestraux. C’est un jeu de pistes qu’il faut apprendre à remonter, par une compréhension rationnelle des indices. La finalité de cette mise en place serait l’existence d’un dépôt, balisé par les châteaux !

A vos pioches ! 





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