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1 sept. 2016

L’ancien secret du svastika et l’histoire cachée de la race blanche (Partie 4)


Alors que les spécialistes de l’époque de Blavatsky faisaient remonter les origines des aryens dans la région des montagnes du Caucase – d’où le terme « caucasien », inventé par l’anthropologue allemand Johann Friedrich Blumenbach (1752-1840), est entré en usage – Blavatsky faisait remonter la patrie aryenne à l’est du Caucase vers le Tibet, le dénommé « toit du monde », où elle passa des années de recherche.

La première partie se trouve    ici
La deuxième partie se trouve  ici
La troisième partie se trouve  ici



Le déluge qui engloutit l’Atlantide, déclarait-elle, envoya des réfugiés atlantes vers le Tibet de haute altitude, où ils restèrent en sécurité pendant des générations. Les aryens se perpétuèrent lentement ici pour devenir les descendants directs et les héritiers de sang des atlantes. 

                        Carte de l’invasion des aryens en Inde à partir de leur patrie théorique.


Il est intéressant que le philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804), décrivant le Tibet un siècle avant Blavatsky, nous dise que :

« C’est le pays le plus en altitude. Aucun doute qu’il ait été habité avant tout autre et qu’il pouvait même avoir été le site de toute création et de toute science.
La culture indienne, comme on le sait, est venue presque certainement du Tibet, juste comme nos arts, l’agriculture, les nombres, le jeu d’échecs, etc… semblent être venus de l’Inde»

Emmanuel Kant

Blavatsky considérait les mythes du Déluge – légendes parallèles de catastrophe mondiale après quoi l’homme et la civilisation furent forcés de démarrer à zéro – comme provenant de la vague mémoire culturelle du naufrage de l’Atlantide. Après cette catastrophe une division générale survint. Pas seulement une confusion culturelle de langues ; une division dans la race atlantéenne physique même. La capacité atlantéenne à « garder la vision » de l’âme intérieure se perdit.

Seule « l’idée » de l’âme éternelle subsista – et elle est toujours présente de nos jours. Au cours des millénaires, la race atlante s’éteignit ; Blavatsky maintenait que la race « aryenne » ou « blanche » se perpétua à sa place.
Cette histoire aryenne-atlante fut soutenue au 19ème et au début du 20ème siècle par les érudits et les intellectuels. Le célèbre philosophe autrichien, éducateur et penseur social, Rudolf Steiner (1861-1925) écrivait :

« La plus grande partie de la population atlante déclina et à partir d’un petit groupe descendent les dénommés aryens qui comprennent l’humanité civilisée actuelle. »
Rudolf Steiner, Mémoire Cosmique


Rudolph Steiner


Le congressiste américain Ignatius Loyola Donnelly (!) (1831-1901) écrivit un chapitre intitulé « Les colonies aryennes de l’Atlantide » dans son livre Atlantide : le monde antédiluvien, où il disait :

« La race aryenne…venait-elle de l’Atlantide ? »
« Le centre des migrations aryennes (selon l’opinion populaire)…était l’Arménie. Le mont Ararat également, où l’on dit que l’arche s’était échouée – une autre identification aux régions du Déluge, car il représente le passage habituel de la légende de l’Atlantide par le peuple atlante vers une haute montagne de leur nouveau foyer. »

« Les grecs, qui sont aryens, se savaient descendre des peuples qui furent détruits par le Déluge, comme c’est le cas pour d’autres races clairement aryennes…nous trouvons ci-inclus une autre preuve d’une relation entre les aryens et le peuple atlante…les grecs, race aryenne, dans leurs traditions mythologiques, montrent la relation la plus proche avec l’Atlantide…Nous avons vu que Zeus (Jupiter), le roi de l’Atlantide, dont la tombe a été vue en Crète, devint le dieu grec Zeus. »
« Il y a une autre raison qui fait supposer que les nations aryennes venaient de l’Atlantide. Nous trouvons toute l’Europe…occupée par des nations reconnues comme aryennes. »


Ignatius Donnelly, Atlantide: Le monde antédiluvien, 1882


                           Ignatius Loyola Donnelly.

Lors de la lente disparition des atlantes et la montée des aryens, qui survint sur une période de mille ans, deux changes ou mutations physiologiques se produisirent, selon Blavatsky, dont l’un est très important.


Le Troisième Oeil aryen-atlante


Les atlantes étaient de plusieurs dizaines de centimètres plus grands que nous, mais perdirent de leur taille avec l’affaiblissement de leur spiritualité. La deuxième mutation plus significative empêcha la nouvelle race aryenne de « voir » avec lucidité l’âme intérieure.

Ceci laissa leurs descendants – les humains modernes – incapables de voir ou reconnaître notre propre divinité innée. Blavatsky pensait que les atlantes avaient possédé autrefois cette mystérieuse capacité grâce à l’existence d’un organe énigmatique et lumineux à l’intérieur du cerveau qu’elle appela « L’oeil cyclopéen » ou « Troisième Oeil ».

Étrange et bel appendice, associé au-dessus du front et entre les deux yeux. Alors que nos deux yeux voient l’extérieur des choses matérielles, cet œil unique voit à l’intérieur les questions spirituelles – comme l’âme. Quand les atlantes devinrent aryens, le Troisième Oeil s’atrophia. Blavatsky écrivit :

« le « troisième œil » fut autrefois un organe physiologique, et… plus tard, en raison d’une disparition graduelle de la spiritualité et l’augmentation du matérialisme (la nature spirituelle éteinte par la physique), il devint un organe atrophié. »

Héléna Blavatsky, La Doctrine Secrète, 1888


Bien qu’atrophié, Blavatsky insistait pour dire que les humains modernes, comme nos ancêtres atlantes, peuvent toujours avoir accès à cet organe perdu ; certains scientifiques du 19ème et du début du 20ème siècle ont identifié cet organe comme l’obscure glande pinéale.

Le philosophe français René Descartes (1596-1650) nomma la glande pinéale le « siège de l’âme. » Des portraits avec un seul œil et le troisième œil remontent de plusieurs milliers d’années en arrière, apparaissant dans d’anciens mythes, sculptures, gravures et peintures à travers le monde.



Mosaïque avec un cyclope et son troisième œil dans une villa romaine, Sicile.



Les lecteurs familiers de l’hindouisme se rappelleront que le troisième œil a une longue histoire en Inde, où il est connu comme « urne » ou « trinetra », marqué par un point au milieu du front au-dessus et entre les yeux. Bien que les mystiques et les adeptes parlent souvent de ses mystérieux pouvoirs occultes, à un niveau plus simple il indique une intuition spirituelle, permettant la vision de son âme intérieure – être vraiment éternel :


Statue d’un Bodhisattva du 3ème siècle trouvée de nos jours en Afghanistan. Notez le troisième œil symbolisé par le point sur le front.


L’hindouisme aryen est-il caché à nos yeux pour nous empêcher d’apprendre du lien aryen-atlante à redécouvrir nos pouvoirs inhérents au troisième œil ? 

Les élites nous empêchent-elles d’éveiller notre troisième œil, moyen naturel pour nous permettre de voir notre âme intérieure, reconnaître notre divinité et réaliser notre plein potentiel ?

Le Troisième Oeil est très utilisé en Asie, apparaissant dans des disciplines variées ; il sert dans des pratiques de méditation comme le Yoga et le bouddhisme Ch’an ainsi que les arts martiaux comme le karaté, le qigong et l’aïkido.

Il forme le pinacle de l’enseignement yoga de la Kundalini, avec ses fameux chakras ; le Troisième Oeil ou « ajna » chakra est le 6ème des 7 chakras et est éveillé quand nous équilibrons notre canal solaire « pingala » sur le côté droit de notre corps avec le canal lunaire « ida » sur le côté gauche :

Kundalini Yoga, le yoga du 3ème Oeil. Notez le soleil sur le côté droit et la lune à gauche.




Bien que les orientaux soient bien familiers avec le Troisième Oeil, sa sagesse est totalement étrangère en occident. Y-a-t-il eu un effort conscient pour le dissimuler ?


Les francs-maçons et le secret du Troisième Oeil


Le dessin d’un soleil à droite et d’une lune à gauche et un œil solitaire au milieu est représenté sur les insignes, les croquis et artéfacts des francs-maçons, la plus ancienne société secrète de l’hisoire occidentale. L’oeil unique – c’est à dire le Troisième Oeil – est habituellement dessiné au centre entre le soleil (pingala) et la lune (ida) :

                      Reproduction maçonnique, 1820.

La fraternité maçonnique est-elle le réceptacle de l’ancienne sagesse atlante du Troisième Oeil ? A-t-elle été créée en réponse à l’émergence de la chrétienté comme moyen de protéger la sagesse atlante ?

Une rumeur a longtemps circulé depuis l’antiquité sur les Maçons en tant que gardiens d’un secret blasphématoire et hérétique. Considérons la soudaine persécution des Maçons par l’église catholique, commencée dès le début des années 1700 :

« …avec l’exemple de nos prédécesseurs, nous allons tourner notre attention vers la société maçonnique, à son entière doctrine, à ses intentions, actes et sentiments pour illustrer toujours plus cette force pernicieuse et arrêter l’extension de cette maladie contagieuse… »

Pape Léon XIII, Humanum Genus

Cette condamnation semblerait indiquer que les Maçons sont des hérétiques, propriétaires d’une certaine doctrine religieuse qui contrarie le canon officiel de l’église. Pour de nombreux penseurs et académiciens des 19ème et 20ème siècle, le Troisième Oeil est précisément cette doctrine :

« l’oeil-qui-voit-tout…c’est l’oeil de la franc-maçonnerie, le troisième œil. Alors que je trouve crédible que peu de franc-maçons comprennent leurs propres symboles, le fait demeure qu’ils les utilisent… »

Dr. George Washington Carey, Les merveilles du corps humain,1918

« L’ordre de la franc-maçonnerie reconnaît l’oeil-qui-voit-tout coemme un oeil de grande sagesse, on dit que cette grande sagesse offre aux chercheurs des mystères sacrés la compréhension de l’illumination, la vision intérieure et la connaissance intuitive. Le contact avec cette sagesse se fait par le Troisième Oeil (glande pinéale) situé à l’intérieur du front. »

Dr. Joye Jeffries Pugh, Eden, 2006

« L’oeil commun ne voit que l’extérieur des choses et juge par cela, mais l’oeil qui voit tout transperce et lit le cœur et l’âme, y trouvant des capacités que l’extérieur n’indique ni ne promet, et que l’autre façon ne pouvait détecter. »

Mark Twain, auteur américain célèbre et franc-maçon, 1899

« La grande pyramide est un symbole occulte central qui est souvent représenté avec l’oeil qui voit tout ou le troisième œil à l’intérieur. Sous cette forme il est le symbole de la franc-maçonnerie mystique. »

John Bowlt, Wendy Salmond, et Marie Turbow, La vision peu banale de Sergei Konenkov, 1874-1971

« L’oeil qui voit tout…également emblématique du…troisième œil de l’être humain…a été trouvé parmi les ruines de chaque civilisation… »

Grace Morey, américanisme mystique, 1924


Source: Richard Cassaro, traduction par le Bistro Bar Blog

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