Translate

5 janv. 2017

LifeStraw, une paille révolutionnaire qui rend l’eau potable


Selon un rapport de l’OMS publié en 2013, 2,4 milliards d’humains n’auraient pas accès à l’eau potable ; soit un tiers de la population mondiale. Face à ce constat, l’entreprise Vestergaard* a développé « lifeStraw » ou « la paille de vie ». Dotée d’un petit filtre, elle permet de boire de l’eau potable à partir d’eau non potable, sans risques pour la santé.




Et si l’accès à l’eau potable dans le monde ne dépendait plus que de l’utilisation d’une paille ?




LifeStraw : une paille miraculeuse pour boire de l’eau non potable



L’accès à l’eau potable, enjeu majeur pour le développement durable, pose problème dans de nombreux pays du Moyen-Orient et de l’Afrique.
Le choléra, le typhoïde ou encore la dysenterie, maladies largement influencées par la consommation d’eau non potable sont ainsi de véritables fléaux pour les pays en voie de développement.


Pourtant, il existe une solution pour lutter contre ces maladies. La paille LifeStraw.



Le principe est simple : une grosse paille en plastique qui s’utilise comme une paille traditionnelle. Sauf que LifeStraw permet de boire directement de l’eau boueuse ou non potable en la purifiant de ses bactéries et autres parasites. Et cela, grâce à un système de filtre.
L’eau passe ainsi dans la paille et devient immédiatement consommable et sans dangers



Une paille de vie aux mille vertus


Toutes les 21 secondes, un enfant meurt de diarrhées dues à la pollution de l’eau.

La paille Lifestraw, puissant filtre peut éradiquer ce mal. De la taille d’un cigare (25 cm de longueur et 2,9 cm de diamètre), faite de plastique (très légère : 56 grammes), elle est très facilement transportable.
Sa distribution est ainsi facilitée lors d’épidémies ou de catastrophes naturelles. Grâce à un procédé de fibres creuses, la paille de vie filtre les micro-organismes : elle permet ainsi d’éliminer les parasites et les bactéries qui causent la typhoïde, le choléra et la dysenterie.

La paille Lifestraw peut filtrer l’équivalent de la consommation d’eau d’une personne pendant un an, soit jusqu’à 700 litres d’eau.  LifeStraw filtre 100 % des bactéries et 99 % des virus.


LifeStraw – Un prix de vente abordable


La paille de vie est disponible au prix de 2 dollars (soit environ 1,50 €) pour les ONG et environ 13 euros pour les particuliers.


LifeStraw, une paille de vie testée lors de catastrophes naturelles


De nombreuses associations telles que « Save the Childrens » collectent des dons dans le but de distribuer la paille LifeStraw là où elle est la plus utile.
C’est-à-dire dans des pays comme le Bangladesh où 30 millions de personnes boivent de l’eau polluée tous les jours.
Elle a d’ailleurs déjà prouvé son utilité et son efficacité lors de grandes catastrophes naturelles comme le tremblement de terre en Haïti ou encore les inondations au Pakistan.


LifeStraw, une paille également commercialisée en France


La paille LifeStraw est également disponible à la vente sur l’hexagone. Elle peut être utilisée dans le cadre de déplacements à l’étranger ou lors d’un trekking dans les Alpes, par exemple, pour boire l’eau des ruisseaux. Elle est vendue au prix de 24€ (prix de vente conseillé).


LifeStraw : deux seuls petits bémols…

La paille LifeStraw résulte des recherches d’une université de Caroline du Nord.
L’objet ? Réduire les contaminants dans l’eau que consomment les personnes au Bangladesh ou en Inde par exemple.

Cependant, elle ne filtre par encore les métaux lourds comme le fer ou certains parasites comme le cryptosporidium ou giardia.
Selon Vestergaard, il existerait une version particulière de la paille LifeStraw qui permettrait de filtrer l’arsenic de l’eau. Et cela, principalement pour le Bangladesh et l’Inde.

1 an : c’est l’espérance de vie de la paille LifeStraw


La durée de vie de la paille LifeStraw est limitée à 1 an. Après cette date, les filtres bouchent les extrémités et il n’est plus possible d’aspirer de l’eau. Il faut donc se procurer une nouvelle paille. Alors, que pensez-vous de cette innovation ? A suivre de près…

 

  Source : Consoglobe